"L'objectif avec notre recrutement n'est pas le court terme"

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    "L'objectif avec notre recrutement n'est pas le court terme"
Publié le , mis à jour

Le directeur sportif Matthew Clarkin parle de ses premiers pas dans son nouveau rôle. L’ancien joueur de l’UBB, en totale osmose avec ses nouveaux présidents, arrive d’Agen où il avait en charge les jeunes.

Quel a été votre cheminement pour arriver à Biarritz ?

J’étais en relation avec Louis-Vincent Gave et Jean-Baptiste Aldigé. Ils savaient que je cherchais une opportunité pour me lancer dans le cadre de ma formation à Limoges. Je suis en DU de manager sportif. C’était l’occasion de m’installer en poste. Le projet qu’ils m’avaient présenté en janvier-février m’allait très bien. Il collait parfaitement à la réalité économique de Biarritz.

Si Gonzalo Quesada était resté, seriez-vous venu quand même ?

Bien sûr. Avec lui, cela aurait été un gros plus. Quand on est débutant, on a envie de s’appuyer sur des gens autour.

 

Quel rôle aurez-vous sachant que Jack Isaac est manager ?

Jack est responsable du groupe pro. Moi, je participe à la conception du nouveau projet avec les deux présidents. Une fois, le projet développé et décidé, je suis là pour en être le gardien, pour piloter. Je suis là pour contrôler tout ce qui touche au sportif. Dans l’intérêt du club à long terme. On discute en comité, on définit le sens dans lequel on veut aller et mon rôle sera de valider tout ça.

Votre rôle est transversal…

Je regarde le club dans son intégralité, pas seulement le groupe pro. Surtout pas. Les pros sont la vitrine. Mais il y a aussi le centre de formation pour lequel on va encore mettre plus de moyens. On descend jusqu’à l’école de rugby qui est le cœur. On ne veut oublier personne.

Vous semblez prendre ce rôle à cœur.

Oui. J’aime le projet. Je travaille avec des gens que j’apprécie beaucoup. Il y a des jeunes intéressants et sur les plans sportif et humain. On a tout pour réussir. 

Votre recrutement est important. Peut-il compenser les départs ?

C’est notre satisfaction. Le groupe est très complet et compétitif. Il y a de la qualité et de la quantité. C’est pourquoi nous sommes optimistes. On a perdu des éléments importants, c’est la réalité économique du rugby d’aujourd’hui, mais j’ai grande confiance en notre projet. L’objectif, avec ce recrutement, n’est pas le court terme. Il faut anticiper les années à venir. être performant, c’est anticiper.

Vous êtes donc confiant dans le potentiel de ce groupe ?

J’ai été agréablement surpris quand les joueurs se sont retrouvés. Je vois déjà émerger un très bon état d’esprit. 

Quelle est votre vision du jeu pour le BO ?

C’est à nous, à tous les acteurs de le trouver. Jusqu’ici, nous n’avons pas eu le temps de nous y pencher. Heureusement, Jack Isaac connaît la maison. On se doit d’être ambitieux. De donner envie aux gens de venir au stade. Cela passe par le jeu. C’est une chose que j’ai retenue quand j’évoluais à Bordeaux-Bègles. Et puis, il faut que les joueurs mouillent le maillot. Si déjà on a cela…

Quelle importance accordez-vous aux premiers matchs ?

C’est le débat depuis que le calendrier du championnat est sorti fin juin. Peu importent les premiers adversaires. Nous devons d’abord nous occuper de nous. Le reste viendra naturellement.

Propos recueillis par E. L.

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