"D'abord l'humain, ensuite le rugby"

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    "D'abord l'humain, ensuite le rugby"
Publié le , mis à jour

Ouvreur au tempérament de feu et grand artisan du titre castrais, Benjamin Urdapilleta est un personnage facétieux, entier, hyperactif mais aussi extrêmement sensible. au milieu du calme des Pyrénées entourant Saint-Lary, où le co effectuait son stage de présaison, le puma a néanmoins accepté de rentrer les griffes et d’ouvrir son cœur. Attention, émotions.

Comment avez-vous réagi à l’annonce du départ de Christophe Urios la saison prochaine ?

Je l’ai un peu vu venir… Pour moi, cela prenait trop de temps. Il m’a appelé pour me l’annoncer avant que cela soit officiel. C’est très bien qu’il ait pris sa décision. Au moins, c’est tranché. Pour moi, pour nous tous, les joueurs, c’est beaucoup moins bien. (il grimace) On avait tous envie qu’il reste parce que c’est un très bon coach, aussi parce qu’on aime sa façon de travailler. C’est comme ça, c’est le sport pro. Les joueurs et les entraîneurs ne sont que de passage dans un club. Et puis, Christophe ne devient pas le pire entraîneur parce qu’il part ! D’ailleurs, il n’aurait pas été le meilleur s’il était resté. 

L’annonce précoce dans la saison est-elle une bonne chose ?

Oui, c’est mieux. Comme ça, c’est évacué. Tout le monde sait ce qu’il va se passer et les joueurs peuvent se focaliser sur le rugby. Je ne vous cache pas qu’on en parlait pas mal, entre nous. On se questionnait beaucoup. Maintenant, on sait et c’est bien pour tout le monde, surtout pour les joueurs en fin de contrat. 

Dont vous faites partie…

C’est ça. Nous sommes nombreux à être dans ce cas. Dix-sept, dix-huit peut-être ? C’est une situation délicate.

Personnellement, comment voyez-vous la suite ?

Aujourd’hui, je ne sais pas. Je ne sais pas ce que Christophe va faire, où il ira. Je ne sais pas si Castres veut me garder, ni même si le futur manager voudra de moi… Je me suis attaché à Castres. L’idéal aurait été que Christophe prolonge car je me serais bien vu rester et terminer ma carrière ici. Cela aurait été plus facile. À l’époque où Christophe était encore indécis, je me souviens qu’avec ma femme, on priait pour qu’il prolonge ! (rires) 

Depuis, tout a changé…

Disons qu’il a mis la pagaille ! Il faut tout revoir ! (rires) Plus sérieusement, il faut réfléchir et prendre le temps. J’ai 32 ans et deux enfants. Ma famille est bien ici, mes enfants se plaisent à Castres. Mais là, je ne sais pas comment cela va se passer car j’ignore encore trop de choses. Il faut attendre. Les choses se décanteront progressivement. Il faut aussi que quelqu’un me parle. Pour l’instant, je n’ai aucun contact.

Cela faisait longtemps que vous n’aviez pas vécu cette situation d’incertitude…

C’est vrai et ça fait bizarre. Quand j’ai quitté Oyonnax, Christophe m’avait prévenu très tôt de son départ et de son intention de m’emmener avec lui. C’était au mois de novembre, je crois. Cette fois, je pense que les choses vont prendre plus de temps.

Cela fait sept ans que vous travaillez avec Christophe Urios. Êtes-vous très proche de lui ?

Oui. C’est mon coach depuis que je suis en France et c’est grâce à lui que je suis arrivé à mon niveau actuel.

Quelle relation vous lie ?

On se fait confiance, on se dit les choses en face. C’est une relation droite, honnête et directe. Je sais que je peux lui dire des choses sans craindre sa réaction. J’ai une affection particulière pour lui, je lui dois aussi beaucoup. Quand je suis arrivé à Oyonnax, je ne sortais pas d’une super saison avec les Harlequins. J’avais peu joué. Il m’a redonné la confiance.

Vous souvenez-vous de votre première rencontre ?

Bien sûr ! J’étais venu à Oyonnax avec mes agents, pour le rencontrer. Je ne parlais pas un mot de français et les agents faisaient office de traducteurs entre le français, l’anglais et l’espagnol… C’était un bordel ! (il se marre) Malgré tout, on arrivait à communiquer. Il y avait quelques mots espagnols qui passaient entre nous, on avait bien rigolé et le feeling était passé. Quand j’ai vu qu’on arrivait à se comprendre et à se marrer sans parler la même langue, je me suis dit que c’était un bon signe.

Que préférez-vous dans sa façon de travailler ?

Sa rigueur. Avec lui, tout est organisé, planifié, détaillé. Tout le monde sait ce qu’il a à faire. C’est aussi un coach qui accorde beaucoup d’importance aux liens humains, à la famille… On partage les mêmes valeurs, en fait. Il veut toujours faire mieux, il est toujours à l’écoute. Certains coachs se foutent de ce que vous pensez ou de comment vous allez. Pas lui.

Qu’est ce qui vous agace, chez lui ?

Nooooon… Rien du tout ! (rires) Tu ne vas pas le mettre dans l’interview, quand même ?

Si.

Bon. Parfois il est trop rigoureux, en fait… Vous ne pouvez pas louper le moindre truc sinon, « bam ! » Ce qui est flippant, c’est qu’il sait tout. Il donne l’impression d’être partout. Je ne sais pas comment il fait. La moindre erreur, il est au courant. Ici par exemple, à Saint-Lary, il va savoir si vous vous êtes endormi à minuit ou à 22 heures. C’est dingue. 

Qu’est-ce qui a évolué, chez lui, au cours des années ?

Il s’est amélioré dans sa vision du rugby. Dans la construction et la mise en place du projet de jeu déjà, aussi dans le contenu des entraînements. Cela a beaucoup changé en sept ans. Il a beaucoup travaillé pour.

« Avant de rentrer sur le terrain, je pense beaucoup à mon frère, que j’ai perdu il y a environ vingt ans. […] Avant chaque rencontre, je lui demande de me donner de la force. J’ai beaucoup pensé à lui au coup de sifflet final, au Stade de France »

Il dit pourtant qu’il s’intéresse de moins en moins au rugby et de plus en plus aux hommes. Êtes-vous d’accord ?

L’humain a toujours été au centre de sa conception du rugby. D’abord l’humain, ensuite le rugby. Je vois les choses de la même façon, d’ailleurs : si vous n’avez pas un bon groupe, solidaire et uni, vous ne serez pas efficace dans votre rugby. On le voit dans ses bilans de saison : les résultats sont bien sûr importants, mais l’aspect humain l’est encore plus. S’il avait des résultats avec un groupe « moyennasse », je suis sûr qu’il serait déçu.

Comment avez-vous attrapé votre tic de balancer le bras gauche avant de taper des pénalités ?

Bizarrement. Je le fais depuis Oyonnax… J’avais donc déjà 26ans. Avant, j’avais l’habitude de balancer les deux bras pour me relâcher. Et puis, un jour, je n’ai balancé qu’un bras, le gauche. Je l’ai gardé et, depuis, je m’en sers pour me concentrer. C’est grâce à ce geste que j’entre dans ma bulle. Dès que je le fais, je n’entends plus rien autour : les cris, les applaudissements, les sifflets, les insultes qui viennent de la main courante… Plus rien ! En balançant le bras, j’entre dans mon monde.

N’est-ce donc pas technique ?

Pas du tout. J’ai souvent entendu des gens dire que c’était pour une histoire de direction de frappe, d’angle… C’est faux. C’est uniquement pour ma concentration, pour m’isoler. 

Qu’est ce qui vous donne de la force sur un terrain ?

(Il prend une pause) Avant de rentrer sur le terrain, je pense beaucoup à mon frère, que j’ai perdu il y a environ vingt ans. J’avais 10 ans, il en avait 18. Un soir, alors qu’il rentrait à pied de boîte de nuit en Argentine, il a été fauché par une voiture. C’était mon idole. On était pareils. Il était toujours à fond, faisait constamment des blagues, on rigolait beaucoup… Avant chaque rencontre, je lui demande de me donner de la force. (Il s’interrompt encore, les larmes viennent…) Là, j’en parle et je sens que l’émotion monte. J’ai beaucoup pensé à lui au coup de sifflet final, au Stade de France. C’est lui qui m’a donné l’agressivité pour gagner. Il était agressif, mon frère. Il ne se cachait pas. Il n’était pas doué pour le sport en général, que ce soit le foot ou le rugby. Il était petit et pas très costaud, comme moi, mais il allait très vite. Alors, il jouait à l’aile. Mais en défense, il plaquait tout le monde. Il ne laissait passer personne. C’était mon idole. 

Avez-vous d’autres frères et sœurs ?

Oui, nous sommes quatre. J’ai un grand frère, qui lui est très doué en sport. Foot, tennis, rugby, il sait tout faire. J’ai aussi deux sœurs. Mon père a joué au rugby mais dans la famille, on a toujours été fans de foot. On supporte River Plate. Mon père et mes frères allaient souvent au stade. Moi aussi, j’ai toujours aimé jouer au foot. Mais j’aimais le rugby pour mes frères.

« Quand je regarde nos matchs, je vois des mecs qui se défoncent pour leurs partenaires, qui s’encouragent en permanence et qui passent beaucoup de temps ensemble, en dehors du terrain. […] Je pense qu’on ne voit pas cela partout »

Votre père et votre frère vous appellent-ils après vos matchs, pour les débriefer avec vous ?

Ils sont tous à fond, mais je dirais que ma mère est la pire ! Quand je rentre au vestiaire après le match et que j’allume mon portable, j’ai souvent cinquante messages vocaux sur Whatsapp. Si j’ai eu la chance de passer une pénalité importante ou de marquer un essai, j’entends ma mère hurler dans le téléphone ! Mon père est fou, aussi, mais il n’est pas trop sur le portable. Ma mère et mes sœurs, en revanche… 

Avez-vous ramené le Brennus chez vous, en Argentine ?

Non, pas encore ! C’était un peu trop compliqué, je le ferai plus tard. Avec ma famille, nous sommes rentrés trois semaines et demie en Argentine. J’ai profité de mes amis, j’ai aussi beaucoup joué au golf. Et nous avons terminé par une dizaine de jours à Majorque, histoire de prendre le soleil avant la reprise car c’était l’hiver, chez moi, à Buenos Aires. 

L’Argentine vous manque-t-elle ?

Oui, énormément. À toutes les vacances, j’ai besoin de passer un maximum de temps avec mes proches, là-bas. Profiter de mes parents, oncles, tantes, que mes filles jouent avec leurs cousines… Même si je suis habitué à vivre en France, l’Argentine reste mon pays de cœur et j’y suis très attaché.

Vous avez été le joueur le plus utilisé du Top 14 la saison dernière : combien de temps avez-vous mis à vous remettre, physiquement, de cette saison ?

Pas si longtemps, finalement… Je m’attendais à pire. J’étais complètement mâché après le quart de finale contre Toulouse. Les stats indiquaient que j’avais fait 21 plaquages, pour un seul manqué. Cela n’était jamais arrivé de ma vie ! D’habitude, j’en fais 10, mais là… Je voulais vraiment gagner. J’ai eu mal partout pendant toute la semaine qui a suivi. Mais après, bizarrement, ça allait pour la suite. Sûrement l’excitation, puis l’euphorie de la victoire… Quand la tête va, tout va. Et une fois que tu es enfin champion, tu n’as plus mal nulle part. 

Cette reprise est-elle particulière ?

Un peu, je reconnais. On sent qu’il y a plus de joie que d’habitude. On est tous contents de se retrouver, de parler, de se raconter nos trucs… Notre programme est pourtant resté le même avec la préparation, le stage, les Olympiades, etc. Mais on sent qu’il y a un truc dans l’air. 

Les saisons post-titre sont toujours délicates. Craignez-vous celle qui arrive ?

On le sait, oui. Même Clermont ou le Racing ont souffert lors des saisons qui ont suivi leur titre. Mais… Je ne sais pas… J’ai l’impression qu’on est une équipe particulière, différente des autres. Oui, on est content d’avoir gagné, mais j’ai l’impression que le groupe a déjà basculé sur autre chose.

En quoi cette équipe est-elle singulière ?

Quand je regarde nos matchs, je vois des mecs qui se défoncent pour leurs partenaires, qui s’encouragent en permanence et qui passent beaucoup de temps ensemble, en dehors du terrain. Je vois aussi un staff qui communique bien avec le groupe, et entre lui… Je pense qu’on ne voit pas cela partout. Ça me donne de la confiance pour la saison à venir. Je ne vais pas dire qu’on va tout gagner, mais on s’entend tous bien et le groupe a été renforcé par des joueurs de haut niveau. C’est positif.

Que représente ce titre de champion de France à vos yeux ?

C’est mon rêve de gosse. Quand j’étais ado et que je suivais le rugby à la télé, je ne regardais pas le championnat anglais. Je ne regardais que le Top 14. Ce championnat me faisait rêver. Je rêvais d’y jouer. J’ai été champion d’Angleterre avec les Harlequins mais avec beaucoup moins de temps de jeu. Donc le sentiment était nettement moins fort. Au coup de sifflet final, au Stade de France, j’ai ressenti une émotion si forte, indescriptible. J’ai repensé à tous les sacrifices consentis pour arriver à ce titre… Et puis, le faire avec un club sur qui personne ne misait rend la chose encore plus spéciale. Battre Toulouse chez eux, le Racing qui est la deuxième meilleure équipe d’Europe et enfin Montpellier, avec ses 50 000 capes sur la feuille de match… C’était dingue. Ce fut un moment très fort pour ma famille aussi. Seize membres de ma famille étaient au stade, tous venus spécialement d’Argentine. On a tous pleuré. C’était beau.

Ce titre est donc plus fort que celui remporté avec Oyonnax ?

Oyonnax, ce n’était pas le Top 14, mais le Pro D2. Pour autant, ce titre a été très fort car il venait achever une aventure humaine incroyable, et il était historique pour la ville. C’était incroyable. Mais mon rêve, c’était le Top 14.

Que représente la France à vos yeux ?

Pour moi, le Top 14 est le meilleur championnat du monde. Il n’y a pas beaucoup de trophées plus beaux que le Brennus… La Coupe du monde, bien sûr. Mais la Champions Cup ? Pas sûr… Ensuite, la France, c’est le pays qui m’a fait grandir. En tant que joueur de rugby, mais en tant qu’homme aussi. C’est ici que je suis devenu père. Une de mes filles est née à Oyonnax, l’autre à Castres. J’imagine la tête que feront les gens en Argentine quand elles diront qu’elles sont nées à Castres et à Oyonnax !

Joueur le plus utilisé du Top 14, champion de France… Pensez-vous être revenu sur les écrans radars de la sélection argentine, qui vient d’être prise en main par Mario Ledesma ?

Je ne sais pas… J’espère ! Je reconnais avoir senti l’effet du titre quand je suis revenu en Argentine. Beaucoup plus de personnes m’arrêtaient dans la rue pour me féliciter, me demander des autographes, prendre des selfies… Le statut de champion change vraiment les choses. Tu peux te qualifier, jouer une demi-finale… Si tu perds, on ne te calcule pas. On ne se souvient que des vainqueurs. J’espère maintenant que les gens vont mettre la pression au nouveau staff pour qu’il me convoque ! (rires) L’envie, en tout cas, je l’ai toujours. On verra ce qui se passe avec Mario Ledesma et surtout si la règle d’éligibilité des joueurs étrangers va changer.

Connaissez-vous Ledesma ?

Oui, j’ai joué avec lui pour les Pumas et après je l’ai croisé à plusieurs reprises quand il était en France, notamment à Montpellier. 

Avez-vous un contact ?

Non.

Espérez-vous jouer la prochaine Coupe du monde ?

Le Mondial, c’est un rêve. Un autre. Et je sais que ce sera ma dernière chance d’en jouer un. Après, il sera trop tard.

Comment expliquez-vous ce manque de reconnaissance internationale ? Vous êtes-vous disputé avec le précédent sélectionneur, Daniel Hourcade ?

Non, pas du tout ! Au contraire, Daniel a été mon coach avec les Pampas. C’était la première fois qu’une équipe argentine participait à la compétition sud-africaine appelée Vodafone Cup. Il était le coach et j’étais son numéro 10. Très honnêtement, j’avais fait un super championnat avec lui. Il avait même décalé Santiago Fenrandez au centre pour que nous puissions jouer ensemble. Ensuite, je suis simplement parti aux Harlequins et je n’ai plus jamais eu de nouvelles. Je n’ai rien fait de mal, ni dit quelque chose de mal. Je me suis longtemps demandé pourquoi je n’avais pas eu ma chance avant la Coupe du monde 2015. Même une toute petite chance. Bien sûr, Nicolas Sanchez est le numéro 1. C’est normal, c’est le meilleur et c’est très bien ainsi. Mais juste une petite chance, histoire de me tester. Plusieurs joueurs évoluant en Europe ont eu leur chance avant 2015. Pas moi, alors que je jouais en France et que nous avions de bons résultats. C’était son choix.

Les Jaguares ont fait de beaux progrès en Super Rugby. Les avez-vous suivis ?

Oui, toute la saison. Ils ont vraiment progressé cette année. Ils ont joué de façon plus directe, plus agressive en défense, plus régulière en conquête. De l’extérieur, j’ai l’impression que Ledesma leur a apporté beaucoup de rigueur. Je sais que c’est quelqu’un de très strict, avec qui tu ne déconnes pas. Il ne laisse rien passer. S’il voit que tu n’es qu’à 90 %, il te dit que tu es fainéant. Cela a fait beaucoup de bien à l’équipe. On le voit sur le plan de la discipline : avant, les Jaguares commettaient beaucoup de fautes. Plus maintenant. Il a calmé un joueur comme Lavanini en le mettant face à ses responsabilités.

Vous êtes passionné de football, comment avez-vous vécu la Coupe du monde ?

Mal ! Comment voulez-vous que je la vive ? Après l’élimination de l’Argentine par la France, ce salaud de Julien Dumora n’arrêtait pas de m’appeler en visio pour me chambrer ! Je lui raccrochais au nez mais il continuait, encore et encore… Même les phases de poules ont été terribles. Après notre défaite contre la Croatie, j’ai vu une cinquantaine de messages Whatsapp non lus sur le groupe des joueurs du CO. Je ne les ai même pas lus, et j’ai demandé à Dumora - qui est l’administrateur du groupe - de me supprimer du groupe. Je ne suis revenu qu’après la victoire contre le Nigéria, qui a assuré la qualification. Comme ça, j’ai pu chambrer un peu avant le match contre la France… Je la voyais arriver, cette défaite contre les Bleus. L’Argentine avait déjà eu beaucoup de chance de se qualifier.

La France aussi…

Un peu, oui, mais c’était solide. De toute façon, la France faisait partie de mes favoris pour le titre. Le coach argentin a fait des choses incompréhensibles.

Simon Valzer
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