Ledevedec : "J’arrive sur la pointe des pieds"

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    Ledevedec : "J’arrive sur la pointe des pieds"
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Julien Ledevedec - Deuxième ligne de Montpellier. Débarqué de Brive, l’international tricolore (12 sélections) vient se relancer dans l’Hérault. Son expérience (168 matchs de Top14) et ses aptitudes aériennes seront précieuses.

Midi Olympique : Pourquoi avez-vous décidé de rejoindre le MHR cette saison ?

Julien Ledevedec : Montpellier s’est intéressé à moi il y a plusieurs mois de ça et j’ai donc rencontré Vern Cotter et Nathan Hines. J’ai été séduit par leur discours et leur vision des choses. Brive ne souhaitait pas me conserver et je me suis alors dit que c’était peut-être ma dernière opportunité de jouer les phases finales avec un grand club ambitieux et espérer aussi gagner un titre. J’en ai parlé avec ma famille et nous avons décidé de tenter l’aventure montpelliéraine.

Mais vous étiez encore sous contrat à Brive…

J.L. : En début de saison dernière, mon choix était de rester à Brive quoi qu’il arrive en fin d’année. Mais les entraîneurs et les dirigeants m’ont fait comprendre qu’ils préféraient que je parte.

Un désaveu cruel pour vous non (six années au CAB, 2010-2014 et 2016-2018) ?

J.L. : J’étais sous contrat et si j’avais voulu, j’aurais pu rester. Attention, personne ne m’a mis dehors à Brive ! Mais mon entraîneur de l’époque m’a dit que j’étais nul, le plus mauvais deuxième ligne qu’il avait au club et que je ne jouerai pas de la saison. Avec tout ce que j’avais vécu à Brive, je ne pensais vraiment pas que ça se terminerait comme ça… Ça a été dur à accepter. Mais c’est la vie, il faut savoir rebondir. Et j’espère que je vais y parvenir.

Comment se sont passés vos premiers mois dans la région ?

J.L. : C’est une grande ville, jolie et agréable mais je ne suis pas venu ici pour le soleil ! Je sais que la concurrence est grande au MHR notamment en deuxième ligne et cela ne me dérange pas. Ma volonté est de me livrer à fond à chaque fois que j’aurai ma chance, sans me poser de questions sur le reste. Je sais d’où je viens, ma dernière saison a été un échec. Aujourd’hui, j’ai avant tout besoin de reprendre de la confiance et du plaisir après avoir vécu, l’an passé, la pire année de ma carrière. J’arrive sur la pointe des pieds.

Votre regard sur le groupe héraultais et votre intégration…

J.L. : J’essaye de m’intégrer en restant discret pour apprendre à connaître petit à petit mes coéquipiers, qui m’ont tous très bien accueilli. Et contrairement à ce que j’avais pu entendre de l’extérieur sur le groupe, je suis très agréablement surpris. Il y a beaucoup de partage, une bonne ambiance et je sens des mecs qui ont envie de grandir ensemble. L’exact opposé de mercenaires étrangers qui n’en ont rien à faire… C’est une fausse image !

Partagez-vous les ambitions élevées de votre nouveau club ?

J.L. : Quand j’étais jeune, j’ai côtoyé ça. Lorsque Toulouse a été champion d’Europe (2005 et 2010, N.D.L.R.) ou de France (2008) c’était énorme. Mais moi, j’étais l’espoir qui les suivait sans jouer. Je rêve donc toujours de vivre ces moments en tant qu’acteur. À Brive, j’ai connu la remontée et les phases finales de Pro D2 et c’était déjà énorme. Alors en tant que joueur de Top 14… L’équipe de Montpellier a dominé la saison l’an dernier avant de perdre en finale, j’espère qu’on fera mieux cette saison. (sourire)

Vous avez signé pour deux ans au MHR. Savez-vous déjà si ce sera votre ultime défi ?

J.L. : Pour l’instant, je veux juste profiter pleinement de ces deux années. Ensuite, on verra comment je serai physiquement, car cela fait déjà treize années que j’ai commencé en Top 14… Pour le moment, j’aimerais vivre quelque chose d’énorme collectivement à Montpellier. 

 

Par Julien LOUIS

midi olympique
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