La meute des affamés

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    La meute des affamés
Publié le , mis à jour

Jamais, notre championnat nous a paru aussi dense. Onze équipes sur quatorze visent au moins les barrages.

Est-ce une illusion ? Un « marronnier » qu’on ressort sans réfléchir ? Il nous semble pourtant bien que le Top 14 qui se profile n’a jamais été aussi dense. Onze équipes sur quatorze postulent de façon sérieuse au top 6. Il n’y a guère que les deux promus, Perpignan et Grenoble ainsi qu’Agen et son budget si modeste qui avouent ne penser qu’au maintien. Sinon, tout le monde regardera vers le haut, au moins pendant les premières semaines.
 Il suffit de penser à Clermont, à La Rochelle et au Stade français, absents des phases finales l’an dernier, pour se persuader de l’intensité de la lutte qui nous attend. Clermont se dit qu’il ne peut pas statistiquement subir autant de blessures que l’an passé et les Parisiens sont désormais dirigés par un mécène allemand aux poches vraiment gonflées. Par orgueil personnel, il ne se contentera pas des seconds rôles, c’est une incertitude.

 le souvenir de castres

 Bordeaux, et son recrutement tape à l’œil, Pau et La Rochelle se sentent aussi tout à fait capables de sauter dans le train du bonheur à la moindre faiblesse d’un supposé super cador, du genre de ceux qui semblent faire venir des vedettes sudistes ou nordistes sur un claquement de doigts.::::: À ce jeu, Montpellier et le Racing sont presque en train de supplanter Toulon, alors que Toulouse s’accroche et que Lyon s’affirme. Preuve que les jeux ne sont pas faits d’avance, après tout, c’est Castres qui a été couronné champion la saison passée, en brûlant la politesse au Racing et à Montpellier à rebours des pronostics. Et à ceux qui prédisent une descente brutale aux Tarnais on rappellera qu’on disait la même chose en 2013-2014 et le CO, déjà champion surprise, avait enchaîné avec une place de finaliste
 Entre tous ces affamés de succès, la différence se fera sur tel ou tel coup du sort, une décision arbitrale, une série de blessures, ou bien la ponction du XV de France, souffrance paradoxale qu’il faut savoir anticiper et compenser. C’est aussi pour ça qu’on recrute au-delà des mers et que le Top 14 fait figure de championnat le plus relevé du monde.

Jérôme Prévot
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