Champion en rodage

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Avec seulement cinq semaines de préparation, le champion de France n’affiche pas le même visage flamboyant qu’au printemps dernier. Rien d’alarmant même si les Castrais vont devoir faire avec le statut d’équipe à battre chaque weekend à partir de la semaine prochaine.

Comment va le champion de France 2018 ? A priori les Castrais sont encore un peu à court de rythme après cinq petites semaines de préparation. "C’est passé très vite mais nous avions choisi avec mon staff de faire le pari de la fraîcheur physique pour ce début de saison", indiquait le manager des Castrais Christophe Urios à l’aube de sa troisième et dernière saison dans le Tarn. Celui qui a profité de l’été pour annoncer que cette année serait sa dernière à la tête du CO était aussi conscient qu’à une semaine de la reprise du championnat, son équipe se devait d’être opérationnelle rapidement car avec "le Top 14, il faut être prêt dès le départ, à fond à la fin et pas trop mal au milieu."

Le bleu de chauffe et vite !

Pour ce match de clôture du 25e Challenge Armand-Vaquerin, il avait décidé d’aligner face au dernier 9e de Premiership, deux XV bien distinct pour chaque période. Une dernière revue d’effectif à une semaine de la revanche de la dernière finale de Top 14 et le déplacement à Montpellier. Bon, à la sortie des terrains, s’il avait conservé son humour et son sens de la formule, il était conscient des manques actuels de ses hommes. "On peut dire que l’on est en progrès par rapport à l’an passé, car à la même époque et face au même adversaire, on en avait pris 40 ! Mais bon, on a pris un rouge, deux jaunes, on s’est retrouvé à 13. Nous avons fait preuve de trop d’indiscipline et surtout, nous avons été pris dans le jeu au sol. Cela fait deux week-ends, il nous faut nous reprendre et mettre plus d’intensité dans notre jeu." Le constat du technicien est juste et souvent accolé au statut de champion de France. Les trois prédécesseurs des Castres (Stade français 2015, Racing 2016 et Clermont 2017) avaient eu toutes les peines du monde ou ont échoué (pour les Auvergnats) à lancer leur saison suivante. C’est le gros défi du Castres olympique en ce début de saison. Oublier ou tout au moins évacuer rapidement les souvenirs de la campagne du printemps dernier, et réenfiler au plus vite le bleu de chauffe. "Parce que chacun de nos adversaires va vouloir se payer le champion", dixit Urios.

Castres, en décrochant le Bouclier de Brennus – que le club avait eu la bonne idée d’amener dans le sud-Aveyron pour le plus grand bonheur du public, s’est offert un nouveau statut au moins pour un an. Qui dit nouveau statut dit aussi nouvelles obligations et il va falloir apprendre à vivre avec.

Les hommes de Christophe Urios ont une ultime semaine de travail pour corriger le tir.

Par Pierre-Laurent GOU

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