"L’an dernier, on nous voyait déjà très haut…"

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    "L’an dernier, on nous voyait déjà très haut…"
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Interview - Franck Azéma, directeur de sportif de Clermont

Malgré ses résultats de la dernière saison, l’ASMCA n’a pas perdu sa cote vis-à-vis des entraîneurs. Parce que ceux-ci n’imaginent pas votre équipe passer au travers deux fois de suite, qu’ils ont bien compris la lourde part jouée par la malchance l’an dernier, mais aussi parce que Clermont grillera moins d’énergie en Coupe d’Europe cette saison...

(il coupe) L’an dernier, on nous voyait déjà très haut, et on sait bien ce qui est arrivé. Ce qui est sûr, c’est que la saison dernière a mis tout le monde en alerte par rapport à ce qui peut arriver à n’importe qui. Aujourd’hui, sur quatorze équipes engagées, douze peuvent potentiellement figurer dans les six premiers, et tout le monde veut y être… On voit la tension qui a régné autour des matchs amicaux cet été ou même de cette première journée de championnat. Tout le monde affiche des objectifs élevés.

Tout de même, vous voir ainsi placé dans les pronostics souligne que l’ASMCA demure une formation crainte et respectée. Cela doit quelque part vous flatter...

Je n’ai pas l’impression que nous étions très craints l’an dernier. (sourire) Après, il y a probablement une forme de respect par rapport à la régularité de nos résultats et de nos performances ces dernières saisons. Mais ce qui compte, c’est le terrain et les prochains matchs, pas la vérité des saisons passées ou d’un sondage.

Au sujet du terrain, les résultats du sondage des entraîneurs s’explique peut-être aussi par votre état de forme impressionnant affiché lors de vos deux matchs amicaux contre Toulon et le Canada, fruit d’une intersaison enfin réalisée dans des conditions correctes...

Les matchs amicaux ne sont pas le reflet de ton niveau intrinsèque ; il est même difficile après eux de savoir réellement si tu es prêt ou pas… En plus, s’ils sont peut-être bons pour la confiance, ils ne rapportent aucun point au compteur. Tout le monde débute donc la saison sur la même ligne. Ce qui est intéressant, en revanche, c’est que ces matchs amicaux permettent de mettre en évidence quels points il faut peaufiner et sur lesquels il s’agit d’accélérer le travail. Et il y en a pas mal à cet instant de la saison. Mais de là à tirer des bilans, aujourd’hui, on en est très loin… On va surtout voir comment on va se se comporter et dans quel état d’esprit nous allons pénétrer sur le terrain et dégager toute la saison. Ça, c’est ce qui est important. Je sais que tout le groupe a faim cette saison, ce serait désormais bien de prouver cette envie à travers des victoires. 

La Coupe du monde 2019 est programmée à l’issue de cette saison. S’agit-il d’une des grandes inconnues de la saison, sachant qu’un club comme le votre compte une douzaine de candidats à l’équipe de France, parfois concurrents ?

C’est un objectif qui va traîner dans les têtes des joueurs, c’est évident. À Clermont, on compte dix joueurs dans la liste élite, et douze ou treize joueurs qui peuvent prétendre être internationaux français. Mon rôle et celui du staff, c’est d’essayer de leur faire toucher du doigt l’importance d’être bon en club cette saison pour espérer participer à la Coupe du monde. Cela passe par là, et par rien d’autre. S’ils contribuent aux bons résultats du club, ça se soldera par une récompense pour eux. Aujourd’hui, tout est mis en place pour optimiser la liaison entre le club et l’équipe de France, que ce soit en matière de préparation physique, de suivi des joueurs. Il faut que les joueurs sachent que leurs ambitions individuelles vont de pair avec l’intérêt du club.Ce sera un des enjeux de la saison.

 

Nicolas Zanardi
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