• "Nous attendons ce match avec impatience"
    "Nous attendons ce match avec impatience"
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Pro D2

"Nous attendons ce match avec impatience"

Christophe Laussucq - Entraîneur de Mont-de-Marsan. A quelques heures du derby basco-landais au stade Jean-Dauger, l'entraîneur montois livre ses sentiments sur ce match et le début de saison de son équipe.

Quels enseignements avez-vous tirés de votre première sortie officielle ?

Chaque match permet de tirer des enseignements, celui face à Massy comme les matchs amicaux qui l’ont précédé. Mais ces enseignements sont parfois ponctuels et ne présagent pas forcément d’une saison. Pour cette première rencontre, nous n’avons pas eu besoin d’expliquer aux joueurs qu’ils ont manqué leur entame, ce sont de grands garçons, ils le savent. Leur réaction en seconde période nous satisfait, mais nous ne nous emballons pas. Nous avons eu tout de même beaucoup de déchet et avons fait preuve de pas mal d’approximations. Ce qui reste positif, c’est le caractère dont ont fait preuve les joueurs pour reprendre le fil du match et aller chercher un bonus offensif.

 

Lors de votre dernier match amical à Biarritz votre équipe avait eu du mal à rentrer dans la partie, comme face à Massy. C’est un motif d’inquiétude ?

Ça le sera si cela se reproduit régulièrement. Contrairement à ces deux derniers matchs, face à Brive en amical, nous avions marqué deux fois en douze minutes. Il n’y a pas forcément de vérité. Mais si nous pouvons réussir nos débuts de rencontre c’est mieux, bien sûr.

 

Un gros rendez-vous vous attend dimanche. Est-ce qu’il peut déjà s’avérer déterminant en cas de victoire ?

Pas du tout. Il est clair que pour lancer une saison, une victoire à l’extérieur fait toujours beaucoup de bien, mais quoi qu’il arrive, il restera 28journées, ce serait périlleux de tirer des conclusions définitives. Néanmoins, c’est pour nous un bon test que nous attendons avec impatience face à un des favoris du championnat et à un club qui nous est supérieur dans tous les domaines.

 

Vous avez bien sûr étudié la performance basque face à des Brivistes que vous aviez rencontrés début août. Comment l’avez-vous jugée ?

C’était un bon match entre deux belles équipes. Les Bayonnais ont fait preuve de cœur, bien qu’ils aient été parfois bousculés. C’est la preuve qu’ils sont déjà prêts. Mais ce n’est pas une découverte. Il y avait de la qualité dans cette équipe l’an passé même si les résultats ont été irréguliers. Donc, avec le recrutement effectué, c’est forcément un adversaire très dangereux.

 

Que faut-il améliorer pour rivaliser avec l’Aviron ?

Nous avons été imprécis dans le domaine de la conquête aérienne face à Massy. Pourtant nous travaillons ce secteur chaque semaine. Parfois les choses ne se passent pas comme on voudrait mais on ne va pas révolutionner notre préparation pour autant. Il faudra surtout tenter de bien faire ce que l’on sait faire habituellement, de jouer le rugby qui nous correspond. Bien sûr, il va falloir hausser le niveau d’un cran, mais cela ne prémunit de rien. On n’est jamais à l’abri de passer à côté. Disons que nous allons tout faire pour que ça n’arrive pas...

 

Jouer à 14 h 15 un 26 août à Bayonne, est-ce très rationnel ?

C’est malheureusement une décision qui ne nous appartient pas, comme beaucoup d’autres. Les premiers intéressés ne sont jamais consultés sur les aspects sportifs. Non, ce n’est pas rationnel, pas plus que de jouer à 20 h 30 ou 21 heures en plein hiver. Heureusement, les prévisions météo semblent indiquer que nous devrions échapper à la canicule, c’est un moindre mal. 

Propos recueillis par Pierre Baylet

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