• Plongée dans l’inconnu
    Plongée dans l’inconnu
Publié le / Modifié le
Fédérale 2

Plongée dans l’inconnu

Derniers et relégués de Fédérale 1, les Agathois veulent démarrer une nouvelle histoire placée cette saison sous le signe de la reconstruction.

Faux départ meurtrier. « Nous avons eu un début de saison très difficile en concédant six défaites sur les six premiers matchs. On avait pas mal de blessés à des postes clés et l’équipe était peut-être aussi un peu émoussée de la saison précédente, où elle avait atteint les huitièmes de finale (championnat de France, N.D.L.R.), après avoir toujours joué le maintien. » Le flanker agathois Florian Chabaud parle de cette spirale négative qui a fragilisé la confiance collective : « Cela ne s’est pas très bien goupillé et nous n’avons pas réussi à remonter la pente. Ensuite, on perd des matchs de peu, comme en janvier face à La Seyne-sur-Mer où nous avons 80 % de possession sans parvenir à marquer, avant de prendre un contre et de perdre 12 à 9. Ces rencontres ont aussi fait tourner la saison du mauvais côté. »

Le déclic ne s’est jamais produit et Agde termine sa saison à la dernière place, sans jamais avoir abdiqué. Dans l’adversité, les Agathois se sont battus jusqu’à la dernière journée où ils étaient encore en vie, dixit le troisième ligne : « Nous avons réussi à gagner sept ou huit matchs sur la saison et nous terminons à quatre longueurs de l’avant-dernier. Jusqu’à l’ultime match, l’équipe pouvait se maintenir. Nous gagnons à la maison contre Vienne, qui atteindra ensuite les quarts de finale, mais malheureusement les résultats des autres équipes nous ont été défavorables. »

Place à la jeunesse !

La fin d’un cycle, d’une formidable aventure en Fédérale 1 (quatre saisons sur les cinq dernières) pour le « Petit Poucet » héraultais qui aura réussi à tenir tête avec panache aux « ogres » de l’Hexagone. « Avec notre petit budget et un groupe composé à 90 % de joueurs issus du coin, qui travaillent tous en dehors du rugby, c’est très bien d’avoir lutté autant de temps avec plusieurs formations pros. Après le groupe voulait rester en Fédérale 1, et cet échec n’est donc pas facile à accepter pour nous », poursuit-il.

Compétiteurs nés, les coéquipiers de Florian Chabaud sont déterminés à se relever dès cette année. Sans pour autant annoncer d’emblée une visée de remontée : « Nous ne connaissons pas du tout le niveau de Fédérale 2 (poule 4, avec des clubs voisins comme Gruissan et Leucate ; ou plus lointains, à l’instar de La Valette ou de Saint-Raphaël). Les joueurs qui restent au club n’ont pour la plupart jamais évolué dans cette division et nos recrues viennent de Fédérale 3 ou de la division Espoir. Et il y a pas mal de choses qui changent : des nouveaux entraîneurs arrivent (Karne Kaufana et Gabriel Bocca) et le groupe sera très rajeuni. On n’a donc pas d’objectif précis. » 

Une plongée dans l’inconnu qui se fera avec un groupe modifié à hauteur de 35 % (12 départs sur 35 joueurs) et renforcé par une majorité d’Espoirs du club, de Béziers ou de Montpellier. Une équipe en reconstruction encadrée par une dizaine d’anciens présents depuis plusieurs années, à l’image du flanker : « Il va falloir essayer de recréer quelque chose. C’est le début d’une nouvelle aventure et ce sera intéressant de voir ce que ça va donner. Mais attention : nous n’allons pas passer une saison en victimes. Notre but est de jouer le haut de tableau, même si on ne parle pas de la remontée. Le groupe veut décrocher la qualification. »

Comme cela avait été le cas en 2015, en Fédérale 2 déjà, où les Agathois avaient atteint les demi-finales du championnat de France… Les hommes changent mais l’ambition perdure au ROA.

Par Julien Louis

midi olympique
Réagir