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Compétitions

Des étudiants appliqués

Créé à l'initiative d'étudiants de Lyon 3, le RCUL a décroché son premier titre et continue de se structurer pour les saisons à venir.

Pour un coup d’essai c’est - presque - un coup de maître. À l’été 2017, une bande d’étudiants de Lyon, plusieurs fois titrés en Oval’U, sous la direction de Jean-Henri Tubert, décidait de fonder le RCUL (Rugby Club Universitaire du Lyonnais). Cette équipe, sorte d’armée mexicaine composée de joueurs de niveau fédéral pour quelques-uns, fruit du sport universitaire pour d’autres, ou encore jeunes étudiants ayant quitté le giron de la FFR à l’adolescence, partait dans l’inconnu. Quelques mois plus tard, sous la houlette de Jean-Henri Tubert, manager par ailleurs de Bourgoin, elle échouait en demi-finale de Troisième Série, quelques jours après que la majorité des joueurs aient décroché un nouveau titre en universitaire, et quelques semaines après avoir brandi le bouclier de champion du Lyonnais. Et malgré un accueil parfois froid de ses adversaires, l’expérience est une réussite. "On nous appelait le nouveau Servette-Genève, sourit Alexandre Denais, dit "Blondin". Mais on ne savait pas où on mettait les pieds. Jouer une demi-finale de championnat de France, c’est inespéré !" Les émotions furent intenses pour des joueurs qui n’avaient jusqu’alors connu que la confidentialité du championnat universitaire.

Rapprochement avec rugy

Maintenant, la bande de joyeux lurons entend bien pérenniser son club. Déjà, elle s’est rapprochée en fin de saison dernière de Rugy, une école de rugby née à Lyon il y a quelques saisons, pour satisfaire aux obligations fédérales. Dans la convention tripartite qui la lie à son voisin et au comité du Rhône, elle fournira en échange quatre éducateurs à l’école de rugby. Sur le plan de l’effectif, elle n’a pas de problèmes pour renouveler les partants. Le nombre de licenciés sera bloqué à 45 pour la saison à venir. Seul souci, comme pour beaucoup de clubs, la recherche de sponsors. Au printemps, le parcours en phases finales a engendré des frais supplémentaires. "On en recherche mais le point positif est que les anciens sponsors nous suivent", souffle le jeune (21 ans) secrétaire et deuxième ligne, François Demont. Il reste maintenant à conserver le même état d’esprit pour se faire une place à l’ombre du Lou.

 

Par Sébastien FIATTE

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