• Solidarité avec le Japon : Kamaishi, 7 ans après
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Compétitions

Solidarité avec le Japon : Kamaishi, 7 ans après

En 2011, le rugby hexagonal venait en aide à la petite ville de Kamaishi. Bonne nouvelle : elle est désormais prête pour de nouveaux défis.

Le 11 mars 2011, la terre tremble et un tsunami frappe la côte nord-est du Japon. A Kamaishi, plus de 1000 personnes perdent la vie et la ville des pêcheurs est détruite. Lancée par Robert Verdier, un Français installé sur l’archipel depuis 1980, et avec le soutien du Midol, dont Jacques Verdier et le regretté Jérôme Fredon, la Kamaishi initiative portée par de grandes marques et de généreux anonymes permet de faire parvenir des tonnes de vêtements à ce bastion du rugby nippon, connu pour avoir remporté 8 titres domestiques entre 1977 et 1985. Nouvelle démonstration de la solidarité rugbystique.

7 ans après la catastrophe, nous avons assisté à l’inauguration du Stade du souvenir et de la reconstruction le 19 août dernier. Construit spécialement pour le Mondial, il accueillera 2 matchs, dont Fidji-Uruguay. Venus pour disputer un match entre anciens de l’époque dorée, le pilier Jiro Ishiyama et le légendaire ouvreur Yuji Matsuo affichaient un large sourire. Si le premier porte toujours beau et s’entretient avec beaucoup de vélo, le deuxième joue la franchise : « Je suis un peu rouillé, je n’ai pas joué depuis 6 ans. La dernière fois, c’était pour le match de bienfaisance après le tsunami. » Jiro détaille : « Ce premier match nous a permis de récolter des fonds. Ensuite, on a fait le forcing pour que le Mondial vienne à Kamaishi. Et aujourd’hui, le stade est là, c’est une grande fierté. »

La petite ville de 35 000 habitants accueillera donc le Mondial dans sa nouvelle enceinte, établie en bord de mer à la place de l’ancienne école ravagée. Là encore, les Français ont œuvré. L’entreprise GL events a monté les tribunes et la start-up Natural grass a posé la pelouse. Ce terrain hybride est le premier du Japon et ravit Hisashi Masuda, le responsable du rugby local : « Ça montre que même après un drame, on peut innover. C’est aussi un bel exemple de notre attachement à la France depuis la Kamaishi initiative ». Un lien créé par le rugby et que ce francophile espère indestructible.

Par Mathieu Rocher

 

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