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Compétitions

La fédération dans l’attente

Lors de la prise de fonction de Roxana Maracineanu, on a appris que 1 600 postes étaient menacés au ministrère des sports. Une rumeur qui a forcément inquiété Didier Retière, le directeur technique national de la FFR.

A peine arrivée à la tête du ministère des Sports, Roxana Maracineanu a dû faire face à une polémique : le gouvernement envisagerait une suppression de 1 600 postes au sein de ce même ministère. Depuis, l’incertitude prédomine au sein des fédérations sportives. C’est logiquement le cas à la FFR qui vient de mettre en place les réformes de l’école de rugby et poursuit la mise en place des conseillers techniques de Ligue et des conseillers techniques de clubs qui devrait débuter en janvier 2019. C’était une des promesses emblématiques de Bernard Laporte lors de son élection, à savoir l’installation de deux cents référents techniques appelés à porter la bonne parole auprès des clubs, devenant ainsi les chevilles ouvrières du projet de réforme de la formation à l’échelon national.

Retière : "Nous sommes inquiets" 

Après un entretien avec le Premier ministre Edouard Philippe, Roxana Maracineanu a déclaré "qu’aucun" des 1 600 conseillers techniques sportifs (CTS) "ne perdra son emploi" tout en reconnaissant que « tout le monde est d’accord pour dire que (le) mode de gestion (des CTS) doit évoluer en concertation avec l’ensemble des acteurs et dans le respect du rôle et des prérogatives de chacun. » Didier Retière, le directeur technique national, est donc l’attente : "évidemment, cela pourrait avoir un impact car notre projet repose beaucoup sur les cadres techniques qui sont impliqués dans le dispositif. S’il y a des suppressions de postes, cela va impacter le budget de la Fédération qui devra compenser les pertes d’emploi, ou il faudra revoir les missions qui seront mises en place. C’est un sujet qui sera sensible et pas simple à traiter même si je sais bien que la FFR est considérée comme une Fédération riche par rapport à d’autres."

Pour l’instant, cette réforme novatrice dans l’accompagnement des clubs, est déjà à l’essai depuis le début de l’année 2018 dans les Pays-de-la-Loire. Mais elle est amenée à être définitivement mise en place à partir de janvier 2019. "Nous avons entendu qu’il n’y aurait des suppression de postes mais il faut voir ce que cela veut dire. Nous poursuivons notre projet mais nous ne sommes pas rassurés pour autant. Nous sommes inquiet sur l’avenir des cadres techniques, d’autant plus que l’on peut s’interroger quand on voit les échéances qui attendent le sport français avec la Coupe du monde de rugby et les jeux Olympiques l’année suivante." En attendant que la nouvelle ministre fasse davantage d’annonces, les prochains mois pourraient donc être décisifs.

Nicolas Augot
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