Leur saison est lancée

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    Leur saison est lancée
Publié le , mis à jour

Revanchards après leur défaite en demi-finale, les Lyonnais ont su alterner dans le jeu, un aspect travaillé depuis le début de la préparation. Ils tiennent leur match référence.

Il y a des matchs qui comptent plus que d’autres. Cette victoire contre Montpellier a rapporté cinq points au Lou, mais elle compte beaucoup plus. Elle risque de marquer les esprits, à commencer par ceux des Lyonnais eux-mêmes. Bien sûr, si elle ne consolera jamais complètement les Lyonnais de s’être inclinés en demi-finale (14-40), contre la même équipe au mois de mai, elle rappelle qu’ils valent mieux que ce qu’ils avaient montré ce jour-là. Il était aussi question d’honneur, il est lavé. Au-delà de ça, cette rencontre était charnière. Après une campagne de match de préparation séduisante, Lyon n’avait pas confirmé lors des trois premières journées. Il venait bien sûr de décrocher un succès précieux à Perpignan. Mais sans confirmation samedi, cela n’aurait pas servi à grand chose. Sur quelques actions, le Lou inquiéta, comme à la demi-heure de jeu, quand il se mit tout seul sous pression, à cause de la mauvaise réception d’un renvoi, suivi d’une mauvaise sortie de camp. Ce fut une de ses rares fautes de goût. Pour le reste, comme demandé pendant la semaine, tous les joueurs se sont appliqués à bien tenir leur rôle, à commencer par l’ailier, Noa Nakaïtaci, qui monte en puissance au fil des matchs, et s’est montré notamment décisif sur les deux premiers essais, quand le sort du match n’avait pas encore été décidé.

« Nous avons travaillé sur l’engagement à avoir, sur le travail à fournir sur le terrain, explique l’ancien Clermontois avant de sourire. Avec Toby, on s’est trouvé au bon endroit au bon moment. Et il faut aussi saluer le travail des avants. Ils travaillent durs, courent partout. Grâce à eux, nous avons pu avoir des ballons rapides et propres. »

Surtout, le Lou a mis en pratique un des souhaits formulés par son entraîneur, Pierre Mignoni, à l’intersaison. Le Lou maîtrisait son jeu la saison dernière, mais il était devenu prévisible. La défaite en demi-finale, au-delà du manque de jus après un match de barrages éreintant, avait aussi révélé les failles d’une équipe qui avait manqué de solutions. L’ancien demi de mêlée voulait avoir plusieurs cordes à son arc. Il les a.

Alternance du bon et de l’excellent « P.., soufflait-il. Avec le staff, on avait envie de voir un match comme ça, de voir les garçons s’éclater sur le terrain ! Nous avons faire preuve d’alternance dans le jeu. Je veux que nous soyons capables de jouer sur plusieurs registres, d’avoir un plan A, un plan B. Je veux aussi que les joueurs comprennent que, quelque soit la composition de l’équipe, je veux que nous restions performants. » On peut compter sur lui pour garder tout le monde sous tension et ne pas baisser en vigilance. Dans l’immédiat, on ne peut que saluer ces quatre-vingts minutes où le Lou a surtout alterné le bon et l’excellent, où tout a voulu rigoler pour lui, à l’image de ce dernier ballon joué par Jonathan Wisniewski. Après un cafouillage à la réception d’un ballon, l’ancien Grenoblois adressait une passe au pied à Nakaitaci, qui résistait à deux plaquages pour offrir le doublé à Charlie Ngatai. Tout un symbole, tant ses trois joueurs, sont le symbole d’un Lou en marche avant.

Avec sept pénalités concédées seulement, 55 points marqués (54 lors des trois premières journées…), un capitanat bien assuré par Liam Gill, entre autres, le Lou tient son match référence.

« La saison est vraiment lancée, se réjouissait Jean-Marcellin Buttin. Maintenant, il faut arriver à faire ça tous les week-ends à la maison. Et à mettre beaucoup d’intensité à l’extérieur. » Chiche ?

Par Sébastien Fiatte

 

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