• "Pas encore l’équipe que nous voulons être"
    "Pas encore l’équipe que nous voulons être"
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"Pas encore l’équipe que nous voulons être"

Nicolas Sanchez - Ouvreur de l’Argentine. Le futur parisien explique ce qui a changé chez les pumas et veut y croire face aux blacks, à buenos aires.

Qu’est-ce qui a changé ces derniers mois chez les Pumas ?

Je pense que tout dépend des efforts et du travail que l’on effectue depuis le début de la saison. Vous savez, on ne croit pas en la chance. On croit au travail qui, au bout d’un moment, paie.

C’est la première fois que les Pumas ont remporté deux victoires en Rugby Championship. Qu’est ce que cela représente pour vous ?

Quelque chose de très important mais nous n’en avons pas terminé. Il reste encore deux matchs et nous devons continuer d’entrer sur le terrain avec la ferme envie de remporter la rencontre. Nos entraîneurs ont été très clairs : il nous reste encore beaucoup de travail, ainsi que de nombreuses choses à améliorer. En fait, nous ne sommes pas encore l’équipe que nous voulons être.

Est-ce que la perspective de battre des records vous importe ?

J’essaie de ne pas m’attacher aux chiffres. Moi, ce qui m’intéresse, c’est d’aider l’équipe. Si l’on commence à courir après les records, on perd sa concentration et on n’aide plus l’équipe. Tout ce qui nous intéresse à l’heure actuelle, c’est de nous préparer du mieux possible pour le match qui nous attend ce samedi. Mettre sur pied un plan de bataille et s’y tenir pendant quatre-vingts minutes.

Le changement de staff a paru salvateur. Qu’est ce que Mario Ledesma apporte à l’équipe ?

Je pense qu’il a apporté de la clarté, notamment dans le projet de jeu. Le fait d’avoir un plan de jeu clair nous a beaucoup aidé et notamment ceux comme moi qui sont en charge de l’animation. Désormais, on sait ce que l’on doit faire à n’importe quel moment du match. Mario a commencé par mettre ce plan en place avec les Jaguares et il le fait aujourd’hui avec les Pumas. Gagner des rencontres nous a fait le plus grand bien, c’est vrai. Mais encore une fois, ce fut grâce au boulot effectué et aux bonnes idées que le nouveau staff a apporté. Dès le premier jour, le staff a fixé un leitmotiv. Celui du "zéro excuse". Le staff ne nous en donne pas et nous n’en voulons pas. Cela a fait aussi partie des changements positifs qui ont été apportés par le staff.

Comment vaincre les All Blacks ?

C’est très dur. Mais ce n’est pas impossible. Il faut rester très positif et jouer chaque ballon comme si c’était le dernier de la partie. Tu ne peux pas te permettre de gamberger dans le match ou d’anticiper trop. Un ballon après l’autre. Il faut rester concentré et calme. Sur l’aspect technique, nous devons soigner la qualité de nos possessions et les mettre sous pression au moyen de notre jeu au pied, comme nous l’avions fait à Nelson. Enfin, on se doit d’avoir une défense magnifique. La plus efficace possible. Je pense d’ailleurs que la clé du match sera là.

Vous rejoindrez le Stade français à l’issue de la compétition. Réalisez-vous que vous ne jouerez bientôt plus pour l’Argentine ?

J’essaie de ne pas trop y penser. Je savais ce qui m’attendais quand j’ai signé avec le Stade français, et ce que j’avais imaginé est en train d’arriver. Pour le moment, je veux rester positif et me dire que cela n’est pas encore fini.

Par Franckie Deges

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