"J’ai l’impression de me faire moins mal en troisième ligne..."

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    "J’ai l’impression de me faire moins mal en troisième ligne..."
Publié le , mis à jour

Arthur Iturria - Troisième ligne de Clermont. Encore replacé contre toulon au poste de flanker, il explique les dessous d’une reconversion qui lui offre de belles perspectives, en club comme en bleu.

Quelle analyse faites-vous de ce probant succès devant Toulon ?

On a senti une vraie force collective de notre part. Je trouve qu’on a été plutôt costaud, à commencer par le cinq de devant qu’il faut féliciter pour sa performance en mêlée. Aller chercher le bonus contre Toulon devant notre public qui était très chaud, c’est ce qu’on peut appeler une belle soirée.

Le caractère dont a fait preuve l’équipe pour aller rechercher le bonus offensif perdu…

(il coupe et se marre) Honnêtement, je ne m’étais pas rendu compte que nous avions perdu le bonus en route et qu’il fallait aller le rechercher. Je devais être un peu dans le rouge… Au-delà de la belle réaction pour l’obtenir, la satisfaction, c’est d’y être arrivé après un ballon porté, le deuxième qu’on réussit cette saison. C’était un de nos points faibles de la saison précédente, et on en avait un peu marre de se faire chambrer par les trois-quarts à ce sujet.

Globalement, le secteur des pénaltouches vous a souri, puisqu’à titre individuel vous en avez volé deux au RCT…

J’en vole deux coup sur coup. D’ailleurs, le deuxième que je pique a bien failli nous coûter cher, puisqu’il est retombé dans les mains de Kruger qui n’était pas loin de marquer ! Mais on a bien travaillé avec les lifteurs. On s’est surtout très bien entendu avec Séb’ Vahaamahina qui dirigeait le bloc derrière moi. Quand le travail paie, c’est toujours une satisfaction.

Votre contre sur pénaltouche s’était déjà montré très efficace face au Racing. Tout sauf anodin, car le fait de prendre le risque de sauter si près de votre ligne souligne la confiance actuelle de votre équipe !

L’an dernier, on n’était pas très bon sur la défense des pénaltouches. Et comme auparavant, on misait beaucoup sur les contres aériens pour défendre ce secteur, on a décidé d’y revenir un peu . Si on peut priver l’adversaire de ballon, ce n’est pas plus mal, non? Surtout que cela nous a bien aidés contre Toulon. Déjà que nous parvenions à les prendre en mêlée, le fait de les contrer en touche les a d’autant plus privés de solutions. On l’a ressenti.

Comme face au Racing, vous avez débuté au poste de flanker. Comment l’idée de ce repositionnement est-il arrivé sur le tapis ?

Avec Franck Azéma, on en avait déjà parlé l’an dernier, mais nous n’avions pas vraiment pu le faire en raison de l’hécatombe de blessures qui s’est abattue sur nous. Là, durant la préparation estivale, c’est un sujet qui est revenu sur le tapis et qui est bénéfique pour tout le monde, puisqu’il donne une possibilité de roulement supplémentaire.

Vous considérez-vous aujourd’hui comme un deuxième ligne qui dépanne en troisième ligne ou un véritable polyvalent ?

Même moi, je ne connais pas encore la réponse. C’est assez nouveau, alors je ne me pose pas de question. Tant que l’équipe gagne et que je prends du plaisir…

Du plaisir, vous semblez en prendre justement beaucoup à toucher davantage de ballons, à l’image de cette passe de handballeur adressée à Rémy Grosso !

Je n’ai jamais joué au handball, pourtant… (rires) C’est un geste que je fais depuis mon plus jeune âge. Depuis les poussins, j’ai le souvenir de réaliser des passes comme ça. Si ça peut passer aussi en pro, tant mieux.

Il semble en tout cas qu’en troisième ligne, vous soyez moins exposé aux commotions qui ont gâché vos dernières saisons…

C’est vrai que j’ai l’impression que je me fais moins mal à ce poste, et j’en ai déjà parlé au staff. C’est peut-être dû au fait de moins subir la pression en mêlée, mais j’ai la sensation de terminer les matchs plus frais, plus lucide. Et les lendemains, mon corps est bien moins mâché. Ce n’était pas le même match, mais après le Racing et le Stade français, pour moi, c’était le jour et la nuit.

Nicolas Zanardi
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