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Pro D2

Un menu gargantuesque

Après deux mois de compétition en demi-teinte, les Montalbanais entament une série de quatre matchs qui pourrait changer le cours de leur saison. En bien ou en mal.

Huit matchs déjà écoulés dans cette compétition de ProD2 qui en comptera au moins trente et le compte n’y est pas. Au matin de cette périlleuse neuvième journée qui verra Montauban se déplacer à Brive — rien moins qu’un des deux derniers relégués du Top 14 — le club sapiacain n’est pas dans les clous de l’objectif fixé en début d’exercice, figurer parmi les six meilleurs clubs du Pro D2 et dans les vingt meilleurs Français. Actuels neuvièmes de la compétition avec dix-huit points, les Sapiacains comptent cinq points de débours sur la sixième place tenue par Soyaux-Angoulême et Brive. L’USM figure toujours en négatif (-1) au sein du sacro-saint classement britannique, qui fait foi auprès des techniciens en pondérant la portée des victoires à domicile.

Heureusement, les derniers signaux envoyés par le club de la cité d’Ingres sont plutôt positifs : esprit de corps, unité, solidarité. Tout le monde a travaillé dur pour relancer la machine. La victoire bonifiée contre Bourg-en-Bresse juste avant la mini-trêve était impérative et si tout ne fut pas parfait, elle eut le mérite de laisser les Montalbanais dans la course et de leur éviter de plonger dans une crise sportive. Au lieu de cela, Montauban s’offre un challenge intéressant à relever : l’USM s’apprête à affronter quatre semaines qui pourraient changer la face de leur saison, avec quatre matchs, dont trois à l’extérieur, contre autant de cadors et de concurrents directs. Jugez plutôt : après être allé à Brive jeudi soir, il faudra recevoir Bayonne, avant de se déplacer coup sur coup à Vannes puis à Nevers ! Lorsque l’on sait que Montauban a bâti ses bons résultats des saisons passées à l’extérieur, on se dit que le moment serait bien choisi pour les Vert et Noir d’enclencher la vitesse supérieure. L’entraîneur des avants Pierre-Philippe Lafond est lucide : « Depuis le début de la saison, on n’a pas existé une seule fois à l’extérieur. On n’a pas vu le jour ! Ce serait vraiment bien d’aller à Brive faire un beau match. On sait que c’est une belle équipe avec de beaux joueurs. » Ses hommes en sont-ils capables ? 

Certainement si l’on en juge leur niveau de rugby intrinsèque, toujours très intéressant quand l’USM joue à l’unisson et dans le bon tempo. Il faudra gommer les fautes techniques qui pourrissent encore beaucoup de ses attaques, se montrer plus froids et cliniques dans les moments clés. Redevenir le Montauban d’il y a un an, en quelque sorte. Reste qu’en plus de Brive, la qualité des adversaires proposés au menu du prochain mois a de quoi faire peur. Et de fait, la possibilité de sortir de cet enchaînement meurtri et la tête à l’envers est aussi possible. Clairement, Montauban est à un tournant de sa saison.

Un enchaînement terrible

Brive, relégué de Top 14 et actuel sixième de la poule ; Nevers, séduisant second du classement ; Bayonne, toujours là dans les bons coups : Vannes, toujours dur à jouer à La Rabine… Le pedigree des adversaires est impressionnant et les coachs montalbanais devront gérer le paramètre de l’enchaînement des matchs avec des temps de repos qui ne seront jamais fixes. Après avoir joué jeudi à Brive, Montauban recevra Bayonne dimanche avant de remettre le couvert les deux vendredis suivant. Pierre-Philippe Lafond en convient : « En effet, plus que les oppositions, ce sont les programmations qui sont délicates à gérer. Jouer le jeudi, puis le dimanche et enfin le vendredi… On a du temps pour se préparer et puis d’un coup on n’en a plus ! Il va falloir trouver la méthode pour tirer le meilleur de l’équipe. » « PP » Lafond et « Jeff » Dubois ont commencé par accorder un peu de repos à leur phalange, qui en avait bien besoin après les deux premiers mois de compétition. Les joueurs ont repris l’entraînement jeudi dernier pour monter en puissance avant le premier des quatre chocs. Rendez-vous ce soir à 20 h 45 !

Par David Bourniquel.

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