Bâtisseur en chantier

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Un éditorial sur Patrice Collazo. Un deuxième, en quelques mois. Que d’honneur ! L’entraîneur de Toulon déteste pourtant cela. Il goûte très peu la chose médiatique, qu’il épie dans chacun de ses mouvements, comme on garde un ennemi sous surveillance, un œil dans le viseur. Ironie de l’histoire, plus il se méfie des médias, plus il devient un personnage d’aspérités qui suscite leur intérêt. Que voulez-vous : Collazo clive le corps des observateurs, à l’extérieur, autant qu’il a pu agacer par ses obstinations, ses empêchements à l’empathie et ses explosions, à l’intérieur de sa vie de club.

Les deux aspects lui auront coûté une fin d’idylle violente, soudaine et brutale, à La Rochelle. Il fut, in fine, la victime du système qu’il avait lui-même construit, du rôle qu’il s’était lui-même attribué et dans lequel il s’est trouvé emprisonné : omnipotent, omniscient et parfois tyrannique. Est-il vraiment tout cela ? Pas si sûr. C’est le rôle qu’il avait choisi de jouer, auto-convaincu...

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Léo Faure
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