• Colomiers respire encore
    Colomiers respire encore
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Pro D2

Colomiers respire encore

Dans un match marqué par de nombreuses approximations et de la fébrilité dans les deux camps, Colomiers l'a emporté chez lui contre Aurillac (19-17). Les Cantaliens repartent de Michel-Bendichou avec un bonus défensif acquis au-delà du temps additionnel sur un essai de pénalité.

Le match

Après un quart d’heure de jeu meublé par les buteurs Thomas Girard et Joris Segonds (6-3) et malgré un carton jaune donné à Romain Mémain à la 24è, preuve de la tension dans l’air, ce sont les Haut-Garonnais qui allumaient une mèche par Iban Etcheverry et Joris Cazenave à la conclusion d’une relance de 80 mètres (13-3) (lire ci-dessous). Aurillac ne s’en laissait pas compter et réagissait quasiment dans la foulée avec Maïtuku après une belle avancée d'Amrouni (13-10). Le second acte, encore plus cadenassé voyait Aurillac se faire sanctionner sur de nombreuses fautes au sol et des hors-jeux à foison. Girard donnait de l’air aux siens (19-10) mais le dernier quart d’heure était pour les Cantaliens. Colomiers, mis en difficulté en mêlée fermée et amputé de Romain Bézian, sorti sur carton jaune, encaissait un essai de pénalité à la 82è (19-17). Regrettable pour la Colombe, bénéfique pour Aurillac qui repart avec le bonus défensif de Bendichou comme en janvier dernier.

Le fait du match : De l'indiscipline à revendre

Dans ce duel de bas de tableau entre le quinzième et le douzième avant le coup d'envoi, difficile de développer un jeu aéré et plaisant. Les deux équipes, fébriles se seront surtout signalées par de nombreux ballons tombés mais aussi une indiscipline importante. Deux cartons jaunes furent sortis au cours de la rencontre à l'encontre de Colomiers (Mémain et Bézian) et l'assesseur de la rencontre Nicolas Datas a dû réprimander plusieurs fois les deux camps (treize pénalités pour Colomiers, douze pour Aurillac) pour des hors-jeux, des plaquages hauts comme à la 33ème (Sheklashvili sur Boisset), 60ème (sur Joris Cazenave) et des déblayages illégaux comme à la 70ème. Ce qui explique qu'aucune équipe n'a réellement su prendre le dessus sur l'autre et que les débats, bien qu'âpres furent assez stériles. 

L'essai du match : Joris Cazenave à la 26ème

Le tableau d'affichage est de 6-3 pour Colomiers qui s'est pour l'instant montré timide dans ses intentions, exception faite d'une bonne pénaltouche à la 24ème, mal négociée et entâchée par le carton jaune de Romain Mémain. Sur un coup de pied de dégagement d'Aurillac qui arrive dans les 22 haut-garonnais, l'ailier Iban Etcheverry décide de relancer en jouant pour lui-même avec un coup de pied par-dessus qu'il récupère. Arrivé sur la ligne des cinquante, l'ailier joue un une-deux avec Thomas Girard. La balle arrive sur les quarante aurillacois et Cazenave éjecte pour Poet. Le demi d'ouverture, pas avare en retour intérieur, donne à Girard qui voit Cazenave lancé sur sa gauche. Le demi de mêlée aplatit au milieu des poteaux. Colomiers prend un peu le large avec la transformation réussie de Girard (13-3).

L'homme du match : Iban Etcheverry

Le champion du monde -20 ans en juin dernier était titulaire pour la sixième fois de la saison (en six feuilles de matchs), la troisième fois consécutivement. Arrivé de l'UBB au cours de l'été, et prêté par le club girondin, Etcheverry est en train de prendre petit à petit ses marques avec la Colombe après un mois de septembre sans feuille de matchs. Face à Aurillac, celui qui a été formé à l'Aviron bayonnais a tenté, et s'est montré disponible dans la ligne. Il est notamment décisif sur l'unique essai des siens, inscrit par Joris Cazenave. Encourageant pour la suite. 

Les meilleurs

À Colomiers : Browning, Cazenave, Poet, Etcheverry, Fontaine, Deysel, Girard. à Aurillac : Amrouni, Maïtuku, Adendorff, Boisset, Coertzen, Valentin, McPhee.

Par Enzo Diaz

 

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