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Compétitions

Flot d'hommages pour Jacques Verdier

Les messages à l'égard de Jacques Verdier, ancien directeur du Midi olympique qui nous a amèrement quittés ce samedi, n'ont cessé d'affluer de la part de lecteurs fidèles, de confrères journalistes ou de collaborateurs externes.

Le rugby vit des heures sombres en ce moment et notamment avec la disparition de Jacques Verdier. Je vous présente, à toutes et à tous, mes plus sincères condoléances.

Jacques était dans la lignée des grandes plumes d'Ovalie. Plus jeune, je m'étais régalé des écrits d'Henry Garcia, de Denis Lalanne et de Pierre-Michel Bonnot, dans L'Équipe. Ceux de Jacques étaient de la même encre. Surtout, chacun de ses éditoriaux était une mine d'or pour qui voulait bien s'enrichir de son vocabulaire chatoyant et de cette plume inimitable.

Antoine Deschamps, correspondant Midi Olympique (Nevers)

 

Cher Midol, Brassens faisait la nique à la camarde qui a fini par le cravater. Il  lui a fallu bien de la traîtise pour abattre le jeune retraité qui ne demandait sans doute qu'à couler une retraite féconde. Je lui avais envoyé un texte en forme d'hommage bien trop long pour être publié, réagissant à ces articles où l'humanisme à fleur de peau me tenait de repère fraternel.

Le second texte que je vous envoie est en prise directe avec le temps présent. Trop long encore. Mais le plaisir d'écrire.. et la peur de voir des jeunes tomber...

Un drôle d'oiseau s'est envolé au pays des chimères et des rêves d'enfants.

Les funérailles d'antan n'ont plus court. Celles de Jacques Verdier seront plus solennelles.

Mais chacun d"entre -nous, san catafalque ni oraison murmurera pour lui, en secret,

une cantilène d'espoir et d'amitié.

Jean Marcel Paulin

 

 

Nous avons, mon épouse et moi-même, mangé à la célèbre Cantina della Pasta de Canet en Roussillon, avec l'ami Jacques Verdier lors du premier week-end Gilets Jaunes. Il était venu, à l'invitation de Céline, mon épouse, bibliothécaire à Perpignan, présenter son dernier livre Pyrénées Vagabondes que j'avais savouré l'été dernier. 

Nous avions fait la connaissance de Jacques à l'occasion de sa première venue à la Médiathèque de Perpignan il y a 2 ou 3 ans à l'occasion d'un colloque sur le rugby. J'étais depuis longtemps déjà, un fan de l'éditorialiste de Midol car j'ai toujours lu beaucoup de pertinence, de culture, de finesse, de courage dans ses "papiers". C'est donc lors de ce colloque que nous avions découvert "l'autre versant" de Jacques, le romancier, le littérateur avec son Soleil Amer qui a "scotché" toute la famille. Nous sommes ainsi devenus des amis et avons commencé une correspondance électronique et cellulaire fréquente.

C'est à la sortie d'un concert samedi soir que nous avons été, Céline et moi, "cueillis", tout à fait incrédules, par l'annonce de son décès qui nous a poursuivi tout le week-end. Je vous écris car je voulais simplement vous remercier pour la qualité de l'hommage que vous lui rendez dans votre éditorial de ce matin (...) Nous sommes, Céline et moi, tout à fait inconsolables depuis samedi soir.

Didier Basdevant, Musicien et lecteur de Midi Olympique

 

Cher Jacques, Je viens juste d'apprendre ta disparition...tu ne liras donc pas ces quelques lignes… Je voulais juste te saluer une dernière fois, nos échéanges rugbystiques et littéraires étaient des moments riches, agréables. Jje voulais te remercier de ton écoute et je crois pouvoir dire qu'ils étaient placés sous le signe de l'amitié, une amitié entre natifs de Saint Gaudens tous les deux. Et amateurs de beaux textes, du beau rugby celui qui engendre de beaux textes.  

Jacques Boutet, lecteur de Midi Olympique



Étonnamment, je n'ai jamais bossé au sein de la même rédaction que Jacques - nous étions même de coriaces adversaires quand Midi-Libre et La Dépêche se faisaient face et non côte à côte comme aujourd'hui - et pourtant il fût l'un de mes meilleurs potes dans ce milieu de roublards et jalousards.

Dans les années 80/90, lui et moi, pour nos rubriques respectives, Rugby d'Oc pour moi, le Midol pour lui, nous chassions sans relâche les tirades du petit caporal (Fouroux), les remontades de tonton Ferrasse, les envolées de Dany le Rouge (D. Herrero), les malices de la Sénegue ( F. Sénégas), les jeux de mots de l'inénarrable Canto (J. Cantoni), tentions d'éviter les tartes " amicales " de La Palme (M. Palmié). Nous guettions aussi ceux qui même à la nage se noyaient dans le rubicon XV/XIII, quand avant les cartons jaunes et rouges, c'était les licences bi-colorées qui noircissaient honteusement le tableau des transferts, nous tendions l'oreille pour imaginer qui trahirait qui pour la succession de Ferrasse, la non-présidence de Jean Fabre, celle avortée de Paparamborde, l’avènement inopiné de Lapasset. Nous nous demandions tous deux, narquoisement, comment rendre le douanier sympathique et avenant. Mais jamais dans ces épisodes ni vertueux, ni anodins, où la moindre info vaut " une " nous ne sous sommes écharpés. Bien au contraire se noua une sympathie et un respect qui durèrent jusqu'à dimanche et sans jamais le moindre orage.

Dans les années 2000, quand j'ai quitté le journalisme pour devenir un sociologue du sport, Jacques fût le premier à mettre en avant mes travaux sur la vidéo-arbitrage, mettant en scène notamment en 2003 un beau duel, qu'il m'invita à livrer à J. Blocszewki (rubrique Horizons dans le Midol). Il mit aussi en exergue ma thèse sur " la crisologie du Rugby d'Oc ". Toujours là Jacques, quand d'autres, avec qui j'avais des années durant collaboré, m'avaient momifié.

Il y a deux ans, pour la campagne électorale de Bernard Laporte, sachant que je ferraillais sans état d’âmes pour la victoire du Kaiser, il m'avait interpellé amicalement sur la méthodologie que j'avis mis en place sur les réseaux sociaux, pour vaincre le président sortant. Il avait été si impressionné par la dynamique qui était la nôtre, et la léthargie de nos adversaires, qu'il m'avait annoncé qu'il lançait un sondage, car manifestement, me disait-il ; " Je sens que ça bouge ". Il ne s'était pas trompé, comme d'ailleurs la plupart du temps.

Tout dernièrement, il avait pris langue encore avec moi, sur la question der la baisse des effectifs. Je lui avais expliqué et démontré que cette baisse était encore plus importante qu'annoncée, car sans l'apport des filles c'eût été catastrophique. Et il en avait fait l'un de ses éditoriaux, qui lui permettait, sa retraite activée, de garder, comme on dit, la main, leste et capricante pour lui.

Son dernier éditorial " parole de père "est d'ailleurs à ce titre bouleversant, quand il parle de douleur indicible quand on annonce à un père que son fils est mort sur un terrain de jeu. Ce jeu, notre rugby, écrit-il, dans ce qui ressemble à un testament, qui devient mortifère. Et conclut-il t'il, qui dira basta, à cette dérive effroyable ? La question est posée. Y répondre serait lui rendre un bel hommage...

Dimanche ce sont ses enfants, son épouse, ses proches, qui l'ont éprouvée, violente par sa soudaineté et imprévisibilité. A la veille des fêtes de fin d'année, je me dis qu'avec Jacques, le père Noel s'est comporté comme une ordure. Salut mon pote. Tu étais l'un des meilleurs.

Moles JB, anvien journaliste de Midi-Libre et France 3, Docteur en Sciences des sports

 

Recevez toutes nos condoléances suite au décès de Jacques Verdier que nous avons appris avec beaucoup de tristesse. Jacques était un immense serviteur du rugby et ses histoires et anecdotes resteront dans les annales de la littérature sportive. Rugbystiquement vôtre...

World Rugby

 

Nous,les correspondants de Midol, avons perdu une référence, une idole. Merci Jacques de nous avoir aidé à aimer le rugby.

Nous partageons votre peine et présentons nos condoléances à ses proches.

 Guy Fichet, Correspondant de Saint-Junien - 87

 

Je n’arrive pas y croire. Tu nous fais une mauvaise blague, un pied de nez brutal.

Tu nous quittes trop tôt, trop vite. Je pense à tes garçons, Guillaume, François et Théo, et à Caroline. Tu vas tellement leur manquer, tu me disais parfois l’absence de ton père, parti trop tôt lui aussi, quand tu avais une dizaine d’années.

Tu as commencé au Midol quelques mois après moi, auréolé d’un statut d’excellent joueur de rugby. Raymond Sautet, rédacteur en chef emblématique, t’a embauché, il t’aimait bien. À la rédaction, à l’époque, il y avait les deux Henri, Gatineau et Nayrou, André Reynal, Pierre Verdet, Alain Lafay, Jean-Pierre Cardona, Jacky Issautier, Jean-Louis Damiens. Une petite équipe hétéroclite cantonnée dans un coin de la rédaction de La Dépêche au début des années 80.

Que toutes ces années ont passé vite, toutes ces pages, ces numéros, ces photos. Les matchs, les Tournois, les tournées, les virées où on raconte les coulisses du rugby, où on voit les vedettes, où on chante Boby Lapointe et Léo Ferré…

On a le même âge à quinze jours près, on aura travaillé ensemble pendant pratiquement quarante ans, un bail ! Toi d’abord grand reporter et moi petite secrétaire. On a grandi ensemble, on a changé, le rugby a changé aussi, le journal a évolué (tu y as grandement participé), on se l’est approprié au fil du temps et sans s’en apercevoir l’attachement à celui-ci nous a fait vieillir ensemble, comme de vieux “ frère et sœur “. Ce Midol qui nous a rendus fou quelquefois, qui nous a pris tout notre temps mais qu’on adore, qu’on vénère jalousement.

Des sanglots m’ont submergée quand j’ai appris que Christian Roques, notre correspondant de Perpignan, avait demandé à être inhumé avec Midi Olympique sur la poitrine. C’est dire l’amour qu’on partage pour ce journal, pas comme les autres.

On s’était vu il y a peu, autour d’une table, avec quelques anciens Midoliens : Jean-Ro, Jacky, Bruno, Bernard, Nicole… On aimait à se retrouver entre “vieux cons” autoproclamés pour refaire le monde, ovale ou pas.

Au paradis des gens de plume, tu vas retrouver les écrivains, scribouillards, pisse-copies, journalistes de tout poil que tu aimes tant et notamment Henri (Rozes) et Michel (Jammet) pour qui nous avions une immense tendresse. Tu les embrasses de ma part et je te dis comme tu l’écrivais pour Michel : “Tu vas nous manquer, vieux ! Vraiment. Alors on t’embrasse. Très fort. “

Christine GRANEREAU, Assistante de Direction

 

J’ai passé un peu plus de vingt ans à ses côtés où pas très loin. Voilà ce qu’il faut garder à l’heure où l’autre part : la passion intacte pour un jeu d’enfant devenu sport de grand. Des éclats de voix, des éclats de rires et quelques mots de Ferré qu’il aimait tant. « Pour tout bagage, on a vingt ans, on a l’expérience des parents. On se fout du tiers comme du quart. On prend l’bonheur toujours en retard. Quand on aime, c’est pour la vie. Cette vie qui dure l’espace d’un cri.

Cédric CATHALA, Journaliste

 

J’avais pensé à vous, l’autre jour, au moment où un coach de Top 14 me disait tout le mal qu’il pensait de mes articles. Je vous revoyais, dressé derrière ce grand bureau blanc où vous étaliez tout un foutoir de livres et de feuilles orphelines, me dire, mi-amusé, mi-paternaliste : “Marco, un journaliste qui n’a pas d’ennemis est un hémiplégique. Dors tranquille.” Je vous dois beaucoup, Jacques. Et je vous le promets : je continuerai à leur faire la guerre, à tous ces clichetons doucereux que vous aviez en horreur, ces raccourcis propres au jargon sportif qui vous foutaient tellement en rogne, les soirs de relecture. Oui, c’est promis, Jacques. On n’ira pas “à dame”, on n’aplatira pas sans votre permission en “terre promise”, on fera barrage à tous ceux qui « s’y filent”, on boycottera les “ça pique” du monde entier et, mieux encore, on fera fi des anglicismes du rugby pro. Car je vous entends d’ici, boss : “Ruck ? Ça te plaît pas ou quoi, “mêlée ouverte “ ? Et tu crois que ça lui parle, au coiffeur de Mazamet, un “offload“?” Moi, je crois surtout que vous les auriez tous étripés un par un, ces gougnafiers qui terminaient samedi votre oraison funèbre par ces quelques mots : “Rest in Peace”. 

Marc DUZAN, Journaliste

 

Jacques Verdier était le “père” de la rédaction de Midol. Toujours prêt à nous reprendre, pour un oubli d’accord de participe passé (la faute qui le faisait monter très haut dans les tours), ou corriger un angle de papier qui devait être raccord avec la ligne éditoriale... Il savait aussi user de sa mauvaise foi légendaire pour imposer ses convictions sur le jeu ou sur les joueurs. Mais c’était aussi et surtout un guide, un protecteur pour la jeune génération de journalistes qui travaillait sous ses ordres. Il était à Midi Olympique, le rempart, celui qui prenait les coups de  fil du lundi matin et des polémiques nées des pages “Cris et chuchotements” qu’il avait créées et qui sont devenues les pages références du journal du rugby. Avec lui, Midol a eu trois envoyés spéciaux sur les Fidji, le “Fiji Times” en 2007 au Mondial en France, une aventure de deux mois en immersion en Nouvelle-Zélande en 2011 mais aussi une conférence de rédaction à 2 000 mètres d’altitudes un soir de 2013, ou encore les barbecues des lendemains de finale de Top 14 dans la cour de La Dépêche sonnant la fin de la saison et le début des vacances. Des choses et des soirées qui terminaient parfois de manière brindezingue et coruscante à souhait.

Pierre-Laurent GOU, Journaliste

 

Jacques, c’était Midol, et vice-versa. Parce qu’il l’a incarné pendant tant d’années à longueur d’éditos, bien sûr. Mais surtout parce qu’au plus profond de sa personnalité, il en symbolisait les colères, les coups de cœur, les indignations, les exubérances, les maladresses, les tendresses. En un mot, l’humanité… Midol, c’était Jacques. Et Jacques, c’était Midol. Parce que, passionné des mots et de ce jeu, il l’était davantage encore par les grands hommes et leurs richesses, qu’il aimait débusquer afin de mieux partager. Jacques, c’était Midol. Midol, c’était Jacques. Il est parti dans son lit de hasard, tout seul peut-être mais peinard. Et l’on se sent floué par les années perdues.

Nicolas ZANARDI, Journaliste

 

Jacques c’était la classe. Un de ces hommes qui ne vous laissent pas indifférent dès la première rencontre. Un regard franc, tranché, direct mais aussi malicieux et séducteur. Un de ces hommes qui sans parler en imposait déjà et pas seulement par son physique d’athlète. Il avait cette force l’homme de Saint-Gaudens et une allure terrible. Alors autant vous dire que lorsqu’il prenait la parole ou la plume, avec sa passion, sa culture et sa verve, il en embarquait du monde et captait toute l’attention de son auditoire. Vous le regardiez marcher, il dégageait un truc… Homme de débats au sens noble du terme, il était un de ces garde-fous du rugby à la Papa, celui du cuir qui chante, des chevauchées fantastiques, celui qui se joue dans la boue aussi et celui qui donne la chance aux jeunes pousses talentueuses. Souvent imité, jamais égalé. Il contait avec tellement d’humanisme et de poésie les histoires des HOMMES qui font notre sport et savait nous ramener en douceur à l’idée que le rugby devait rester un JEU avant tout. Utopiste ? Nostalgique ? Old School me direz vous ? Peut être… Mais d’une terrible modernité finalement avec le rugby de vitesse et de mouvement prôné dorénavant par les techniciens de la planète ovale et qui fait la part belle aux cad-deb, pivots, attaques en première main. De quoxest une certaine idée du rugby qui s’est éteinte, avec le sens de la fête et de la convivialité qui vont avec. Mais son leg est immense pour tous les orphelins que nous sommes aujourd’hui

Adieu Jacques, adieu la classe.

Johan PAYARD, Directeur de Clientèle Midi Olympique

 

Monsieur le Directeur, Cher Eric

La disparition de Jacques est effroyable......Votre grande famille est touchée, celle du rugby aussi....Il était devenu un personnage incontournable de notre monde où il comptait d'innombrables amis. Tous les dirigeants du Rugby occitan se joignent à moi pour vous faire part de leur douleur . Ils s'associent pleinement à votre peine et vous prient d'accepter leurs sincères condoléances.

A titre personnel, je me permets de te souhaiter, Cher Eric beaucoup de courage.

Avec ma plus grande estime

Alain DOUCET

 

Merci Jacques, merci pour m’avoir fait confiance et pour m’avoir donné confiance. Souvent vous me disiez que le Comminges et la Bigorre étaient cousins, voisins et amis. Nous avions les Pyrénées dans le cœur. J’ai trouvé plus qu’un chef, j’ai trouvé un repère. Vous me souteniez quand certains de mes collègues me faisaient bisquer, vous saviez trouver les mots justes pour me faire sourire. Je vous ai demandé lors de votre départ à la retraite si je pouvais rejoindre votre club des “vieux cons”, même si je n’avais pas l’âge… Vous m’avez ouvert les bras et m’avez répondu que je serai toujours la bienvenue. Nous avons partagé quelques bons repas et quelques anecdotes de ces temps anciens que je ne connaissais pas. Alors merci. Merci pour tout et adieu.

Malika CAUBET, Journaliste

 

M. Jacques Verdier

Très sincères condoléances à la famille de M. Verdier ainsi qu’à l’ensemble de la rédaction du Midol, sa seconde famille. Je ne le connaissais pas personnellement mais quand je lui adressais un mail pour échanger sur divers sujets, il me répondait à chaque fois. Ses chroniques hebdomadaires vont nous manquer. Quelle peine et grande tristesse en ce samedi de décembre…

Philippe MARTIGNON, Lecteur

 

Jacques…

Je viens d’apprendre avec beaucoup de tristesse le décès de Jacques… Je le nommais toujours monsieur le faiseur de rêves, car il a fait vivre mes rêves, il a donné vie à mes petits rugbymen. Être sous son éditorial pendant près de 80 numéros fut un immense honneur. Je suis dépité ce dimanche. Jour de rédaction, et aujourd’hui jour de deuil.

Je me joins à toute l’équipe dans ce moment. Bien triste.

Thomas FROISSARD, Lecteur




Tristesse

C’est avec tristesse que j’ai appris le décès de votre confrère Jacques Verdier, un grand monsieur du rugby qui disparaît en même temps qu’un grand journaliste et un homme pour qui j’avais beaucoup d’affection. Si Jacques Verdier nous voit de là-haut, il doit être fier et heureux, Toulouse est redevenu un grand d’Europe. À toute la famille de Jacques et aussi à tous ses proches, j’adresse mes sincères condoléances.

Fabrice RIBAUD, Lecteur



Sincères condoléances

Fidèle lecteur de votre journal depuis des décennies, la disparition subite de Jacques Verdier m’attriste. Même si je l’avais côtoyé quelques fois pour le tournoi européen de l’UNCC ou encore pour la Fête des Rugbys, je ne connaissais pas personnellement l’homme mais j’appréciais la justesse de ses analyses. Il défendait les valeurs du rugby sans complaisance ni excès. Sa plume va nous manquer. Je profite de votre rubrique pour présenter mes plus sincères condoléances à sa famille et à tous ses proches.

Thierry TIXADOR, Lecteur

 

Que c’est dur de perdre un frère

Tant de bons souvenirs ensemble, le lycée, notre équipe juniors, le match contre Mont-de-Marsan, celui à Pamiers et mon expulsion, celui contre Foix, les voyages et les matchs sur les terrains sablonneux de Mimizan et de Salles, le voyage à Paris pour France - Écosse et la virée au bois de Boulogne avec Baptistou et son bonnet de Noël, Popeye dans le métro, Jean Jorda dans le train de nuit nous évitant d’être débarqués… Les discussions sans fin sur le talent de Descouens et Marracq, faire et refaire le rugby. Tant d’articles en commun dont celui sur Kamaishi, la « Kamaishi Initiative”, Jérôme Fredon. la couverture de la Coupe du monde des moins de 20 ans en 2009… La mort de mon père… tant et tant de souvenirs et de plans en commun pour RWC 2019. Je suis simplement heureux qu’il ait pu venir en voyage à Kyushu dans ce japon dont il rêvait avant de nous quitter. Je suis désemparé et si loin de Saint-Gaudens et Montréjeau. Soyez mes représentants, s’il vous plaît. Plus qu’un ami, c’est un frère que nous perdons et, pour la premiere fois peut être, je maudis le fait d’être au Japon si loin de notre Comminges. Jacques va rejoindre la haut notre cher Popeye. Ils nous attendent au Café Central… Je pleure.

Robert VERDIER, Lecteur


Des échanges littéraires

Jacques était un ami. Je l’aimais beaucoup. Nos échanges étaient souvent littéraires. Nous les poursuivions.

Je pense à la rédaction d’un journal auquel je suis attaché. Et suis de tout cœur avec vous. Tristement.

Éric DES GARETS, Lecteur

 

Sa passion était de transmettre

J’apprends, effaré, la mort de Jacques Verdier. Bien plus qu’un ami, il était pour moi un frère. Un homme droit et respectueux de tous, cela va sans dire, mais un homme qui avait mis sa vie au service des autres, par le jeu, sa passion du rugby, bien sûr, mais surtout son amour des mots. Sa passion était de transmettre, transmettre la beauté, l’émotion au sens littéral du terme. Écrire encore et toujours. Il était tellement heureux d’écrire. Nous en avions parlé, il y’a moins d’un mois. Oui Jacques, ce matin de décembre est plus sombre et plus froid et je sens sur toutes les branches de cette nature pyrénéenne que tu aimais tant, de fines gouttelettes couler à jamais. Chaque homme est un inextricable puits de passions, d’actions, d’aventures et de rêves inachevés, Jacques a vécu tout cela avec chacun d’entre nous et chacun, aujourd’hui, pleure la part la plus intime de l’homme qu’il a connu. À Caroline, Guillaume, François et Théo vont aujourd’hui mes pensées.

Daniel BOUDRE, Lecteur

 

Fidèle à sa plume

Le 3 janvier dernier, j’avais adressé un mot à Jacques Verdier, le remerciant pour le plaisir qu’il m’avait procuré au long de plusieurs années, à travers ses chroniques, ses livres, romans ou souvenirs divers. Il m’avait répondu en m’assurant qu’il continuerait, sous une autre forme, à s’exprimer dans le journal. On s’abonne à une revue, mais au bout d’une certaine période, on devient fidèle a une “plume” de la revue, plus qu’au titre lui-même. C’était son cas. J’avais conclu ce mot en lui disant qu’en sa compagnie, j’avais passé du bon temps. J’adresse à toute la famille du Midi Olympique, mes sincères condoléances et mon amitié.

Georges BARTHOMEUF, Lecteur

 

Je l’admirais beaucoup

Je viens d’apprendre par La Dépêche la terrible nouvelle du décès de Jacques Verdier. C’était une personne que j’admirais beaucoup pour tous ces écrits que j’ai pu lire sur le Midi Olympique. Dans cette très triste circonstance, je vous adresse mes plus sincères condoléances.

Francis FLINGOU, Lecteur

 

Son édito, rendez-vous de lecture

C’est hier soir après 20 h 30 que j’ai appris, par l’intermédiaire d’un ami abonné à un site de news, le décès de votre collègue Jacques Verdier. Comme je l’ai écrit hier soir aux copains avec qui j’avais passé la journée (en Tarn-et-Garonne, côté Lomagne, dans le cadre d’une journée ”autour du canard gras”), je suis stupéfait et peiné ! Certes nous ne nous connaissions pas avec Jacques Verdier (je l’avais seulement vu -ou aperçu- dans les stades, celui de Castres en particulier, lorsqu’il était simple reporter ou correspondant), sauf par l’écrit : ses articles dans “Midol”, puis ses éditoriaux que je lisais systématiquement en premier tous les lundis. Puis par le truchement du  “courriel”, auquel il répondait toujours avec gentillesse, et par le “courrier des lecteurs” où il me faisait l’honneur de passer mes réactions rugbystiques de temps en temps… ! Lors de son départ en retraite je lui avais écrit (je n’ai pas conservé le message) en lui rappelant le chant maori : “Now is the hour”, “Po atarau” en maori (sauf erreur), chanté après le dernier match de la coupe du Monde 1987. Je ne pensais pas qu’on pourrait le chanter 11 mois après.

Pö atarau - On a moonlit night

E moea iho nei - I see in a dream

E haere ana - You going away

Koe ki pämamao - To a distant land

Haere rä - Farewell,

Ka hoki mai anö - But return again

Ki i te tau - To your loved one,

E tangi atu nei - Weeping here

Toutes mes condoléances et ma sympathie.

Roland BOYER, Lecteur

 

Un homme respecté de toutes et de tous

Il y a des sales week-ends dans la vie. Des samedis pluvieux où faute d’accéder à la télé à péage et me régaler devant l’orgie de jeu européenne proposée par le club de la capitale d’Occitanie, on est contraint d’aller s’enquiller un obscur derby dans la catégorie espoir qui depuis une semaine porte très mal son nom, tout ça pour assouvir sa passion pour un sport en déliquescence et en passe de passer aux oubliettes comme en son temps le basket français. Et quand vous rentrez chez vous, vous apprenez la nouvelle, froide, terrible : Jacques Verdier est mort. Le Jacques Verdier ? Celui dont les éditos dans l’hebdomadaire du rugby qui au-delà de me noircir les mains tous les lundis m’ont fait aimer ce sport et plus encore les mots autour de ce sport. Celui qui avec Pierre-Michel Bonnot, autre fine plume dont les saillies font frémir nombre de joueurs, entraîneurs voire même de présidents. Car Jacques Verdier était respecté de toutes et de tous. À l’heure où joueurs et entraîneurs en goguette prennent ombrage du moindre début de commencement d’une ébauche de prémisse de critique, personne n’osait s’élever à l’encontre des écrits de ce monsieur. Tout simplement parce ce que ce qu’il écrivait sonnait toujours vrai. En témoigne son ultime billet de lundi dernier dans le Midol sur la dépression du rugby français.

Mais voilà, celui que je rêvais de rencontrer un jour pour lui assener le banal : “Bonjour monsieur Verdier, j’aime beaucoup ce que vous écrivez” a été fauché par la mort. Cette salope a prétexté le fameux accident cardiaque à vous, sportif émérite, pour vous rappeler à elle. Celle-là qui me fait encore plus douter de l’existence d’un grand ordonnateur des choses caché derrière les nuages. À moins que ce dernier, effrayé par les nouveaux maux du rugby français, ne vous ait rappelé à ses côtés pour que vos précieux et avisés conseils l’aident à faire bouger les choses.”

Renaud SOREL, Lecteur

 

Fidèle lectrice de Midol et supportrice acharnée de Rugby (mon Club RCT), je suis très triste d'apprendre le décès de Mr Verdier dont j’appréciais les rubriques.

Cordialement à toutes les Equipes de MIDOL et à sa Famille.

 M. MADERN, Lecteur

 

Très triste du décès  de Monsieur Verdier. Je me délectais de lire ses propos qui dépassaient le rugby mais qui étaient une leçon de la vie tout simplement. Mes condoléances à ses proches et à Midol.

Daniel Lincou, Lecteur

 

Je viens d'apprendre le décès si brutal le Jacques VERDIER. Comprenez que je sois bien remué par la nouvelle Tout naturellement me reviennent en mémoire ( j'ai débuté en 1975) les images des jeunes reporters Jacques VERDIER  et Henry NAYROU qui venaient à Tyrosse pour les grandes occasions en 2 Chevaux, et surtout l'expédition que cela constituait en l'absence d'autoroute...

Jean-Jacques Lecouona (correspondant de Tyrosse)

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