Quand Midol vous fait voir la vie en jaune

 

Vous en conviendrez aisément, voilà un curieux nom que celui de Midi Olympique. Surtout pour un journal d'envergure nationale, et même internationale. Un journal qui parle exclusivement d’un sport...qui n’est pas (encore) aux JO. Curieux, effectivement... Mais, c’est ainsi, le Midi Olympique parle de rugby et il ne s’adresse pas qu’aux Méridionaux, les sudistes, autrement appelés gens du Midi. Loin de là. D’ailleurs, c’est quoi, exactement, le Midi, ses frontières et son berceau ? D'accord pour Toulouse, Béziers, Narbonne, Perpignan ou Nice. Pour Biarritz, Bayonne, Toulon, l'affaire est déjà moins sûre. Et pour Bordeaux, La Rochelle, Clermont, Brive, Grenoble, Lyon, Bourg, Oyonnax ou Bourgoin-Jallieu, cela devient encore plus contestable. 

 

Do you speak rugby ?

Le Midi Olympique n'est donc pas cantonné au sud de la France, encore moins concentré sur la chose olympienne. Tel est l’un des nombreux paradoxes de la réussite de votre hebdomadaire, devenu "bi" en 2006 sans abandonner ce qui l’a toujours distingué des dizaines et des dizaines d'autres publications présentés dans la devanture des kiosques : sa couleur jaune. Depuis son apparition en 1929, sous la direction de  Jean-Jacques Pouech, jusqu'à aujourd'hui sous celle de Jean-Michgel Baylet, Midi Olympique a réussi le tour de force de se tailler une place de choix sur une niche pourtant étroite. Le rugby n’est pas le plus pratiqué des sports français, mais il a toujours revendiqué un statut à part. Les raisons sont ici nombreuses et variées, qui viennent justifer ce standing si particulier : parce que le rugby fut longtemps un sport de sous-préfectures qui se prenaient pour le nombril du pays, parce qu'il jouissait d’une popularité qui dépassait le strict cadre de ses licenciés, parce qu’il générait des polémiques, des schismes, des controverses liées aux écoles de jeu, aux jalousies des talents trop éclatants. On a aussi longtemps considéré que le « jaune » était un journal d’exilés, un signe de reconnaissance pour les fonctionnaires mutés loin de chez eux, un peu de terre ocre qu’on emporte à la semelle de ses souliers. Autant de fruits de la passion ! Midi Olympique assume sa différence. Dans la bouche des lecteurs, supporteurs, joueurs et dirigeants, l’évocation de cette couleur évoque directement le journal. Il a annexé la couleur de l’or, d’une boisson anisée ou d’une certaine fièvre, ce n’est pas le moindre de ses exploits.

Acteur décisif de la «crise des 465»

Voilà comment le Midi Olympique a prospéré même si, à se débuts, il ne parlait pas que de ballon ovale. On trouvait en effet dans ses colonnes du football, du cyclisme et de l’automobile. Soyons honnêtes, dans les premières années de son existence, le journal était égalment centré sur la région toulousaine, mais il se mit à grandir brutalement en quelques années. Et à s'ouvrir pour se lancer à la conquête d'un monde qui lui tendait les bras. La transformation se concrétisa en quelques années sous l’effet de l’inspiration d’un directeur des ventes astucieux, nommé Pepito Gonzalez, qui décida de diffuser le journal dans toute la France et de développer un réseau de correspondants. Un ancrage territorial qui demeure, aujourd'hui encore la force du Midol. En 1952, survint la fameuse «crise des 465». Quand les clubs français résistèrent à la pression de la FFR qui voulait supprimer le championnat sur l’injonction des Britanniques. Midi Olympique prit le parti de ces clubs attachés à la spécificité du rugby français, c’est à ce moment-là que Midol devint vraiment le journal du rugby de l’hexagone et qu’il abandonna progressivement les autres disciplines.

Dans la famille «Dépêche»

On a souvent dit que ce journal avait été servi par les formules des championnats de l'époque. Avec des élites à plus de quarante clubs, voire davantage, les quotidiens nationaux et régionaux n’avaient pas les moyens de donner une vision panoramique du rugby français. Seul un titre spécialisé pouvait relever ce pari, Midi Olympique eut le mérite de percevoir et d’occuper ce créneau en bénéficiant bien sûr de la puissance du groupe de La Dépêche du Midi dirigé par la famille Baylet. Le grand quotidien toulousain, assura ainsi la diffusion et l’impression du journal, vendu à M. Laborie au début des années 1970 et racheté en bonne et due forme dès 1978... La montée en puissance se concrétisait alors et le journal devenait incontournable dans l'univers rugbystique. C'était une sorte de pépite. Peu à peu, avec le soutien du groupe Dépêche, le journal devint plus réactif, plus moderne. Lui qui ne sortait que le lundi soir à Toulouse, devint disponible dès le lundi matin à partir de 1973 en Midi-Pyrénées, puis partout en France en 1997 au moment où Jacques Verdier fut nommé au poste de rédacteur en chef, succédant ainsi à Henri Nayrou. Même la réduction progressive de l’élite ne lui fut pas dommageable. Au contraire,  la nouvelle formule du journal voulue par Jacques Verdier et l’essor médiatique du rugby allait faire gonfler ses ventes, une tendance largement accélérée par le passage au professionnalisme en 1995 qui le fit souvent flirter avec la barre symbolique des 100 000 exemplaires. En 1999, pour la demi-finale de Coupe du monde historique gagnée contre les All Blacks, le Midol se vendit à 150 000 exemplaires, record qui tiendra jusqu'en 2011 avec la finale du Mondial perdue face aux Néo-Zélandais : 160000 exemplaires furent vendus ce jour là.

 Du bi-hebdo jusqu'au web...

L’édition du vendredi, baptisée « Midol Vert » (en opposition au logo du lundi qui est rouge), lancée en 2006, trouva aussi tout de suite la voie du succès. Ce qui lui valut une étoile décernée par l’OJD en 2009. Bien sûr, le contenu du journal a énormément varié au fil des décennies. Les comptes rendus «classiques» ont peu à peu laissé du terrain aux articles plus magazines, plus distanciés, respectant toujours l'attachement du journal à décrypter le jeu, la technique et les stratégies. Pour faire la synthèse et enrichir une actualité devenue foisonnante, les dossiers se sont généralisés en ouverture de journal. Les colonnes se sont ouvertes à l’actualité internationale et les fameuses pages « cris et chuchotements » nées avec la nouvelle formule de 1998 et vouée aux informations de tous ordres, sont toujours bouclées dans la fièvre du dimanche soir. C'est la magie d'un journal qui vibre avec son temps. 

Mais dix ans après avoir créé rugbyrama.fr, Midi-Olympique lance un nouveau site internet, midi-olympique.fr . Alors préparez-vous à plonger au coeur de la mêlée, au plus près de l'action, et à partager votre passion : flexion, lier, jeu !Dès les années soixante, Midi Olympique a toujours cherché à se diversifier pour apparaître le plus proche du terrain possible, des joueurs et des lecteurs. Les Oscars Midi Olympique font ainsi toujours référence. Et les différents "produits magazines" (programmes de matchs, Midol Mag, Rugbyrama, Une Saison de Rugby, l'Atlas de la Coupe du monde) ont rapidement trouvé leurs lecteurs. Avec l'avènement du numérique et pour répondre aux nouveaux horizons proposés par internet, Midi Olympique se décline désormais sur le web, ouvert à l'ensemble des clubs et des acteurs du rugby. Toujours aussi déterminé à accompagner son développement. Un défi immense, comparable à celui du XV de France de Lucien Mias en partance en Afrique du Sud en 1958. Le site que vous êtes en train de lire témoigne directement de ce formidable virage qu'a décidé de prendre votre Midol.

 

 

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