• Malgré une fin de match très anxiogène, les Rochelais de Vincent Rattez ont réussi à garder leur sang-froid et à tenir le score. L’ailier Rochelais a été au cœur d’une des actions clés du match, au cours de laquelle il inscrivit le premier essai des siens, qui fut finalement commué en essai de pénalité après que Solomona l’ait plaqué trop haut au moment d’aplatir. Photo Icon Sport
    Malgré une fin de match très anxiogène, les Rochelais de Vincent Rattez ont réussi à garder leur sang-froid et à tenir le score. L’ailier Rochelais a été au cœur d’une des actions clés du match, au cours de laquelle il inscrivit le premier essai des siens, qui fut finalement commué en essai de pénalité après que Solomona l’ait plaqué trop haut au moment d’aplatir. Photo Icon Sport
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Challenge Cup

Le jackpot

Les Jaune et Noir ont obtenu une qualification méritée, pour la première finale européenne de leur histoire. En s’octroyant un billet en Champions Cup pour la saison prochaine.

"Nous ne voulions pas que cela se reproduise." Non, ce n’est pas arrivé, cher Levani Botia. Le centre fidjien, tout comme ses partenaires, n’avait pas envie de revivre le scénario de 2017, déjà à domicile, contre Gloucester avec une défaite à ce même stade de la compétition (14-16). Samedi, contre Sale, c’est plus de volonté qu’autre chose dont il a été question pour décrocher une première finale européenne. Les Sharks, très hauts en défense et durs sur l’homme, ont empêché les avancées rochelaises. "Dans leur façon de jouer, ils nous ont posé des problèmes, met en avant Romain Sazy. C’est très hargneux dans les rucks. J’avais l’impression de revivre le match de Gloucester, il y a deux ans. Le match aurait pu basculer, comme il y a deux ans, sur une interception." Et Jean-Charles Orioli de tempérer : "Sale n’a jamais été décroché mais ne nous a jamais mis à défaut." Au terme de son centième match en Jaune et Noir, Levani Botia pointait les valeurs affichées par ses partenaires pendant 80 minutes. "Tout le monde est resté focalisé, notamment les trois-quarts. Nous avons fait face, tous ensemble."

Crispant dénouement

Le responsable sportif, Jono Gibbes, approuvait : "Le groupe a montré sa solidarité, son caractère, et son esprit. Pendant les 80 minutes, il y a eu plein de petits détails comme ça. Nous aurions pu être plus précis, faire mieux telle ou telle chose mais finalement on a passé le test. Sale avait une défense bien en place. Un système, une structure et une stratégie autour du jeu au pied. Mais à certains moments dans le match, nous avons gagné les duels, et les contacts. Certes, ils ne sont pas nombreux mais certains étaient à des moment-clés du match."

Cette qualification, Gibbes la voit comme celle de tout un groupe : "Tout le monde s’est beaucoup investi, pas seulement les 23 joueurs. Tout le monde a beaucoup aidé à la préparation du match". Des rebondissements, la rencontre n’en a pas manqué, avec cinq dernières minutes crispantes et l’arbitre Nigel Owens revenant sur l’une de ses décisions. "C’était de l’incompréhension ! témoigne Romain Sazy. C’est un arbitrage différent qu’en Top 14. Sur certaines actions, ça nous rend fou mais c’est comme ça !" Jean-Charles Orioli, lui, salue le travail des avants sur cette fin de match pesante. "Nous allons chercher la victoire sur une mêlée, indique le talonneur. C’est symbolique, c’est bien pour nous les avants. Les trois-quarts brillaient depuis quelques matchs et ça nous rend un peu la pareille. Gagner un match comme ça sur une dernière mêlée, c’est savoureux. Cette fin de match sur le bord du terrain, c’était stressant. Les joueurs ont fait le travail en fin de match alors que étions en infériorité numérique (avec le carton jaune de Jules Favre, N.D.L.R)."

Marcel-Deflandre pouvait donc crier à tue-tête. Ses Jaune et Noir sont en finale de Challenge Cup. "L’aboutissement, c’est de la gagner", termine Jean-Charles Orioli qui sait aussi que parmi les faits du week-end, il n’y a pas qu’un ticket composté pour Newcastle. En effet, une place en Champions Cup est d’ores et déjà acquise la saison prochaine avec cette qualification en finale. Le temps pouvait être à la coupe (de champagne) !

Midi Olympique
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