• "Globalement, l’expérience est positive"
    "Globalement, l’expérience est positive"
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Entretiens

Matthew Clarkin (entraineur de Biarritz) : "Globalement, l’expérience est positive"

Le Néo-Zélandais dresse un bilan de la saison de son équipe.

Midi Olympique : Comment avez-vous vécu cette première saison à la tête d’un groupe professionnel ?

Matthew Clarkin : En arrivant, je savais qu’il y avait un contexte compliqué et que ça risquait de l’être pendant une certaine période. Là-dessus, il n’y a pas eu de surprise. J’ai vécu une année pleine. Je suis arrivé pour remplir un certain rôle, plutôt global sur le club, au niveau de la structuration d’un projet sportif pour permettre au BO de se stabiliser sportivement et économiquement. Puis je me suis vite retrouvé sur un rôle plus proche du terrain et de l’équipe professionnelle. C’était pour moi une grande épreuve mais ça m’a permis d’apprendre beaucoup de choses et très vite. C’est toujours intéressant. Globalement, c’est positif même si je suis un peu mitigé, parce que je suis persuadé que les qualités de notre effectif auraient pu nous permettre de peser plus sur le championnat.

Que vous a-t-il manqué pour accrocher le Top 6, puisque vous risquez d’échouer à quelques points ?

M.C. : Une certaine constance dans nos performances purement sportives et une certaine sérénité dans la structure qu’on n’a jamais pu avoir, vu la situation dans laquelle le club s’est trouvé. Encore une fois, c’était un passage obligatoire. Sauver le club n’était pas une finalité, il y a des choses qui ont dû être faites et qui doivent être faites pour que le BO retrouve sa stabilité. Toutes les personnes concernées ont œuvré pour que ça se passe bien. On a la chance d’avoir dans chaque département du club des gens compétents, attachés au BO et qui ont envie de bien faire. C’est pour ça que je dis que, globalement, l’expérience est positive et ça me donne beaucoup de garanties et d’espoirs pour la suite.

Vous avez pu lancer des jeunes comme Backhouse, Hirigoyen, Girlando. Auriez-vous aimé en utiliser plus comme Jalagonia ou Robert, même si ce dernier a été blessé en début de saison ?

M.C. : Le malheur des uns a pu créer du bonheur ou des occasions à saisir pour les autres. Je dis que c’est une année positive parce qu’à la fin nous sortons avec pas mal de certitudes et d’espoirs pour l’avenir grâce à ces exemples-là. Nous avons vu certains joueurs s’imposer et lever la main pour nous dire qu’on pourrait compter sur eux. Pour Tornike Jalagonia, c’est compliqué à cause de son statut non-Jiff. Entre les blessures, les jokers médicaux qu’on a appelés et le fait que nous avions un groupe avec un nombre de non-Jiff importants, la réglementation a demandé un management supplémentaire. Alors oui, j’ai envie de faire jouer des jeunes. Mais cette fin de saison sera plutôt dédiée aux joueurs qui méritent de jouer. C’est toujours le cas, mais pour finir le championnat, ça le sera encore plus.

En parlant de l’avenir, le journal L’Équipe a annoncé, dimanche, que Pierre-Philippe Lafond serait le futur entraîneur des avants…

M.C. : J’ai été autant surpris que les autres personnes concernées par cette annonce. Malgré les contacts que j’ai avec des entraîneurs des quatre coins du monde depuis de longs mois, pour l’instant, rien n’est signé. Je connais Pierre-Philippe depuis quinze ans. Nous avons eu des échanges comme j’en ai eu avec pas mal d’entraîneurs en tant que directeur sportif, mais il n’y a rien d’acté.

Mais faut-il s’attendre à des changements dans le staff l’année prochaine ?

M.C. : Nous sommes obligés ! Pour l’instant, il n’y a qu’un seul membre du staff sous contrat, Jacques Cronje. Pendant de longs mois, j’ai eu des échanges avec des entraîneurs parce qu’il faut que j’organise et que je mette en place un staff sportif à la hauteur de nos ambitions.

Midi Olympique
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