• Les Romanais du RCRP tout à leur joie après la victoire contre Châteauneuf-Saint-Marcel le 7 avril, synonyme de montée en Fédérale 3.
    Les Romanais du RCRP tout à leur joie après la victoire contre Châteauneuf-Saint-Marcel le 7 avril, synonyme de montée en Fédérale 3. Rugby Club Romanais Péageois / Rugby Club Romanais Péageois
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Beau cadeau

Alors que Valence-Romans va se qualifier pour la phase finale de Fédérale 1, le RCRP a décroché sa montée pour la Fédérale 3 en cadeau pour fêter ses 70 ans.

Romans est promu… en Fédérale 3. On parle évidemment du RCRP, le Rugby Club romanais péageois (entente entre Romans-sur-Isère et Bourg-de-Péage). Cela reste un sacré événement dans une ville qui pue le rugby. Elle est la seule dans le Sud-Est, avec Aix-en-Provence et Toulon, à compter maintenant deux équipes sur le plan national et peut-être bientôt une en Fédérale et une autre dans le monde professionnel. La différence tient tout de même à la taille des villes. Romans ne compte que 33 000 habitants, quand les cités aixoises et toulonnaises en recensent respectivement 143 000 et 169 000, avec les différences de moyens supposés ou réels qu’une telle différence peut engendrer. Mais quand on aime le rugby, on ne compte pas le nombre de licenciés potentiels.
La victoire, dimanche 7 avril, contre Châteauneuf-Saint-Marcel (43-7) a été un petit événement dans la ville, où certains ne se sont toujours pas remis de l’entente entre Valence et feu l’Union sportive romanaise et péageoise (USRP). Et l’accession en Fédérale 3, la deuxième seulement dans l’histoire du club après un aller-retour au niveau fédéral lors de la saison 2003-2004, a été dignement fêté par un club qui la réputation de ne pas lésiner sur les moyens au moment de faire la bringue… « C’est un beau cadeau pour les 70 ans du club », se réjouit le président, Patrick Bodoin. Ils seront fêtés en grande pompe les 29 et 30 juin avec notamment la venue du club anglais ami d’East Grenstead, commune jumelée avec Bourg-de-Péage, et un match avec les anciens promus de Fédérale 3 il y a seize ans.

Une entente cordiale avec le voisin


D’ici là, il y a d’autres échéances. Hier, le RCRP jouait la demi-finale Honneur de la Ligue Aura contre Tullins. Il y aura bien sûr le championnat de France mais aussi la préparation de la montée. Déjà, le manager, Bertrand Cherrier, passé par l’USRP et Montélimar, a confirmé qu’il restait. Son expérience a été précieuse depuis trois saisons, tout comme celle des anciens piliers Jérôme Scapaticci et Mickaël Bittoun. Et la magie de la montée a ramené des sacrés supporters. Doté d’un budget de 120 000 €, le club espère le doubler.

« Mon téléphone n’arrête pas de sonner, sourit Patrick Bodoin. Cela crée une dynamique. »


L’ombre du VRDR ne plane donc pas au-dessus du club. Au contraire, la présence du mastodonte, qui aura bientôt un nouveau siège et terrain d’entraînement à Romans, l’aide à se développer. « J’espère que le VRDR va monter en Pro D2 », ne cache d’ailleurs pas le président, passé par l’USRP de l’école de rugby aux cadets. « Nous n’avons jamais été en concurrence avec l’USRP et nous ne le sommes pas avec le VRDR. » Les deux clubs travaillent ensemble. Des moins de 14 aux moins de 18, les jeunes des deux structures évoluent ensemble, sous l’appellation Bassin Romanais. Et Romans-Péage peut compter sur quatre joueurs espoirs en tutorat, qui n’étaient pas présents lors du match la montée. Le partenariat devrait se poursuivre la saison prochaine. Tout comme l’idée de délocaliser un match au stade Marcel-Guillermoz. Le 20 janvier, la venue d’Eymeux, pour un derby, a rassemblé 1 200personnes ! Le rugby à Romans a de beaux jours devant lui.

Sébastien Fiatte