• Benjamin Urdapilleta laisse échapper la dernière mution castraise.
    Benjamin Urdapilleta laisse échapper la dernière mution castraise.
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Le calvaire des winners

Castres Les Tarnais ne sont pas parvenus à renverser le stade toulousain. la faute à des buteurs en manque de réussite. Rageant.

Il y a des jours où tout leur réussit, et d’autres où… quand ça ne veut pas, ça ne veut pas. Souvent décisifs cette saison, les buteurs tarnais ont été en faillite face aux perches contre Toulouse, lors du derby. Avec 13 points laissés en route (1/6 face aux perches) ainsi que deux drop-goals ratés, Rory Kockott comme Benjamin Urdapilleta n’ont pas réussi à bonifier les actions de leur équipe. Le premier a même touché deux fois le poteau, sans jamais parvenir à trouver la mire. L’Argentin a lui inscrit une pénalité… mais sur quatre tentatives seulement. Les deux joueurs de la charnière, pourtant reconnus pour leur précision, ont donc tout loupé. Trop faible pour des buteurs de cette envergure. Surtout trop peu pour espérer renverser le leader toulousain. "Il y a un goût d’inachevé. C’est regrettable mais c’est comme ça. Si on rentre les points, le score est sans appel et nous aurions eu le bonus offensif", expliquait Christophe Urios. Mais voilà, Castres a manqué de réussite.

"Ils nous ont fait gagner tellement de matchs"

"Il y a des joueurs qui sont passés à côté aujourd’hui " poursuivait le manager tarnais. La charnière du CO en fait partie. "Nous faisons un coup d’envoi directement en touche, nous nous affolons à la fin avec des mauvais choix au pied… " Bref, la marge d’erreur est faible pour les coéquipiers de Mathieu Babillot. Mais ces petits détails, à l’arrivée, coûtent la victoire aux Tarnais.

Quid des drops manqués à la fin (deux tentés par Urdapilleta et un par Kockott) ? "S’il le passe à la fin tout le monde est content c’est sûr mais voilà, ils ne passent pas. Mais à l’image de ces échecs au pied et de ces tentatives, je pense que nous avons manqué de maîtrise, de lucidité et même fait preuve d’impatience. Ce sont des mauvais choix sur le moment qui résument assez bien notre match " analysait Christophe Urios. Mais comment leur en vouloir ? "Ils nous ont fait gagner tellement de matches" rappelait Urios. Un constat identique pour le capitaine du CO, Mathieu Babillot. "Ils ont fait tellement de choses pour nous et pour le club, je ne préfère même pas en parler. "

En face, Thomas Ramos a lui tout réussi. Et avec un 7/7 au pied et auteur des 21 points de son équipe, il a permis aux siens de s’imposer. "Nous savions que leur buteur était en réussite depuis le début de saison et qu’il ne laisserait rien passer ", rajoutait le trosième ligne de Castres.

Au-delà de la défaite à domicile contre l’ennemi intime et de la fin d’une série de six victoires consécutives, c’est le sentiment de frustration qui laisse un goût amer du côté de Pierre-Fabre. Les Castrais pourront se consoler sur les deux points pris contre Toulouse (bonus défensif et bonus offensif). Christophe Urios va, lui, "se calmer, revisionner le match et trouver un plan pour battre Montpellier ", prochain adverse des Tarnais à domicile. Urdapilleta et Kockott sont donc pardonnés. En attendant des jours meilleurs…

Midi Olympique
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