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Pro D2

Orgueil Sans préjugé

biarritz Ils étaient venus pour montrer un autre visage que celui présenté face à Colomiers. Pari gagnant pour le BO.

Explosion de joie. Ça rit et ça chante dans le couloir, puis dans le vestiaire. Biarritz fête tout simplement sa victoire. Il n’y avait pourtant rien à glaner dans ce voyage dans le Cantal, si ce n’est de se racheter du faux pas face Colomiers. Matthew Clarkin est fier de ses troupes et le fait savoir. "Nous étions venus chercher la victoire. C’était l’objectif de cette semaine, avouait le directeur sportif au sortir de la rencontre. Ce soir on y est. Donc il n’y a pas de regret à avoir".

Allusion directe au non-match à Aguilera voici 15 jours et qui a coupé court à l’élan et aux ambitions Basques d’aller chercher la dernière place pour les phases finales. "C’est la semaine prochaine qui décidera si notre fin de saison doit être regrettable. Pour l’instant restons concentrés sur notre victoire de ce soir et fêtons-là comme il se doit".

Du jeu dans le désordre

Car ils se sont employés les coéquipiers de Maxime Lucu pour tordre le cou à des Cantaliens qui jouaient leur survie en Pro D2. Une entame compliquée car sous pression. Menés 6-0 à la 18e, les Biarrots vont alors montrer les crocs. Avec une volonté affichée de ne pas baisser la tête, Biarritz joue et s’amuse. "Dans ce match, le danger aurait d’avoir notre moral plombé par ce match raté face à Colomiers. Donc toute la semaine on a travaillé sur du positif", poursuivait le directeur.

Sous la houlette d’une charnière inspirée, le BO relance tout. Les Basques se heurtent très longtemps à la défense cantalienne. Contrariés sur leurs lancements de jeu, bousculés en mêlée et perturbés en touche, c’est dans le désordre et la fulgurance qu’ils trouveront leur salut. Chaque pénalité dans le camp aurillacois sera jouée à la main. Une pression inefficace sur le début, faute d’une transmission précise, d’une mauvaise dernière passe, d’un ballon tombé…

"On a voulu se faire plaisir, faire un bon match sans trop penser au résultat en fait. Cela nous a souri, confirmait le centre Ilian Perraux. On s’était dit qu’on devait bien finir ensemble et cette victoire est un vrai plaisir, sous la pluie, le froid, cela permet parfois de se ressouder. On a envoyé un petit peu de jeu, mais surtout du combat". Dur avec les siens tout de même car le jeu, c’est bien le BO qui l’a fait.

Preuve en est sur le premier essai, une fulgurance de Doubrère, la vista de M. Lucu derrière la défense, Perraux au relais au pied et Artru plus rapide que tout le monde. Pour le second, c’est une récupération dans les 22, un jeu long au pied et une pression immédiate sur l’ailier aurillacois. Faute au sol, pénalité jouée très vite puis essai de filou de Doubrère.

Vendredi soir, Biarritz a été orgueilleux dans sa réaction, n’a rien lâché sans jamais préjugé de l’adversité. Les Basques ont pris du plaisir et relevé la tête. C’est tout bon pour la semaine prochaine, pour la saison prochaine.

Midi Olympique
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