• La capitaine Karine Gesneau-Rivière (en bas) et Adeline Legembre sont très attachées au ballon ovale. Photo DR
    La capitaine Karine Gesneau-Rivière (en bas) et Adeline Legembre sont très attachées au ballon ovale. Photo DR
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Féminines

Un club, deux entités

Pour l’essor du rugby féminin en Maine-et-Loire, le rassemblement des Saumuroises et Seichoises est une chance.

Le rugby féminin a existé à Saumur, il suffisait de ranimer la flamme. Il y a trois ans, Mélanie Chollet a soufflé sur les cendres froides et le feu a repris. Pour l’attiser, elle a pu compter sur Adeline Legembre que la passion du rugby dévore depuis qu’enfant, elle suivait au rugby son talonneur de papa. L’élève infirmière aime raconter comment bon nombre de filles ont très vite adhéré au projet d’un rugby à VII mais aussi les limites apparues par manque d’effectif. La suite des évènements changea le cours de l’histoire : "Ça a bien fonctionné. Nous avions de bons résultats mais nous manquions d’effectif alors nous nous sommes rapprochés des filles de Seiches-sur-le-Loir engagées en loisir." Le rassemblement du Saumur Rugby et du RC des 3 Rivières a véritablement décollé cette saison et ses excellents résultats en témoignent.

Adeline Legembre les juge même "exceptionnels". Pour autant, même si les cadettes ont ouvert une voie en jouant au sein d’une équipe départementale, l’heure n’est pas à une fusion qu’elle repousse en avançant les arguments partagés par l’ensemble du collectif de la capitaine, et Seichoise, Karine Gesneau-Rivière : "Nous voulons garder une identité par club, on défend nos couleurs et nous n’avons jamais eu de soucis de positionnement. Il n’y a pas la moindre différence entre Saumuroises et Seichoises, nous sommes toutes à égalité, au même niveau et nous sommes là pour jouer ensemble."

Forces mutualisées

Le discours empreint de sagesse et de volontarisme ne peut que satisfaire l’encadrement composé d’un entraîneur saumurois, Olivier Legembre le papa, et de deux Seichois, Hervé Nicolas et Arnaud Hourdayer, lesquels œuvrent au côté du dirigeant Frédéric Chadeneau. Le fonctionnement est planifié, le mardi chacun s’entraîne chez soi, le jeudi, l’entraînement commun se déroule sur les deux sites en alternance distants de 50 km. Pour compenser le handicap d’un territoire qui n’est pas acquis au rugby mais sur lequel un engouement pour le rugby féminin se manifeste, les forces et les ressources sont mutualisées. Et chez les jeunes la relève est annoncée. Autant d’éléments qui tracent une perspective énoncée par Adeline : "On aimerait rester en entente avec les copines de Seiches et pratiquer à XV, même si le jeu à 10 nous plaît. Mais pour franchir ce pas nous devons recruter." Pour ne pas gâcher l’embellie, les filles de Maine-et-Loire s’engagent à tout donner, et leur promesse sera tenue. G. P.

Midi Olympique
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