• Les Châteaurenardais peuvent souffler : ils ont gagné leur accession en Fédérale 1. Derrière la joie, il y aussi pour tout ce groupe une pensée émue pour leur manager trop tôt disparu. Photo DR
    Les Châteaurenardais peuvent souffler : ils ont gagné leur accession en Fédérale 1. Derrière la joie, il y aussi pour tout ce groupe une pensée émue pour leur manager trop tôt disparu. Photo DR
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Fédérale 2

Sud Est : Châteaurenard, des larmes à la joie

Après un début de saison difficile, marqué par un match nul et trois défaites, mais surtout par le décès du manager, Daniel Saubier, fin octobre, Châteaurenard a resserré les rangs et décroché l’accession en Fédérale 1.

Les heureux vainqueurs d’un billet pour l’étage supérieur sont connus depuis huit jours. En Fédérale 2, Châteaurenard a réussi son pari, décrocher l’accession au plus haut niveau fédéral, au terme d’une saison qui n’aura pas été un long fleuve tranquille. Avec 79 points seulement décrochés en championnat, et sept défaites concédées au final, Châteaurenard a été le leader le moins prolifique et le plus accroché. Cela a peut-être été un mal pour un bien. Des quatre formations du secteur - avec Rumilly, Villefranche-sur-Saône et Issoire - promues, elle a finalement été la seule à engranger quatre victoires lors des deux premiers tours des phases finales et à conquérir son billet sans trop trembler. "Beaucoup de joueurs cadres avaient arrêté en fin de saison dernière, rappelle l’entraîneur des avants, Stéphane Fabre. Le groupe est monté progressivement en puissance. Nous avons finalement terminé avec un très bon match à domicile pour décrocher la montée. Mais le début de saison a été très difficile."

Tout le club et l’équipe ont évidemment été marqués par le décès du manager, Daniel Saubier. Le double champion de France Groupe B avec le club en 1992 et 1994, s’est éteint à la fin du mois d’octobre, emporté par un cancer des poumons en quelques mois. "Cela a été très vite, souffle le président, Laurent Poupart, qui a pris la succession de Pascal Pradet et Thierry Bertrand l’été dernier. Il a été hospitalisé en septembre et nous a quittés très vite."

Quel plus bel hommage pouvait lui rendre le groupe de joueurs que d’aller chercher cette accession qu’il appelait de tout son cœur. "Il m’a lancé, rappelle Stéphane Fabre, qui a le maillot du club greffé au corps. Il avait participé à la mise en place de la saison. Cela a été ardu."

Davantage soudée

Nacim Bouali a repris en partie son rôle de manager pour accompagner l’ancien troisième ligne et Fabrice Sergeant, l’entraîneur des trois-quarts. Après un match nul et trois défaites - à l’extérieur en raison de travaux au stade - une délocalisation pour une suspension de terrain et deux victoires d’un point pour lancer enfin la saison, l’équipe a trouvé la bonne carburation. "Je ne suis pas certain que l’équipe était meilleure que l’année dernière, mais elle était plus soudée", explique le président.

Cela pourrait aider pour la suite, à commencer dimanche prochain en quarts de finale, contre Rumilly. Après tout, le tenant du titre en Fédérale 2 n’est autre que le voisin, Bédarrides-Châteauneuf-du-Pape. Et les équipes du secteur Sud-Est vont souvent loin en championnat de France (cinq titres sur les huit dernières saisons, et une équipe finaliste). Alors forcément, à trois matchs du Bout de bois, on commence à y penser un peu.

Sans oublier qu’en coulisses, la priorité reste de se structurer, pour tenir le choc à un niveau beaucoup plus exigeant. "Nous avons de belles infrastructures, avec une deuxième salle VIP et une salle pour les accueillir après les matchs. " Entre dix et quinze recrues sont espérées pour tenter de tenir le choc. "Nous serons une petite cylindrée en Fédérale 1", prévient le président. Cela n’empêche pas de rêver.

Sébastien Fiatte
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