• Bernard Laporte doit gérer des problèmes internes de la FFR
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Horizons

Laporte claque la porte du Bureau fédéral

Samedi, le Bureau fédéral a acté la démission de Thierry Murie, responsable du rugby amateur. La question de son remplacement a mis le feu aux poudres.

Samedi matin, les murs du CNR ont tremblé. Lors du Bureau fédéral, Bernard Laporte a piqué une très grosse colère contre ses équipes alors que des débats devenaient houleux entre certains dirigeants à propos de la succession de Thierry Murie. Ce dernier, vice-président en charge du rugby amateur, a démissionné il y a une quinzaine de jours.

Appui inconditionnel de Laporte, élu au comité directeur, Murie a décidé de prendre du recul en raison "d’une incompatibilité avec certaines personnes de l’équipe dirigeante sur la vision et le management de l’institution", selon ses propres termes. Murie assure toutefois qu’il reste "au soutien de Bernard que je respecte profondément". Sans jamais le nommer, Thierry Murie ne souhaite plus travailler sous la tutelle de Serge Simon.

Manque de communication

Samedi matin, c’est la présentation du plan de remplacement de l’ancien président de La Seyne qui a mis le feu aux poudres. Il est prévu que Maurice Buzy-Pucheux, Marie-Pierre Pagès et Jean-Michel Arazo se répartissent les tâches jusqu’ici dévolues à Murie. Selon nos informations, le Secrétaire général, Christian Dullin, a découvert cette nouvelle organisation et il s’est ému de n’avoir pas été tenu informé, comme il avait déjà déploré avoir découvert sur le tard l’organisation de la consultation "pour ou contre un sélectionneur étranger". L’échange fut musclé avec Serge Simon et Christian Dullin a lui aussi menacé de démissionner.

C’est alors que le président Bernard Laporte est sorti du silence pour dénoncer ces "bagarres de cours d’école" et placer les membres du Bureau devant leurs responsabilités. En suivant, il a quitté la salle, laissant la réunion se terminer sans lui.

Changement d’équipe ?

Toute la journée de samedi, la rumeur d’une démission du patron fédéral a circulé. Après la victoire du Stade toulousain, juste avant de quitter le salon Elyséum du Stade de France, le président de la FFR nous a démenti l’information : "Non, c’est faux. J’irai au bout de mon mandat, et je me representerai certainement avec une équipe renouvelée dans ces grandes largeurs".

L’incident illustre le désaccord entre certains membres du premier cercle de Laporte. Serge Simon concentre sur sa personne de nombreuses critiques. Depuis quelques mois, il est en conflit avec Claude Atcher (directeur de France 2023), et plusieurs élus au Comité directeur. Du côté de la FFR, on tranche : "Cela ne doit pas être la rue du Colisée qui dirige la FFR" nous confiait un responsable fédéral, manière de sous-entendre que le comité d’organisation à la Coupe du monde 2023 (domicilié à cette adresse) avait pris la main sur la Fédération. Ce dimanche, Claude Atcher se refusait à tout commentaire à propos des attaques dirigées vers le Gip et sa personne. Un élu fédéral terminait : "On doit profiter de ce qui s’est passé samedi pour faire l’union sacrée autour de Bernard Laporte et travailler pour lui et pour la FFR."

Il faudra attendre un peu pour connaître la suite et les conséquences de ce Bureau fédéral. Bernard Laporte n’a pas voulu s’étendre sur ce sujet. Pour l’heure, il dit vouloir se concentrer sur la prochaine réunion du Comité des 6 Nations, ce lundi à Londres, qui doit se positionner à propos de la Ligue Mondiale et des droits commerciaux des 6 Nations. Le président de la FFR pourrait répondre favorablement aux demandes fédérations britanniques et prendre de nouvelles responsabilités au sein de cette institution.

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