• Avec deux beaux essais inscrits en demi-finale, les Courbevoisiens ont montré qu’ils savaient déployer leur jeu. Photo Ivan Tessier
    Avec deux beaux essais inscrits en demi-finale, les Courbevoisiens ont montré qu’ils savaient déployer leur jeu. Photo Ivan Tessier
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Fédérale 3

Un moment de grâce

COURBEVOIE SE PRéSENTE AVEC TOUTES SES FORCES VIVES. Leur COHéSION COLLECTIVE leur AUTORISE TOUS LES ESPOIRS DE CONQUéRIR LE PREMIER TItRE NATIONAL du club.

À mesure que la saison est montée en intensité, jusqu’à la demi-finale de la semaine dernière remportée contre Saint-Marcellin, qui est devenue son pic de performance, cette équipe de Courbevoie a développé une cohésion collective qui force le respect. À quel moment a-t-elle fait basculer cette demi-finale ? En réalisant ce début de deuxième mi-temps tonitruant qui lui a donné deux essais d’avance ? En défendant ensuite de façon acharnée, alors que pendant vingt minutes en infériorité numérique, elle a été acculée ? On compte dans cet interminable espace-temps trois minutes durant lesquelles les Courbevoisiens ont évolué à treize contre quinze, et le bilan de cette période se solde à zéro point encaissé alors que l’adversaire produisait un effort monstrueux. On compte aussi dans leur production ce drop de fin de match de l’ouvreur Bajard, qui a fini de doucher les espoirs adverses. Tout est réuni en ce moment dans ce groupe, sa morgue offensive et son esprit d’entreprise, sa hargne défensive et sa capacité à encaisser la pression, jusqu’à cet opportunisme signifié par ce drop-goal libérateur. "À la fois nous sommes rincés par cette saison à rallonge, et à la fois nous sommes légers par cet état d’esprit qui nous porte, raconte le capitaine Thomas Bournac, qui forme avec son frère une fratrie au centre de l’attaque. Saint-Marcellin, c’était vraiment rugueux. Le match le plus rugueux de la saison, et nos adversaires ont su y rajouter du volume de jeu. Il a vraiment fallu que nous soyons au rendez-vous pour faire front. C’est notre qualité que nous découvrons à mesure que se déroulent ces matchs. Nous sommes devenus capables de mettre en place ce que nous savons faire dans les grands moments."

Comme à son habitude, l’entraîneur Dominique Rose ne fournira son équipe qu’à l’occasion du dernier entraînement de ce soir. Et comme ce sera sa dernière composition qu’il élaborera avec son collègue de duo Taleb Tounsi, puisqu’il a décidé de partir en retraite. "Je ne vais pas changer mes vieilles habitudes."

Avec Amhil ?

Il dispose de tout son groupe, et comme à l’ordinaire en fonction du profil de l’adversaire, il mettra en place quelques rotations. La seule incertitude concerne la présence du pilier Mourad Amhil. Les dirigeants de Courbevoie ont fait convoquer en urgence mardi matin la commission de discipline pour faire prononcer la clémence sur son carton rouge reçu la semaine dernière en fin de match (85e) sur une bagarre générale de dépit. Absent lors de la demi-finale, le président Bertrand Nicol sera bien présent, lui qui avait rechaussé les crampons une dernière fois pour le match de la montée, quand les deuxième ligne manquaient. Il a fait écourter d’une semaine son voyage d’affaires en Chine pour rentrer à temps. " J’avais acheté un forfait web pour l’avion et j’ai suivi la demi-finale à dix mille mètres d’altitude par notre live Facebook, racontait-il en début de semaine depuis la Chine. Quel bonheur ! Ce club n’a jamais remporté de titre national. Nous sommes dans un moment de grâce qu’il faut convertir, confrontés à un adversaire prestigieux. Quel moment pour nous tous !"

Midi Olympique
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