• Les joueurs sang et or exultent : ils succèdent au SO Avignon au palmarès du championnat de France Élite 1. Photo Christophe Barreau
    Les joueurs sang et or exultent : ils succèdent au SO Avignon au palmarès du championnat de France Élite 1. Photo Christophe Barreau CHRISTOPHE BARREAU -
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Rugby à XIII

La remontada catalane !

Les Catalans ont renversé une rencontre largement à l’avantage de leurs adeversaires à la mi-temps. Ils sont champions de France.

C’est sous la chaleur accablante de la cité épiscopale tarnaise que les deux premiers du championnat se sont affrontés.Une finale ayant un goût de revanche après la victoire de Carcassonne XIII en Coupe de France 22-16 face à Saint-Esteve XIII catalan, il y a trois semaines. Malheureusement l’ombre de la cathédrale d’Albi, pourtant classée au patrimoine mondial de l’Unesco, n’a pas été assez bienfaitrice pour remplir les tribunes du Stadium municipal. Le public des amoureux treizistes ayant eu peur, à juste titre, de trop souffrir de la chaleur en ce samedi de canicule. Tant pis pour eux car quel match ! Menés 22 à 4 à la mi-temps les Catalans nous ont offerts une remontada digne de ce nom en infligeant un 28 à 4 en seconde période. à croire que la Catalogne devient le pays des remontées fantastiques !

Pourtant, en première période le souffle chaud du dragon n’a pas mis à mal le mur carcassonnais. La réserve des Dragons Catalans s’est heurtée sur la défense audoise. Privés de ballons, inefficaces en attaque, on donnait peu cher de la jeunesse catalane. D’ailleurs le score sans appel de 22 à 4 pour les Audois ne souffrait d’aucune contestation. Etait-ce la température ou l’importance de l’enjeu mais les jeunes dragons semblaient tétanisés, incapables de produire du jeu quand ils récupéraient quelques ballons laissés par leurs adversaires. Rien ni faisait, même les pauses fraîcheurs ne changeaient pas la donne. L’essai marqué par Benjamin Pomeroy à la vingt-quatrième minute était l’arbre qui cachait la forêt.

Mais, mais... Dans les entrailles du Stadium municipal d’Albi les murs ont dû trembler à la mi-temps car Saint-Estève revenait transfiguré. Claquant deux essais coups sur coups dès la reprise par Paul Seguier et un Arthur Mourgue virevoltant, ils revenaient à portée de fusil de leurs adversaires. Deux essais plus tard de Ugo Perez et d’Alexis Meresta bonifiés par un Robin Brochon étincelant, ils prenaient l’avantage au score. Ce dernier claquait deux pénalités supplémentaires, les réservistes catalans s’adjugeaient alors le titre de champion de France. Un sacre mérité à la vue de l’abnégation que les hommes du capitaine Joan Guash ont mis en seconde mi-temps. Là où d’autres auraient lâché à juste titre, ces jeunes ont tout donné pour offrir un final haletant aux supporters. Ils n’ont laissé que des miettes à leurs adversaires carcassonnais, faisant mouche quasiment à chaque offensive.

Une revanche au courage

Sans doute ont-ils puisé dans la défaite en Coupe de France sur leur terre de Gilbert-Brutus les ressources nécessaires pour ne pas finir leur fantastique saison par une deuxième défaite en finale face au même adversaire.

Faisant montre d’un courage exemplaire ils ont su retourner une situation mal engagée en revenant du diable Vauvert. La nuit va être longue devant le Castillet et les « remontadas, remontadas », risquent de s’envoler longtemps dans la nuit perpignanaise.

Bravo à cette jeunesse et sa fougue qui serviront d’exemple à leurs ainés.

Renaud SOREL
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