• L’habituel « selfie de la victoire » pour l’équipe réserve lors de la saison 2018-2019. Photo DR
    L’habituel « selfie de la victoire » pour l’équipe réserve lors de la saison 2018-2019. Photo DR
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Fédérale 2

Rillieux-la-Pape : Petit deviendra grand

Pour devenir pérenne dans les hautes sphères du niveau amateur, Rillieux doit recruter et se reconstruire. Mais à quel prix ?

C’était en 2014. Le club de la banlieue lyonnaise jouait encore dans cette division qu’on appelle aujourd’hui la pré-fédérale. Sous les ordres de Bernard Buisset et Stéphane Michot, Rillieux-la-Pape atteignait de nouveau la Fédérale 3. Depuis, quatre années se sont écoulées, durant lesquelles, coachs et effectif ont évolué pour enfin monter dans cette tant désirée Fédérale 2. Les hommes d’Alexandre Verri réussissaient grâce à l’impulsion du nouveau président Nicolas Trompille, à trouver les ressources financières et humaines pour atteindre cet objectif qui n’est qu’une étape pour voir plus grand dans les prochaines années.

Quand ambition rime avec changements

"Si on avait continué à jouer en Honneur on serait devenu alcoolique ", ironise Arthur Guillaud, formé au club depuis l’âge de 9 ans. Rillieux-la-pape a toujours joui de cette réputation qui fait celle des petits clubs de la région et de toute la France. Fêtarde, qu’importe si la victoire ou la défaite ponctuait le match du dimanche à 15 heures. Mais à chaque échelon que le club parvenait à gravir c’était un pas de plus vers l’exigence.

Un concept qui peut effrayer les plus grands puristes des clubs amateurs. "Au début, je n’étais pas pour monter. Je ne voulais pas perdre l’ambiance amateur et cette ambiance de copains. Quand Nicolas Trompille est revenu au club, il a bien fait les choses. Un recrutement intelligent avec des bonnes personnes avant tout et des bons joueurs par la suite ", se confie Geoffrey Guillemaud, joueur puis entraîneur de la réserve. Il aura connu tout au long de ses vingt-quatre saisons dans le même club, la relégation et la montée avec des souvenirs de musiques chantées à tue-tête devant un bar où se mélangeaient pichets vides et verres renversés. Il le dit avec sincérité : "J’ai toujours fait passer le club avant moi." Avant d’ajouter, un brin effrayé, "la montée en Fédérale 1, ce sera bien pour le club, la ville, les jeunes mais je pense qu’on risque de perdre ceux de ma génération. Ils vont partir parce qu’il n’y aura plus de réserve. "

Cette saison, une dizaine de joueurs issus de la formation rilliarde ont évolué, certains plus que d’autres, avec l’équipe première. Un savoureux mélange avec des recrues qui ont permis la montée au niveau supérieur. La réserve, elle, est essentiellement composée de joueurs formés aux clubs. "On se connaît tous bien en réserve et tant que les nouvelles générations garderont le même esprit je suis confiant pour que le club garde ce côté amateur et familial ", se rassure Romain, frère cadet de Geoffrey.

Rillieux a hérité de la poule du Nord avec des clubs comme Antony-Métro 92, Orsay, Meaux ou encore Ris-Orangis. "De longs trajets qui nous laissent du temps pour continuer les troisièmes mi-temps dans le bus ou le train", sourit Geoffrey, afin d’intégrer un peu plus les nouveaux venus et faire en sorte de garder cet esprit de clocher. Rillieux s’apprête donc à vivre sa deuxième saison en Fédérale 2 avec l’objectif de rester ambitieux et de se qualifier pour les phases finales. Toujours sans oublier de rester une équipe avec du cœur.

Date de création : 1967

Nombre de licenciés : 300

Plus haut niveau atteint : Fédérale 2

Palmarès : Los Borrachos, beach-rugby Barcelone

Budget : 350 000 €

En 2018-2019 : Fédérale 2, 7e de la poule 2

Dylan MUNOZ
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