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Portraits

Ruel-Gallay : À la recherche du temps perdu

Après deux années de galères, l’ailier montalbanais Ruel-Gallay retrouve la pleine possession de ses moyens. Il revient aux affaires avec une faim de cadet !

Il compte bien redevenir la terreur des en-buts, cette bombe du bout de ligne qui bonifie tous les ballons qu’il touche. Il ne lui manque pas grand-chose. Un peu de temps de jeu et quelques mètres d’espace devant lui pour faire taire les critiques et retrouver la confiance qui lui manque tant. Yan Ruel-Gallay est à nouveau apte à jouer au rugby et cela va faire mal !

Pourtant, il y a deux ans, l’homme a subi une grave blessure qui a mis un sérieux frein à sa carrière. Une rupture totale des ligaments croisés postérieurs d’un genou, nécessitant une lourde opération et une longue rééducation. Cette blessure, même soignée, greffée sur la mécanique précise du corps de l’athlète, affecte les hanches et les ischios. Le retour est plus long et difficile que prévu. Pendant ce temps, l’USM avance, sans Yan. Lui se morfond, traverse même une "petite phase de dépression" qu’il surmontera finalement, en compétiteur, grâce à l’appui de sa famille et de ses coéquipiers.

À force de travail, il réussit à dompter les maux et redevient un joueur de rugby. Mais le train est passé, les coachs ne lui font plus confiance. Le joueur de 31 ans compte bien sur cette nouvelle saison et la remise à plat de l’effectif pour retrouver temps de jeu et redevenir ce qu’il a toujours été : un redoutable finisseur, capable de "planter" dix essais sur une saison (2015-2016 et 2013-2014) pour un total de 41 réalisations sous les couleurs montalbanaises, qui font de lui le meilleur marqueur du club encore en activité. Il faut bien dire que le joueur, débarqué de Bourgoin en 2011, a tout connu dans la cité d’Ingres. Des affres de la Fédérale 1 à la joie des titres et des phases finales. Il fut l’un des principaux artisans de la montée du club en Pro D2 après l’implosion de feu le MTGXV. Il est, avec Serge Sergueev, le dernier des Mohicans à avoir connu cette période à la fois si difficile et si riche d’enseignements.

Un nouveau cycle

Yan entend bien croquer à pleines dents dans la nouvelle aventure qui s’offre à lui et à son club : "C’est une nouvelle histoire qui commence. Les coachs ont de l’idée, leur plan de jeu est ambitieux. On devrait pouvoir déployer de belles attaques et donner du plaisir aux gens. On s’attache beaucoup à cette notion de plaisir parce qu’il nous avait un peu quittés ces derniers temps."

Amoureux de son club, Yan veut faire taire les critiques : "La saison dernière, les gens parlaient beaucoup de Montauban mais très rarement en bien. J’aimerais que cela change et que les gens se souviennent des belles choses que l’on a accomplies." Pour écrire de nouvelles pages à l’histoire montalbanaise sait que ses coéquipiers devront être au diapason. "YRG" est donc l’une des chevilles ouvrières de l’intégration des nouveaux, à qui il réserve quelques surprises. Montalbanais un jour, Montalbanais toujours !

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