• "Je suis conforté dans mon envie d’entraîner"
    "Je suis conforté dans mon envie d’entraîner"
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Entretiens

Petitjean : « Je suis conforté dans mon envie d’entraîner »

L’ancien ouvreur du Stade aurillacois a choisi de passer de l’autre côté de la barrière. Après un an d’apprentissage, il ne regrette pas sa décision.

Midi Olympique : Comment s’est passée cette transition de joueur à entraîneur ?

Maxime PetitJean : Plutôt bien et d’ailleurs je tiens à remercier chaleureusement le club et les dirigeants pour cela. Pour autant, j’avoue que les deux ou trois premiers mois ont été assez durs à vivre parce que j’avais vraiment encore cette envie de jouer. Donc moralement compliqué au départ, mais très vite j’ai pris le dessus et du plaisir dans mes nouvelles fonctions, même si je n’avais aucun contrat l’an dernier et que j’ai fait cela sur mon temps libre. J’ai énormément appris en une saison aux côtés de Thierry (Peuchlestrade) et cela m’a conforté dans mon envie d’entraîner, d’en faire mon métier.

Vous passiez des diplômes en même temps ?

M.P-J. : Oui. J’avais déjà commencé mon apprentissage un an auparavant, sur ma dernière saison de joueur. J’ai validé mon DE Rugby en juin dernier. Du coup le club m’a fait une proposition de contrat que j’ai accepté.

Quel regard posez-vous sur le rugby après avoir été "patron" sur le terrain comme capitaine et maintenant en se retrouvant sur le banc ?

M.P-J. : Il n’y a pas trop eu de différences en fait. Déjà sur le terrain j’étais assez exigeant avec mes coéquipiers. Cela m’arrivait même, quelques fois, de prendre quelques entraînements quand j’étais joueur. Du coup, sur la forme, cela n’a pas changé grand-chose. En passant les diplômes, je voulais juste réussir à mettre cette petite "barrière" avec mes anciens coéquipiers qui, pour la plupart, sont des amis. Il a fallu trouver le juste milieu. Tout le monde a bien respecté les choses et a bien compris que j’avais changé de statut.

Quel est votre rôle au sein du staff ?

M.P-J. : Comme l’an dernier, je serai entraîneur des trois-quarts avec Thierry (Peuchlestrade). Après, j’aurai un petit œil plus prononcé sur l’organisation offensive et sur tout ce qui est jeu au pied. En plus de cela, je vais m’occuper de l’organisation défensive avec Mathieu (Lescure). Ce sera le petit plus de cette saison. Tom (Palmer) étant parti (à Rouen), il a fallu trouver des solutions en interne et comme on s’entend bien avec Mathieu, on devrait s’en sortir.

Quel regard posez-vous sur la saison écoulée ?

M.P-J. : Elle a été super compliquée. On s’est retrouvé en position de relégable lors de la dernière journée. Mais bon, on s’est mis dans cette situation tout seul. Il y a d’ailleurs pas mal d’enseignements à tirer, je pense notamment aux matchs à l’extérieur qu’on a bien souvent complètement lâchés, où on a bien souvent été inexistants, voire catastrophiques sur certains matchs. Dans ce championnat toutes les équipes sont capables de gagner et de ramener des points de n’importe où. Chose que nous nous avons été incapables de faire. Malgré tout, on s’est rendu compte que lorsqu’on avait l’épée au-dessus de la tête, on était capable de faire de grandes choses à l’image du dernier match à Nevers. J’espère qu’on en retirera les enseignements.

Quid du départ de Joris Segonds ?

M.P-J. : C’est une grosse perte. On ne va pas se le cacher. Je suis le premier satisfait pour lui après deux belles saisons à son actif et des sirènes du Top 14 qui ont sonné. Maintenant, le recrutement est plutôt correct avec deux, voire trois joueurs qui peuvent jouer à l’ouverture. À nous de bien les former et tout ira bien. C’est un poste où il faut du temps de jeu et de la confiance.

Professionnellement, la suite c’est quoi ?

M.P-J. : J’ai signé un an avec le Stade. Mon ambition, comme quand j’étais joueur, c’est d’aller le plus haut possible. Je suis encore en apprentissage. Je compte bien me servir de cette année pour gagner plus en expérience. Maintenant, je suis quelqu’un de très ambitieux, bien évidemment que si Aurillac me repropose quelque chose, j’étudierai cela, mais je suis ouvert à toutes propositions et si je dois aller ailleurs alors j’irai. 

Jean-Marc AUTHIE
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