• Les Bayonnais de Guillaume Rouet ont manqué de précision mais ont progressé en défense par rapport à la rencontre face à Pau
    Les Bayonnais de Guillaume Rouet ont manqué de précision mais ont progressé en défense par rapport à la rencontre face à Pau Pablo Ordas / Pablo Ordas
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Bayonne - Perpignan : dernières copies brouillonnes

Globalement dominé par Bayonne, le match a laissé un goût d’inachevé surtout pour les vainqueurs. Mais les intentions étaient bien présentes des deux côtés.

Impressions mitigées de chaque côté. Et davantage du côté basque. Les approximations ont été nombreuses pour les uns et les autres, que ce soit en conquête ou dans le jeu. Le contraste a été plus net chez les Bayonnais. « Le bon point, c’est la victoire, assure du bout des lèvres Peyo Muscarditz. C’est le seul à retenir. On a eu l’occasion de poser notre jeu et on n’a pas su le faire à cause de nos erreurs. » Si l’Aviron a été privé de ballons en première période, il a pu s’appuyer, encore une fois, sur sa défense. Avant de déborder son adversaire par la suite sans qu’il y ait contestation. Alors, les propos d’Antoine Battut sont venus nuancer ceux du trois-quarts centre. « Certes, on a manqué de précision. On a su aussi faire de bonnes choses. Défensivement, ce n’était pas trop mal. On a réussi des lancements travaillés dans la semaine. Ce match a été bien choisi face à une équipe bien huilée. Contre le Stade français, on a rivalisé dans la densité, face à Pau, une équipe de mouvement, on a vu qu’il y avait du boulot en défense. Et finalement, contre Perpignan, on a remarqué une progression dans ce secteur. Mais notre conquête a été sinusoïdale. On a alterné le meilleur et le pire. »
Après un début difficile, les Bayonnais ont su se ressaisir en mettant de l’ordre devant. Un ballon porté leur a permis de passer devant au score et, ensuite, en se montrant réalistes, de prendre le dessus avec deux autres essais. Malgré tout, les Catalans sont sortis la tête haute, ayant lutté à « armes égales pendant un moment », selon Mathieu Acébès. « On s’était donné des objectifs sur l’état d’esprit, continue l’ancien Bayonnais. On a répondu présent dans le dynamisme, le déplacement, l’envie. Tout a été pas mal sauf la concrétisation de nos actions en première mi-temps. Affronter une équipe dynamique comme Bayonne, juste avant le championnat, au niveau de l’intensité, c’était positif, malgré la défaite. »

Dernier gros test

Si, bien sûr, quelques lacunes sont apparues, ce dernier gros test, après une confrontation face à Montauban, équipe supposée moins consistante que Bayonne, a rassuré les Catalans avant l’ouverture du championnat. « On a su proposer de bonnes choses, confirme Damien Chouly, notamment sur l’entame de match. Après on a n’a pas su finir les coups et, en défense, conquête, il reste pas mal de boulot. Mais c’était un bon test face à un gros pack. On a répondu présent, on les a mis à mal au début. Même si l’on joue jeudi, on aura le temps de bien récupérer. De toutes façons, Béziers, on l’a dans un coin de notre tête depuis le début de la préparation. On ne prépare pas un tel match en trois jours… »
Cette référence au début de la compétition était bien évidemment présente à Bayonne aussi. Sans appréhension. « Il faut juste qu’on travaille vite la conservation du ballon. C’est vraiment le point à peaufiner. L’envie est au rendez-vous mais cela ne suffira pas. Maintenant, l’important pour nous ce sera de gagner très, très vite notre premier match. Il faut jouer un ton au-dessus. Parce qu’au Racing, ce sera largement au-dessus. On l’a répété. » Même problématique pour Perpignan au niveau du Pro D2. S’engager sans retenue. « On est en gros progrès au niveau de la défense, souligne Patrick Arlettaz. On en a fait une priorité. Je suis satisfait en attendant de l’être pleinement contre Béziers. » Éclairages cette semaine pour les uns comme pour les autres. 

Edmond Lataillade
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