• Match amical - Julien Blanc (Brive) contre le Racing 92
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Top 14

Bordeaux - Brive : par amour du jeu

Remplaçant l’année dernière à Pau, Julien Blanc entame cette nouvelle saison, dans son club formateur de Brive, avec l’envie de se relancer.

Il y a des soirs où tout fonctionne, ou presque. Le 16 août était l’un d’eux pour le CA Brive. Vainqueurs sur la pelouse de l’Union Bordeaux-Bègles (27-28), les promus ont affiché un beau visage, et ont ponctué leur préparation de la meilleure des manières, avant que les joutes à balles réelles du Top 14 ne reprennent leurs droits la semaine prochaine. Solides et appliqués dans les phases de transition, les hommes de Jeremy Davidson sont parvenus à créer l’exploit à la dernière seconde de la rencontre, laissant Christophe Urios et ses hommes médusés. Auteur d’une première mi-temps remarquée, avec notamment une passe décisive sur le premier essai de Mathieu Voisin, Julien Blanc revient à chaud sur la partie : « Ce qui est intéressant, c’est la dynamique de la saison dernière de Brive avec des victoires autant à la maison, qu’à l’extérieur. Cette victoire va nous amener un peu de confiance c’est certain. On est comme Bordeaux, nous aussi on se lève le matin, nous aussi on va à l’entraînement avec l’envie de faire de bonnes choses. Alors certes, on a perdu les deux derniers matchs (contre Montpellier et le Racing 92 N.D.L.R.), mais cette victoire est symbolique. Ce qui compte, c’est le contenu et l’état d’esprit affiché par une équipe solidaire qui a marqué à la dernière action, grâce à l’apport de ses jeunes. » Les jeunes, « l’ancien » Julien Blanc (il aura 27 ans en octobre) a conscience du rôle qu’il aura auprès d’eux. Il sera en effet le demi de mêlée le plus expérimenté de l’effectif cette saison, mais sait néanmoins qu’il a beaucoup à prouver dans son club formateur : « Je ne pense pas pouvoir dire que je pars titulaire, car d’un match à l’autre, tout peut basculer. Ce qui va compter pour moi, c’est d’avoir un maximum de titularisations, mais surtout d’être bon sur le terrain, admet-il. C’est sûr que l’année dernière je n’ai pas beaucoup joué… Je suis très content d’être au CAB. Le club m’a donné l’opportunité de venir, alors que je sortais d’une saison très compliquée, je me dois de leur rendre la confiance qu’ils m’ont donnée, en étant bon sur le terrain. »

Jouer, enfin jouer

Titulaire à une seule reprise l’an passé avec la Section paloise en Top 14, le fils d’Éric Blanc devra tenter de faire aussi bien que son prédécesseur Samuel Marques, auteur de soixante points la saison dernière, et qui a fait le chemin inverse, en s’engageant dans le Béarn. Pour autant, ce défi ne lui met pas de pression particulière. Son seul stress, c’est celui de se fondre dans le moule du CA Brive et d’être accepté par ses coéquipiers. D’ailleurs, si le club corrézien s’est attaché ses services, son passage par les tournois d’Hong-Kong et de Singapour avec l’équipe de France à VII n’y est sans doute pas étranger : « C’était vraiment magique ! En plus, le staff m’a appelé alors que je ne jouais pas avec Pau, donc à eux aussi, je leur devais beaucoup. C’était trois semaines géniales qui m’ont permis de découvrir autre chose, avec un niveau encore un cran plus élevé que celui que je connaissais au rugby à XV. Ça m’a redonné de la confiance et de l’amour pour le rugby. Parce que quand on ne joue pas, c’est difficile. À l’époque, je ne faisais que des fitness games, alors que le but quand on prend une licence, c’est de jouer le samedi. On ne la prend pas pour juste faire de la musculation et des entraînements. » Cet état d’esprit revanchard et compétiteur sera sans nul doute une des clés du maintien Briviste cette année dans l’élite. Après avoir tant bataillé pour y revenir, se stabiliser au plus haut niveau du rugby français est bien tout le mal qu’on leur souhaite. n

Samuel Cadène
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