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AS Béziers Hérault

24-20, Béziers crée la surprise à Aurillac

Les Aurillacois se voyaient peut-être beaux après deux victoires. Au sortir d'une première mi-temps calamiteuse, ils se sont cassés les dents sur des Biterrois solides et qui ont capitalisé lorsqu'il le fallait.
 

C'est un Aurillac étonnement fébrile qui a débuté ce match et tout la première période d'ailleurs. Rien dans les pattes avec un Neisen qui manque sa première tentative des 25 mètres légèrement à droite avant de commettre des erreurs de passes. Hormis Kevin Lebreton qui semble dans sa partie, les rouge et bleu bafouille tout. Dominés même sur la conquête, ils encaissent un premier essai sur un ballon par-dessus, au niveau de la médiane, de Pic. On s'emmêle les mains après le rebond et Zénon finit la travail au pied puis sous les perches (0-7, 9e).

Les coéquipiers de Corbex, qui prendra un jaune pour avoir déséquilibré un Biterrois dans les airs après une touche (20e), n'existent pas. Des Aurillacois qui encaisseront d'ailleurs dans la foulée un nouvel essai par Douglas qui casse un rideau défensif sous pression. Nouvelle transformation de Dreuille et Béziers s'échappe (0-14, 23e). Lorsque Meafua voit jaune (29e), on se dit que cela va relancer les locaux. Pas du tout. Salles manquera lui aussi sa tentative des 45 mètres face, alors que Dreuille ne se fera pas prier pour enfiler trois points de plus des 40 en coin. 17 à 0 à la pause, Jean-Alric est éteint et se demande à quelle sauce les Aurillacois vont être mangés en seconde période face à une équipe de Béziers solide, pragmatique, et qui a pris confiance par la force des choses.

Et pourtant, le miracle a bien failli se produire. Peuchlestrade change sa charnière et relation de cause à effet ou pas, les Aurillacois sont méconnaissables. Sur le renvoi, Ojovan gratte au sol et Salles passe la pénalité (3-17, 42e). Des Cantaliens métamorphosés qui font le siège des 22 héraultais durant plusieurs minutes. Pénalités après pénalités, touches après touches, on avance sans marquer... jusqu'à cette interception assassine de Douglas pour une course de 80 mètres qui va crucifier les Aurillacois (3-24, 52e).

On pense que c'est mort, mais Aurillac va livrer une dernière demi-heure de feu. Malgré ce coup du sort, Cassan (61e) puis Dubourdeau (63e) vont planter deux essais, ceux de l'espoir. Quoi que ! Deux essais non transformés qui s'ajoutent à deux pénalités non validés. Ce déficit sera au final rédhibitoire. Aurillac pousse et Aurillac ira encore à dame avec toute la rage de Hewat (20-24, 72e). Les dernières minutes seront tendues et Béziers, malgré deux jaunes à la 55e t 61e, fera bloc et ira chercher une victoire qui s'est construite sur le premier acte. Un bon coup pour Béziers. Un drôle de pied de nez pour Aurillac qui ne se contente que du bonus défensif.

 

Les meilleurs : Amrouni, Ojovan, Lebreton, Hézard, Roussel, Boisset, Dubourdeau, Yobo ; Lafon, Pinto Ferrer, Barrère, Desroche, Meafua, Pic, Dreuille, Tawalo, Douglas.

 

Le tournant du match :

On joue la 51e. Aurillac fait le siège des 22 biterrois depuis dix minutes, au sortir d'un premier acte calamiteux. Malgré 14 points de retard (3-17, 42e)), ils tentent le tout pour le tout pour revenir. On va chercher des pénaltouches plutôt que prendre les points, on sort sa rage au près, on envoie au large. Béziers semble sur le point de craquer... quand Douglas intercepte une passe dans ses 15 mètres. Personne ne le reprendra et, plus de 80 après, il plantera l'essai vainqueur puisqu'au final, Aurillac échouera à quatre petits points.

Jean-Marc Authié
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