• Péméja, coach de Nevers
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Pro D2

Nevers arrache sa première victoire face à Biarritz (33-26)

Le BO est reparti de la Nièvre les poches vides et la tête pleine de questions après un troisième match plombé par un démarrage apathique.

Le résumé

Un premier essai au bout de sept minutes, un 17-0 presque parfait à la demi-heure : face à Biarritz, jeudi soir, Nevers a abordé de la meilleure des manières le « test de caractère » que le manager Xavier Péméja avait fixé à ses joueurs après un début de championnat cauchemardesque. Puis, en quelques minutes après la mi-temps, les sourires neversois se sont figés dans un Pré-Fleuri sonné par deux essais biarrots. 17-17 à la 50: le spectre d’une seconde défaite consécutive à domicile avait à peine le temps de déployer son ombre qu’un essai de Quercy au bout d’une percée féline de l’ouvreur Zack Henry remettait immédiatement l’USON en tête. Solidaires à défaut d’être impériaux, les coéquipiers du capitaine Hugues Bastide ont maintenu ce frêle avantage durant une dernière demi-heure hachée de pénalités pour s’offrir une première victoire au goût de miel.

 

Le tournant

Menés 17-3 à la pause, les Biarrots effacent leur retard en quelques minutes par l’ailier Stark, d’abord sur une interception puis à la conclusion d’une diagonale cousue main de son ouvreur. Le petit matelas de confiance confectionné par les Neversois en première période semble d’un coup déchiqueté. Les pas se font pesants pour repartir jusqu’à la ligne médiane. Et c’est là qu’intervient l’éclair de Zack Henry : impeccable dans son jeu au pied, l’ouvreur anglais montre aussi qu’il sait attaquer la ligne. Mieux, il l’éventre, s’y engouffre jusqu’à l’approche de l’en-but du BO. Son flanker Fred Quercy finit le travail, l’USON reprend la tête et ne la perdra plus.

 

Le geste

Le match a commencé depuis six minutes à peine, les Neversois se rassurent sur les fondamentaux : une touche propre, une pénalité glanée en mêlée. Rien de tel qu’un groupé pénétrant pour se cocooner le collectif : le pack déroule sur 20 m, le Pré-Fleuri rugit, il reste encore 22 mètres à parcourir. Le demi de mêlée Faleali’i extraie la balle, part côté gauche, à la perpendiculaire du sens du jeu. La défense le suit, il la mystifie d’une chistera saisie à hauteur par le centre Naqiri, dont la course tranchante et rectiligne s’achève dans l’en-but biarrot (7-0).

Sébastien Chabard
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