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XV de France

Brunel, une conf au crible

Pour la première fois depuis l'arrivée des Bleus au Japon, le sélectionneur Jacques Brunel est passé derrière les micros, dans l'exercice de la conférence de presse. C'était ce samedi, à l'hôtel des Bleus, pour le lancement officiel (pour la première fois dans le cadre World rugby) de la campagne mondiale du XV de France. Voici ce qu'il faut en retenir.

Fofana incertain, Alldritt, Poirot et Bamba aptes

Ce samedi à l'entraînement, quatre joueurs manquaient à l'appel : Grégory Alldritt (alerte musculaire), Jefferson Poirot (lumbago), Demba Bamba (cuisse) et Wesley Fofana (cuisse). Pour les trois premiers, la réponse du sélectionneur fut sans détour. « Ils seront tous à l'entraînement lundi. Je n'ai aucun doute sur leur participation. » Une assertion répétée sur le pilier bordelais, à la question sur l'identité de son remplaçant éventuel, à gauche de la mêlée (derrière Cyril Baille titulaire). « C'est Demba Bemba qui glisserait à gauche de la mêlée. Il l'a déjà fait en club, on l'a pris aussi pour cette raison. Mais je le répète, je n'ai aucun doute sur la capacité de Jefferson Poirot à tenir sa place. »

Concernant Wesley Fofana, le verdict est moins formel. « On va attendre le début semaine prochaine pour savoir. Wesley est en phase de réathlétisation totale. Il a encore travaillé ce samedi matin, demain aussi. On verra lundi s'il peut participer à cette rencontre. Il a besoin de se sentir en sécurité donc c'est plutôt son ressenti qui va compter. » Le joueur, ce samedi, s'est contenté d'enchaîner des allers-retours, à un rythme soutenu, parfois accompagné dans son effort de Fabien Galthié.

Brunel doit se creuser la tête pour la composition de samedi 21.
Brunel doit se creuser la tête pour la composition de samedi 21. - Icon Sport - Icon Sport

Pour les grandes annonces, il faudra attendre

D'humeur détendue bien que défiante, Jacques Brunel s'en est d'abord bien amusé. « Je vois bien que vous voulez tous en savoir plus sur la composition d'équipe de la semaine prochaine. Mais ça ne sert à rien de poursuivre vos questions sur le sujet, vous ne saurez rien avant jeudi (jour de l'annonce officielle de la composition d'équipe, N.D.L.R.). » La présence (ou non) de Guilhem Guirado au coup d'envoi, notamment, a été l'objet de nombreuses dérobades. « Je ne répondrai pas à cette question. » Puis, quelques secondes plus tard, relancé sur le sujet. « Je le répète : je ne répondrai toujours pas à cette question. » Idem concernant les forces et faiblesses des ouvreurs en balance. « Je ne répondrai à ce sujet qu'après avoir annoncé celui qui jouera. » Donc jeudi. Pour les grandes annonces, on repassera. « Mais d'ici là, ça ne vous empêche pas d'écrire ou de parler. Je sais que vous allez le faire. »

Les médias, ce grand méchant

L'échange a débuté ainsi, initié par la question d'un confrère de l'AFP : « Votre équipe peut-elle faire un moteur du pessimisme global qui l'entoure, que ce soit chez les médias ou le grand public ? » - « Ce pessimisme est celui des médias, monsieur » - « Non, on parle bien des médias ET du grand public » - « Surtout des médias, je persiste ». Jacques Brunel ne combat plus frontalement avec les analyses ou informations qui lui déplaisent dans les différentes parutions médiatiques, comme il a pu le faire à ses débuts de sélectionneur du XV de France. Il n'y a plus de lecture d'un communiqué vengeur ou de prise de parole anticipant la conférence de presse, comme ce fut le cas l'an dernier (avant l'Italie dans le Tournoi des VI nations) ou cette année (après la déroute en Irlande). Il n'en reste pas moins sur une position de défiance. Le contenu des matchs, ne lui en déplaise, est pourtant bien la cible de critiques venues de toute part. Des médias, du grand public, ou encore de nombreux anciens joueurs à 80 sélections (ou plus). Auxquels on retira difficilement leur crédibilité.

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