• L'équipe de Castres regroupée sur la pelouse de Jean-Dauger
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Castres dans le dur

Après être tombés dans leur stade la semaine passée face à l’UBB, les Castrais, amorphes en première période, n’ont guère fait mieux.

C’était le match des revanchards. Battus lors des deux dernières journées, Castres et Bayonne voulaient inverser la tendance et repartir de l’avant. Ce lundi matin, ce sont les Bayonnais qui ont la tête à l’endroit, alors que les Castrais, eux, l’ont à l’envers. Dans ces quelques lignes, nous aurions aimé vous parler du retour de Martin Laveau à Bayonne ou de la domination de Geoffrey Palis sous les ballons aériens. Mais les joueurs castrais avaient reçu l’interdiction, de la part du staff, de parler à la presse. Seul Christophe Samson, s’est présenté en conférence, de longues minutes après son manager. Auparavant, ce dernier avait fait son mea culpa quant aux choix qu’il avait effectués dans son XV de départ. Une façon de protéger ses joueurs ? "C’est moi qui entraîne l’équipe, c’est moi qui prends les décisions, c’est moi qui choisis les joueurs. Je ne suis pas fier de moi. Quand les mecs ne font pas les matchs qu’on attendait, c’est moi le responsable", balayait l’ancien manager du SUA. On veut bien le croire, mais si l’ancien pilier a sa part de responsabilité dans cette défaite, ses soldats sur le pré l’ont aussi. Car ils ont d’abord concédé des pénalités, beaucoup de pénalités. Presque deux fois plus indisciplinés que leurs adversaires (les Castrais ont été sanctionnés douze fois, les Bayonnais sept), les coéquipiers de Mathieu Babillot n’ont tout simplement pas vu le ballon pendant le premier acte.

Christophe Samson (Castres) aux côtés d'Antoine Tichit
Christophe Samson (Castres) aux côtés d'Antoine Tichit - Icon Sport - Icon Sport

Et les rares munitions qu’ils ont eues furent réduites à néant par une équipe amorphe, incapable de mettre son jeu en place. Docteur, c’est grave ? "À chaud, je n’ai pas trop envie d’en parler, parce que je suis assez déçu de notre prestation, regrettait Christophe Samson. On voit bien qu’il y a pas mal de fébrilité, donc il faut que l’on retrouve ce qui faisait notre force. Ce ne sont que quelques petits détails à régler mais nous faisons une première mi-temps vraiment minable. J’ai trouvé que nous avons été passifs."

Samson : "Il ne faut pas être inquiet"

Le réveil est finalement arrivé en seconde période. Une réaction d’orgueil qui ne suffisait pas à réconforter le manager du CO. "Gagner la deuxième mi-temps ne donne pas des points au classement, coupait-il. […] Aujourd’hui, on est dans le dur. Mais c’est dans le dur qu’on voit les hommes." Dès lors, les Tarnais doivent-ils s’inquiéter après ce premier bloc décevant ? "Non, parce que le groupe a du caractère, il a été champion de France", tenait à rappeler Reggiardo. "Il ne faut pas être inquiet, nous n’en sommes qu’à la quatrième journée. Par contre, il faut réagir, annonçait Samson. Nous avons deux réceptions qui arrivent et c’est à nous de ne plus reproduire ce genre de prestation." En panne de confiance, "ce qu’il faut travailler", selon Reggiardo, les Castrais promettent de l’humilité et du travail pour les semaines à venir. Logique. Mais ils pourront surtout se baser sur une conquête intéressante pour aborder les réceptions d’Agen et Paris avec quelques certitudes. Deux matchs cruciaux pour que le CO puisse se rassurer et enfin lancer véritablement sa saison.

Pablo Ordas
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