Serin, mais pas trop

  • Baptiste Serin (France)
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Spectateur pour le match d’ouverture de la Coupe du monde, voilà une situation à laquelle Baptiste Serin ne s’attendait pas. Le demi de mêlée de l’Union Bordeaux-Bègles (25 ans, 30 sélections) avait pourtant participé aux trois matchs de préparation, mais aussi à quatre rencontres du dernier Tournoi des 6 Nations.

Il pouvait légitimement penser qu’il serait la doublure d’Antoine Dupont pendant la compétition. Il a vite déchanté. Bien avant que la composition de l’équipe soit dévoilée à en croire Maxime Machenaud : "La hiérarchie des 9 nous a été annoncée avant la compétition. Aucun souci avec cela, je sais quel est mon rôle." Baptiste Serin arrive donc finalement en troisième position. Et il n’a pas caché sa frustration mercredi après l’entraînement des Bleus à Kumamoto : "Je ne le cache pas : j’ai été très déçu. J’ai eu une conversation avec Jacques (Brunel, N.D.L.R.). Je ne vous dirai rien, mais il m’a expliqué son choix. Ce n’est pas toujours facile à avaler parce qu’on a tous envie d’être sur le terrain." Il paie certainement un profil qui se rapproche de celui d’Antoine Dupont. Le staff tricolore a cherché un joueur pouvant être complémentaire et le demi de mêlée du Racing 92, Maxime Machenaud, est apparu comme la solution. Il se présente comme le remplaçant idéal pour la gestion des fins de rencontres, de par son expérience et sa faculté à imprimer le tempo qu’il veut à la partie.

Suppléer Antoine Dupont

Le rôle de Baptiste Serin serait donc de suppléer Antoine Dupont lors des prochaines échéances puisqu’il est presque acquis que le Toulousain ne pourra pas enchaîner trois rencontres en dix jours. Le Girondin n’a pas voulu en dire plus, si ce n’est qu’il n’a pas eu la garantie d’avoir du temps de jeu la semaine prochaine soit face au États-Unis soit face au Tonga : "Non, non. Il ne faut pas, il (Jacques Brunel) n’a pas de promesse à me faire. C’est notre métier. Je n’attendais rien de lui, j’attendais juste une explication sur son choix. Je l’ai eue. On sait que ça peut aller très vite dans un sens comme dans l’autre." Alors, le Girondin s’accroche aux entraînements et jure qu’il est au service du collectif, tout en voulant démontrer qu’il peut bouleverser la hiérarchie pendant la compétition. Il n’est pas question pour lui de devenir le Adil Rami du XV de France. Le footballeur, alors défenseur central à Marseille, n’avait pas disputé la moindre minute lors du sacre de l’équipe de France en Russie l’été dernier. Mais son implication dans la vie de groupe avait été un facteur important de la réussite de la formation de Didier Deschamps. "Je n’ai pas la même moustache, mais quand on ne joue pas c’est sûr qu’on essaie toujours de véhiculer un peu de bonne humeur", a répondu Baptiste Serin qui attend son heure de pied ferme, même s’il est bien conscient qu’il évolue à un poste où il y aura toujours un déçu.

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