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Top 14

Le MHR doit retrouver l’équilibre

Seule satisfaction du nul face à l’UBB, la mêlée héraultaise s’est rassurée. Déclic ou performance isolée ? Réponse à Clermont.

"C’est bien de faire une bonne prestation. Mais en réalité, tu deviens bon dans ce secteur quand tu renouvelles les performances en réussissant à répondre aux différents styles de mêlées." L’édifice héraultais est encore loin de cette régularité et de cette adaptabilité évoquées. PP Lafond l’avoue sans détour : "Nous partons de loin, puisque la mêlée était la dernière du Top 14 l’an passé (3e aujourd’hui, avec 92 % de réussite sur ses introductions, N.D.L.R.). On s’est dit entre nous qu’on ne pouvait pas adhérer à ça. Nous travaillons dur. Dès mardi, nous avons corrigé avec les mecs les détails qui n’ont pas fonctionné face à Bordeaux, même si ce n’était pas mal…"

Avec six pénalités et un bras cassé récoltés (deux fautes concédées), le MHR tient son match référence et, après avoir inquiété, gagne en assurance. Suffisant pour rivaliser avec les redoutables avants clermontois ? L’ancien pilier répond : "C’est l’une des meilleures mêlées du Top 14 depuis plusieurs années maintenant. Didier Bès fait un sacré boulot là-bas. Et même s’ils sont amputés de Slimani, ça reste du très costaud et sérieux. On s’attend à un gros combat et il faudra au minimum faire aussi bien que face à Bordeaux pour rivaliser samedi. Si ce n’est mieux…"

Haouas et Fichten en guides

Orphelin depuis le début de saison de ses Géorgiens Mikheil Nariashvili et Levan Chilachava, Montpellier a des ressources limitées chez les piliers. Brennan est blessé, Jannie Du Plessis n’a plus beaucoup d’autonomie, Guillamon est en difficulté, le jeune Tcheishvili a longtemps été absent et son compatriote Azariashvili est encore “tendre”. Reste le joker Coupe du monde Gqoboka, talentueux, mais en phase d’adaptation…

Heureusement, deux hommes s’imposent désormais comme des titulaires légitimes. Il s’agit de Mohamed Haouas et Grégory Fichten, convaincants et très utilisés sur les cinq premières journées (325 et 269 minutes disputées). Lafon est très satisfait : "Ils sont réceptifs, à l’écoute, cherchent à s’améliorer et ont encore une grande marge de progression."

À l’instar du jeu courant, la mêlée se perd parfois par excès d’individualisme et sort des cadres établis : "Plus nos phases de combat collectives s’affirmeront, plus notre tempérament s’émancipera et cela ressortira sur notre confiance dans le jeu. […] Aujourd’hui, mon maître mot est toujours le même : pousser ensemble dans la même direction." Un leitmotiv à réaffirmer à tous les niveaux samedi.

Julien Louis
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