• Jordie Barrett. Photo Icon Sport
    Jordie Barrett. Photo Icon Sport
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Coupe du Monde

L’option Jordie Barrett

Au-delà de la large victoire bonifiée, ce match a permis au staff de procéder à quelques expériences, dont celle d’aligner Jordie Barrett à l’ouverture. Une mission qu’il assura avec brio.

Pendant une bonne demi-heure, on s’est demandé si l’on n’allait pas assister au troisième miracle de cette Coupe du monde, après les victoires des Uruguayiens et des Japonais sur les Fidji et l’Irlande. L’horloge du Tokyo Stadium indiquait la demi-heure de jeu, et les Blacks ne comptaient qu’un seul point d’avance sur les Namibiens qui réalisaient là leurs trente meilleures minutes de la compétition. Les Namibiens enchaînaient les mouvements, perçaient la défense noire et faisaient même la loi au sol avec quatre ballons grattés. Les Néo-Zélandais se retrouvaient même à quatorze après le plaquage au cou du pilier Nepo Laulala sur l’ailier Lesley Klim… Et ensuite ? Ensuite, la machine s’est mise en route et n’a eu de cesse d’accélérer jusqu’au coup de sifflet final, on dénombra pas moins de onze essais pour les Kiwis. Parmi eux, l’ailier Sevu Reece et le centre Anton Lienert-Brown, encore excellent dimanche, se sont illustrés par un doublé.

Un essai en force

Mais celui qui a le plus retenu l’attention du staff néo-zélandais est très certainement Jordie Barrett. Le cadet de la fameuse famille connaissait là sa toute première titularisation à l’ouverture en sélection, après avoir couvert les postes d’arrière, d’ailier et de centre en 14 sélections. Il s’illustra d’emblée avec ce superbe service au pied pour l’essai de Reece après six minutes de jeu. Il ne fut ensuite pas aidé par ses avants qui subirent la loi des Namibiens pendant la première mi-temps, mais fut précieux sous les ballons hauts et dans l’exercice des tirs au but. C’est en deuxième mi-temps qu’il exprima tout son talent, exploitant à merveille son gabarit généreux (1,96 m) pour peser sur la ligne d’attaque et sa pointe de vitesse pour déborder la défense namibienne.

Il paracheva son œuvre en inscrivant un essai en force, inscrivant ainsi dix-neuf des soixante et onze points de son équipe. Il est certain qu’il en faudra plus pour détrôner Richie Mo’unga ou son aîné aux postes d’ouvreur et d’arrière. Mais Jordie Barrett a très certainement marqué des points en vue d’une place sur le banc pour les matchs qui compteront le plus. C’est vrai qu’un banc avec TJ Perenara (auteur d’un essai sublime en fin de partie), Sonny Bill Williams et Jordie Barrett, ça a de la gueule non ?

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