• Le demi de mêlée Michael Ruru est une vraie trouvaille. Il apporte beaucoup de puissance sérénité au jeu bayonnais, tout comme le pilier droit Census Johnston. Photo Pablo Ordas
    Le demi de mêlée Michael Ruru est une vraie trouvaille. Il apporte beaucoup de puissance sérénité au jeu bayonnais, tout comme le pilier droit Census Johnston. Photo Pablo Ordas
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Bayonne : Le bon équilibre de l’effectif

La victoire à Agen, à la lumière d’une première mi-temps très réussie, a encore mis en évidence les nouvelles recrues de l’Aviron. Après six journées, elles s’avèrent déterminantes.

Deux victoires à l’extérieur, une troisième place au classement, l’Aviron peut faire des envieux. Si l’équipe reste sur la dynamique de la saison passée, avec une ossature solide, l’apport des recrues est indéniable. Si l’on se souvient bien de l’intersaison, Yannick Bru avait basé son recrutement sur des joueurs expérimentés, puissants et… revanchards. Pour l’instant, ils ont donné le meilleur d’eux-mêmes et leurs temps de jeu sont parlants. La longue réflexion sur le profil des renforts au moment du recrutement s’avère payante. Trois d’entre eux occupent les premières places en temps de jeu. Mariano Galarza avec 400 minutes, Matthew Luamanu, 389, et Alofa Alofa, 378. Laissons aux chiffres leur froideur. Les nouveaux joueurs ont aussi adhéré à l’ambiance existante. "Il y a derrière les joueurs, les hommes, insiste le manager, leur intégration dans notre dynamique, leur humilité, leur capacité à accepter les conditions, les structures d’entraînement moindres de là où ils étaient. Après six journées, je suis satisfait de ces choix."

Une deuxième ligne de haut niveau

Chacun dans leur domaine, ces recrues enrichissent le groupe. Cette deuxième ligne, par exemple, reconduite de week-end en week-end, a un rayonnement sans pareil. "Mariano Galarza, explique le patron du rugby bayonnais, est un leader de touche qu’il nous fallait absolument. On savait qu’il était très professionnel, qu’il avait une envie de transmettre. On avait aussi besoin de puissance, de punch. Dans ce domaine, Matt Luamanu que je suis depuis très longtemps, du temps de Toulouse, avait fait ses preuves à Trévise et aux Harlequins. Non seulement, il est très puissant mais très doué, intelligent. C’est un profil atypique. Pour nos joueurs c’est une aubaine de l’avoir dans notre effectif. Il joue 5, 8. On le lui demanderait, il jouerait 2 avec le même entrain. Vili Afatia, au caractère facile, nous amène aussi une assise. Il y a également André Gorin, moins médiatisé mais qui est un joueur rude, avec un goût pour les taches obscures. Après, je ne souhaite pas mettre un joueur plus avant que d’autres car tous se sont insérés dans notre dynamique." Jean Monribot, Census Johnston, Edwin Maka, sont les autres nouveaux qui ont participé avec autant de chaleur à ce début de saison réussi. Derrière, les satisfactions sont de même nature. Djibril Camara a été décisif au Racing, avant de se blesser. "Michael Ruru, complète Yannick Bru, amène la puissance athlétique, le professionnalisme. Alofa Alofa connaît ce genre de challenge puisqu’il est passé par La Rochelle. Il fait partager sa bonne humeur et sa créativité. Il y a aussi Brandon Fajardo qui ne fait pas de bruit mais qui progresse."

Certes, la saison n’en est qu’à ses prémices. Bayonne connaîtra des passages plus rudes, évidemment, mais les interrogations sont en partie levées pour ces recrues. L’Aviron peut avancer sereinement avec des joueurs qui partaient peut-être dans l’inconnu. "Ils ont envie d’exister, conclut l’entraîneur. Les carrières sont faites de gamelles, de réflexion, de remises en question, de redémarrage. Tous ont envie de redémarrer. Ce sont de bonnes personnes. Après trois mois de vie commune, je suis content."

La vie, même sportive, est aussi faite de confirmation. Celle qui attend les Bayonnais est de taille. Les nouvelles vertus de l’Aviron seront soumises à rude épreuve face à Montpellier, l’une des meilleures équipes du championnat. Encore un challenge.

Edmond Lataillade
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