Le silence radio aurillacois

  • Thomas Salles
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Cinquième défaite de rang pour le Stade Aurillacois aujourd’hui en position de relégable. Manque de rythme, manque d’intensité, retour sur un début d’exercice difficile.

Le début de saison du Stade aurillacois n’est pas pour rassurer celles et ceux qui s’inquiétaient déjà des performances sur les deux derniers exercices. Mais si l’inquiétude est grandissante du côté des supporters et des journalistes, cela ne semble pas être le cas du côté de la direction du club. En position de relégable au soir de la huitième journée - bien qu’Aurillac ait un match en retard face à Montauban - on a tenté de comprendre ce qu’il pouvait se passer. Silence radio. Pourtant, le lancement de la fusée rouge et bleue semblait bon en août dernier avec une première victoire face à Biarritz, puis un premier succès à l’extérieur, à Rouen, qui devaient annoncer de lendemains meilleurs. Mais depuis, ces lendemains déchantent avec toujours le même constat : le Stade aurillacois ne tient pas la cadence.

Avec le recul, on se remémore alors la deuxième mi-temps crispante face aux Basques, le retard à l’allumage face à Béziers, l’absence de réponse au retour des vestiaires à Vannes, le monde d’écart face à Perpignan, une heure de trou à Soyaux-Angoulême. Avec un peu plus de réflexion, on pointe un manque cruel de répondant face au défi physique et surtout l’incapacité d’y mettre l’intensité nécessaire sur même pas 80 minutes, mais au moins une heure.

Manque de rythme

Ce sujet-là, pas question de l’aborder avec Thierry Peuchlestrade. Comme l’expliquait le technicien avant le déplacement en Charente, ce n’est pas tant un problème physique, mais un problème psychologique avec, en synthétisant, les uns qui baissent la tête parce que les autres ne savent pas scorer quand il le faut. Quid de mettre les mains sur les hanches au bout d’un quart d’heure, quid du manque de soutien dans les phases de rucks, qui de ne pouvoir casser le premier rideau, quid des ballons tombés, rendus à l’adversaire, des lancements avortés, quid de voir un troisième ligne adverse courir plus vite que nos trois quarts… Ce constat n’enchante personne, d’autant qu’il prend des proportions autrement plus inquiétantes auprès des supporters qui ont aussi remarqué le manque de rythme, l’absence de plan de jeu… et qui se mettent depuis peu à insulter les joueurs sur la pelouse. Ceci étant, les joueurs ont tiré une première sonnette d’alarme la semaine dernière avec une demande étonnante : celle de s’entraîner plus. "Savoir se mettre dans le rouge et dans le dur", a même précisé Paul Boisset. Étonnant quand on sait que c’était le fil conducteur, la marotte d’André Bester, écarté des prises de décisions depuis février dernier, en charge depuis, et uniquement, de la mêlée, seule satisfaction aurillacoise d’ailleurs. Le simple fait d’écrire cela va déclencher les foudres de la présidence. Mais c’est la vérité.

Le Stade aurillacois ne manque ni de potentiel ni de talents. C’est juste que pour l’instant, il n’est pas invité au bal du Pro D2. Quelqu’un vient d’expliquer qu’en France on devait faire évoluer les mentalités, changer, être prêt à s’entraîner chaque jour à très haute intensité. Peut-on contredire l’entraîneur de l’équipe de France ?

Midi Olympique
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