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Coupe du Monde

Réglements de compte autour du cas Cheika

Les relations entre Cheika et ses dirigeants n’étaient pas au beau fixe. Voici pourquoi.

L’annonce par Michael Cheika qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat à la tête des Wallabies n’a pas surpris. Mais le contenu de sa déclaration ressemblait à un règlements de compte. "Je pense que ce n’est un secret pour personne que je n’avais aucun rapport avec le directeur général (Raelene Castle N.D.L.R.) et pratiquement aucun avec le PDG (Cameron Clyne). Quant à Scott (Johnson, le directeur du rugby et son supérieur direct), c’est un type adorable et je m’entend bien avec lui mais cette structure n’est pas vraiment mon truc. J’aime prendre mes responsabilités. Il y a eu des moments difficiles, c’est vrai. Ce n’est pas toujours facile quand vous ne pouvez pas faire ce que vous voulez…"

Michael Cheika faisait référence à la nouvelle structure mise en place fin 2018, suite à la saison catastrophique des Wallabies (neuf défaites en treize matchs) qui le mettait sous la coupe de Scott Johnson (par ailleurs ancien coach du pays de Galles et de l’écosse). Les relations entre Raelene Castle et Michael Cheika ont pris une tournure aigre durant le Mondial lorsque le sélectionneur refusa d’envoyer son équipe à une réception à l’ambassade d’Australie à quatre jours du match contre les Gallois. Il ne voulait pas que ses joueurs fassent une heure et demie de déplacement après une dure session d’entraînement. Finalement, il s’y rendit avec plusieurs joueurs mais il eut une altercation de deux minutes avec Raelene Castle devant plus de soixante personnes. Depuis, cette dernière a tenté de calmer les choses mais il va être difficile pour Rugby Australia de ne pas endosser sa part de responsabilité dans l’élimination.

Les joueurs, par la voix de Michael Hooper et David Pocock, ont apporté leur soutien à leur entraîneur. "Je sais que les relations n’étaient pas toujours faciles mais Cheika nous a toujours tenus à l’écart. Ce fut une bonne chose. Nous avons un boulot à faire et ils ne nous ont pas mis au milieu de ça," a déclaré le capitaine Hooper, qui doit beaucoup à Michael Cheika. Pour Pocock, la préparation fut bonne : "Nous nous sommes préparés du mieux possible. Maintenant, on s’aperçoit que les relations coach-directeur n’étaient pas au beau fixe mais ils ont fait un super boulot pour ne pas le montrer aux joueurs."

La recherche d’un successeur est maintenant ouverte et l’on est en droit de penser qu’une liste raccourcie de cinq candidats circule - Eddie Jones, Dave Rennie (Glasgow Warriors), Jamie Joseph (Japon), Eddie Jones (Angleterre), Dan McKellar (Brumbies) et Scott Wisemantel (staff de Angleterre).

Jacques BROQUET, correspondant
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