• Paulinde Bourdon, Oscar 2019
    Paulinde Bourdon, Oscar 2019 Midi Olympique / Midi Olympique
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Bourdon, la montée en puissance

La Bayonnaise, pièce maîtresse de l’équipe de France et de l’AS Bayonne, est avant tout une fille talentueuse qui a gravi les échelons de façon exponentielle ces dernières années.

Arrivée à dix-sept balais à Bayonne en provenance de Limoges, Pauline Bourdon fait depuis maintenant sept ans les beaux jours de l’Association Sportive Bayonnaise. Sur les pelouses du stade Pierre Cacareigt, la joueuse, née en 1995, a gravi les échelons puis n’a pas mis longtemps avant de se faire une place importante dans l’équipe première des “Neskak” (NDLR : filles, en basque), avec qui elle a déjà remporté deux titres de championne de France Élite 2 (2014 et 2017).

« Aujourd’hui, elle est une des joueuses majeures de l’ASB souligne Gilles Peynoche, son président. Elle a pris une autre dimension grâce au sérieux de sa préparation. Comme en Équipe de France, elle a aussi un statut important, elle s’est donné les moyens de travailler beaucoup plus pour y arriver. Elle ne reste pas que sur son talent qui est immense, elle y a ajouté du travail. »

 

Alcalde : « Elle arrive vite à s’adapter et c’est une de ses forces »

 

“Popolle”, comme elle est surnommée par ses coéquipières, est avant tout « une joueuse de caractère, qui, depuis le début de sa carrière, a toujours été marquée par cette volonté de ne rien lâcher » raconte Thomas Darracq, le responsable du Pôle France féminin. Ça tombe bien, il en faut lorsqu’on joue demi de mêlée. Mais la native de Limoges est également capable de glisser à l’ouverture, voire au poste de trois-quarts centre.

« Peu importe où elle évolue. Comme elle pue le rugby, elle arrive vite à s’adapter et c’est une de ses forces salue Jean-Matthieu Alcalde, son entraîneur à l’ASB qui l’utilise principalement à la mêlée. Quand je la fais jouer neuf, elle accélère le jeu, gagne ses duels. Et défensivement, c’est une très grosse plaqueuse malgré son petit gabarit (1m66, 59 kilos). » « Elle marque son territoire, poursuit Thomas Darracq. Elle est complète, sait jouer au pied ou à la main. Aujourd’hui, elle a grandi et elle fait partie des meilleures filles du monde à son poste. »

L’an dernier, la Limougeaude fut nominée pour le titre de meilleure joueuse du monde, qui fut finalement remporté par Jessy Trémoulière. Cette année, revoilà Bourdon parmi les prétendantes au même Graal, alors qu’elle fait également partie des finalistes pour le titre de meilleure joueuse internationale française, qui sera décerné la semaine prochaine lors de la Nuit du Rugby. Nommée ce soir pour cet Oscar Féminin Midi Olympique, Pauline Bourdon poursuit, à son rythme et sans changer sa façon d’être, son ascension vertigineuse. Jusqu’où ira-t-elle ?

 

 

Pablo Ordas
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