• Félix Lambey (Lyon) recevant l'Oscar Midi Olympique avec Emmanuel Massicard, rédacteur en chef de Midi Olympique
    Félix Lambey (Lyon) recevant l'Oscar Midi Olympique avec Emmanuel Massicard, rédacteur en chef de Midi Olympique
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Entretiens

Lambey : « Gagner quelque chose avec le Lou… »

Félix Lambey, deuxième ligne du LOU, a reçu lundi 2 décembre, l’Oscar Midi Olympique des mains d’Emmanuel Massicard (directeur délégué de Midol Sports). « Notre groupe est un groupe de supers mecs… avec un staff vraiment génial qui apporte beaucoup ». 

Vous aviez déjà assisté à des remises d’Oscar en tant que spectateur. L’apprécie-t-on différemment lorsqu’on en est la vedette ?

C’est certain que c’était très différent d’être un peu plus au centre des attentions, mais c’était tout aussi sympa ! Dans un passé récent, j’avais assisté aux remises d’Oscar pour Toby Arnold et Baptiste Couilloud, donc je savais à peu près à quoi m’attendre. Comme je suis naturellement d’un caractère réservé, j’appréhendais un peu le fait de devoir prendre la parole devant autant de monde. Mais tout s’est bien passé. C’était un super moment, que j’ai eu la chance de vivre entouré de ma famille et de mes amis.

Appréhendiez-vous les petites vidéos "dossier" qui ne manquent jamais de ressurgir ?

Je les avais déjà vues ! (rires) Comme Romain Magellan ne pouvait pas être présent pour la cérémonie, il avait eu la gentillesse de me les montrer avant. Donc je savais à quelle sauce j’allais être mangé. C’est sûr que si ça n’avait pas été le cas, j’aurais été beaucoup plus stressé…

Vous avez reçu cet Oscar dans une période particulière, après votre bon début de saison mais entre la non-sélection pour le Mondial et votre convalescence pour commotions cérébrales répétées. Est-ce de nature à vous donner un peu de baume au cœur ?

Honnêtement, je vivais déjà plutôt bien cette période, en profitant pour bien travailler physiquement dans le cocon du club qui a toujours été là pour moi, et que je remercie une fois de plus. Mais je reste confiant en mes capacités, mon moral n’avait pas été atteint. Donc, le fait que la remise d’Oscar tombe en ce moment n’a rien changé.

Avez-vous connu des complications après votre dernière commotion, voilà deux mois contre Pau ?

Non. J’ai parfaitement conscience d’avoir subi des commotions, mais j’ai aussi eu la chance de n’en ressentir aucune séquelle. On a beau dire, mais le fait de ne pas ressentir de symptôme fait tout de même moins peur…

Mais n’est-ce pas d’autant plus frustrant ?

Non, parce qu’en tant que joueur de rugby, on est aujourd’hui parfaitement conscient qu’il faut traiter les commotions cérébrales avec le plus grand sérieux.

Au-delà de votre cas personnel, la soirée s’est déroulée alors que le Lou traverse une période compliquée, après un début de saison impérial. Idéal pour retrouver le sourire ?

Je ne dirais pas que l’équipe est dans une période si difficile que ça… Nous sommes au cœur d’un bloc de douze rencontres et nous étions parfaitement conscients que nous risquions de perdre deux, trois matchs de suite à un moment donné. Nous sommes un peu dans le dur, mais il n’y a rien d’alarmant ni de dramatique. Après, pour revenir à la cérémonie, c’est vrai que le Lou avait connu un week-end difficile à Montpellier et que, comme Pierre Mignoni l’a dit sur scène, c’était agréable de voir des images d’un Lou qui gagne et joue bien.

La cérémonie a aussi permis de récompenser l’ancien Julien Puricelli et la jeune garde avec Pierre-Louis Barassi. En tant que capitaine et au carrefour de ces deux générations, avez-vous conscience au quotidien que le Lou est en train de réaliser sa mue ?

D’abord, je me considère encore comme un jeune ! (rires) Mais on est effectivement conscient de ce qui se passe en ce moment au club. Le Lou est en train de prendre un nouveau chemin, et les jeunes joueurs savent qu’ils ont un rôle à jouer pour accompagner le développement du club. Et tout le monde prend ce rôle très au sérieux.

Après votre longue absence, pensez-vous être en mesure de postuler pour le prochain Tournoi ?

Mon retour est prévu en janvier, et je ne sais pas quand le nouveau staff sortira sa liste… Après, "l’avantage" avec ce genre de blessure, c’est qu’on peut travailler physiquement comme on veut. On n’est pas restreint comme ça peut être le cas dans le cadre d’une blessure à la cheville, au genou, à l’épaule… Il est donc plus facile de revenir, et j’espère bien sûr réattaquer en pleine forme. Est-ce que ce sera trop juste pour postuler lors du prochain Tournoi, je n’en sais rien.

Vous disiez profiter de votre convalescence pour travailler. Sur quoi, précisément ?

Je profite de cette période pour prendre un peu de poids, tout en travaillant mon explosivité. Je sais que je ne ferai jamais 120 kg, mais si je peux en gagner deux ou trois supplémentaires sans perdre en capacité de déplacement, ce serait bien pour être un peu plus performant sur les impacts. Je n’ai pas peur de prendre un peu plus que prévu, puisque je sais pertinemment que lorsque je reprendrai la compétition, mon poids va immédiatement redescendre.

Quels sont vos objectifs, aussi bien individuels que collectifs ?

J’espère réaliser de bons matchs et revenir dans la meilleure forme possible pour être en mesure de postuler au XV de France. Mais pour cela, je veux d’abord me concentrer sur le club, où il y a une superbe saison à réaliser dans les semaines à venir .

Ce qui signifie ?

Une superbe saison, ce serait gagner quelque chose ! Il ne faut pas se voiler la face : on sort de deux demi-finales en Top 14 et faire mieux, ce serait disputer la finale. Or, une finale se joue pour être gagnée… Donc oui, on aimerait gagner le titre de champion de France cette saison. Mais on sait bien qu’on n’est pas les seuls…

Digest

Né le 15 mars 1994 à Lons-le-Saunier

Poste : deuxième ligne.

Mensurations : 1,96 m, 107 kg.

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