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Pro D2

Perpignan : banc d’essais

Menés de douze points, les Sang et Or ont tenté un pari inédit contre le BO : faire rentrer tous les remplaçants très tôt. Un choix payant.

L’image est insolite, à peine croyable. Le pari osé, presque inconsidéré. 49e minute de jeu à Aimé-Giral, Perpignan est dans le dur et reste sur un 22 à 0 infligé par le Biarritz olympique depuis le quart d’heure de jeu. Quentin Walcker, Yassin Boutemmani, Alban Roussel, Michael Faleafa, Sadek Deghmache et Adrea Cocagi sont appelés en urgence par Patrick Arlettaz. L’entraîneur catalan s’apprête à opérer à six changements simultanés. Le talonneur Seilala Lam et l’ouvreur Quentin Étienne venaient également d’entrer sur la pelouse quelques instants plus tôt. Devant la stupeur et l’interrogation du public catalan, l’Usap vient bel et bien d’utiliser l’intégralité de son banc. Un coaching gagnant. "Nous voulions créer un électrochoc, aussi bien pour notre équipe et que pour l’équipe adverse. Alors nous avons fait entrer notre banc d’un seul coup. Je ne sais pas si on risquait beaucoup de choses à ce moment-là. Nous l’avons tenté et cela nous a souri. C’est une bonne chose", souligne Gérald Bastide.

Profondeur d’effectif

Une minute après ce coup de poker, Perpignan trouve l’en-but au terme d’une action de soixante mètres, inscrit deux autres pénalités en suivant, puis trouve une nouvelle fois la faille au cœur du money-time. L’ascendant psychologique, la possession du ballon et les duels gagnés ont subitement changé de camp, l’avantage au tableau d’affichage aussi. L’Usap était pourtant bien mal embarquée, menée de douze points dans son jardin. "Il faut féliciter les mecs qui sont entrés et qui ont amené de l’énergie positive et de l’avancée à l’équipe. C’est ce qu’on doit retenir, ils ont fait le boulot", s’est satisfait le capitaine Mathieu Acébès.

En face, discours impuissant pour les Biarrots de Nicolas Nadau. "En deuxième mi-temps, c’étaient des TGV qui nous arrivaient dessus", résumait l’entraîneur du BO. Car plus qu’une décision de staff, c’est surtout la profondeur de l’effectif usapiste qui a conduit les Sang et Or vers la victoire, dans le sillage d’Alban Roussel, Michael Faleafa et Adrea Cocagi, incroyables de puissance dans la dernière demi-heure.

L’infirmerie catalane se vide semaine après semaine et cela commence à se voir. Contre Biarritz, Patrick Arlettaz et ses adjoints ont pu apprécier la richesse de leur formation. Et dire que des joueurs comme Karl Chateau, Lucas Bachelier, Piula Fa’asalele, Charles Géli ou encore George Tilsley et Lucas Dubois manquaient à l’appel. Sacrés casse-tête pour les prochaines compositions d’équipe.

Émilien VICENS
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