Au bout de l'effort

  • Kevin Lebreton en touche
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Les Aurillacois ont livré une prestation improbable face au leader Oyonnax. Une victoire méritée dans une partie qui se sera jouée au pied.

De la pluie, du vent, du froid, du brouillard, un terrain gras... voilà pour l'état des lieux d'une première période qui se sera résumé, forcément, par du jeu d'occupation. Des chandelles en veux-tu en voilà, des grands coups de pompes pour passer d'un 22 à un autre. Bref, Palmier et Beauxis se sont beaucoup amusés, les autres moins, fautes de munitions. Et quand bien même on trouvait un espace, une demi ouverture sur le large ou au près, il se trouvait toujours une bassine de boue pour faire glisser le porteur, un adversaire pour stopper toute initiative. Alors, tout le monde s'est contenté des fautes, au sol le plus souvent, des différents protagonistes pour marquer des points sur pénalités. Après deux tentatives manquées par Benjamin Gondrand d'abord pour Oyonnax (3e), puis Thomas Salles pour les locaux (10e), c'est Aurillac qui ouvrait la marque à la 17e. Nouvel échec de Salles (28e), avant que Gondrand ne donne l'avantage aux siens (3-6, 31e). Pour le reste, pas grand chose.

Et puis la deuxième mi-temps va offrir tout ce que Jean-Alric attend depuis un moment. Alors il est clair que l'on repassera pour les grandes envolées, mais Aurillac et Oyonnax vont pourtant tenter des choses. Cela ne finira toujours pas dans l'en-but, mais cela réchauffe l'atmosphère, d'autant que les Aurillacois occupent le camp adverse. Une mêlée presque impériale, mais une touche énorme, notamment en contre avec sept touches volées au final. Aurillac a enclenché la marche avant et Oyonnax se met à la faute, un peu trop à la faute. Salles enquillent deux nouvelles pénalités (47e, 52e) et Aurillac passe devant, 9-6. Oui mais voilà, alors qu'une pénalité vient d'être sifflée pour les Aurillacois, un excès d'engagement de Shaun Adendorff va lui coûter très cher. Le juge de touche indique le rouge à M. Datas. Dans le Stade, personne n'est d'accord, mais bon. Pénalité retournée, Oyonnax revient dans le camp aurillacois. Les locaux vont non seulement récupérer le ballon mais enclencher une marche avant pour se retrouver dans les 22 adverses et pousser Credoz à la faute. Acte d'antijeu caractériser qui vaudra jaune et pénalité. Salles ne se fait pas prier (12-6, 59e). En infériorité, Aurillac ne subira pas. Même après la pénalité de Gondrand (12-9, 67e), les locaux continuent d'investir le camp aindinois avec un jeu au pied millimétré de Palmier. Mieux, Salles passera une nouvelle pénalité (15-9, 73e) et celle de Gondrand (15-12, 78e), ne fera pas trembler Jean-Alric. Enfin si, mais la maîtrise locale était telle que tout le monde y croyait et que le scénario de Montauban ne pouvait se répéter !

 

Jean-Marc Authier
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