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Entretiens

Berninin : "Nous allons nous reconstruire en Fédérale 3"

Jean-Marc Berninin, président du Pays-de-Meaux commente les saisons galères en Fédérale 2 et prépare la reconstruction en Fédérale 3.

Votre équipe est dernière de sa poule de Fédérale 2 et elle n’a toujours remporté le moindre match. Comme la saison dernière. Comment expliquez-vous ses difficultés ?

Je pense qu’il faut revenir sur les conditions de notre accès en Fédérale 2. Il y a deux ans, nous n’étions pas parvenus à monter sportivement, mais la Fédération avait élargi les poules à douze clubs cette année-là. Nous étions donc montés sur tapis vert en profitant de cette aspiration. Manifestement, notre incapacité à obtenir cette promotion sur le terrain signifiait quelque chose. Et puis nous avons commis quelques erreurs.

Lesquelles ?

Les erreurs habituelles qui font les saisons compliquées. Nous avons sous estimé le poids de certains départs et surestimés celui de certaines arrivées. Nos options n’ont pas été payantes et nous n’avons pas réussi à être compétitifs. Du coup, la première année a été très difficile. Et comme toutes les années difficiles, elle a entraîné les difficultés de la saison actuelle. Clairement, à ce jour, nous ne sommes pas invités en Fédérale 2. Ceci dit, je tiens à souligner qu’il y a une amélioration dans notre comportement. La saison dernière, nous tenions soixante minutes avant de nous écrouler. Cette saison, nous parvenons à tenir quatre-vingts minutes. Nous ne gagnons toujours pas, mais nous avons progressé.

Vous étiez devenu président sur un projet de déménagement sur un grand complexe à construire. Ce projet est tombé à l’eau. Est-ce aussi l’une des raisons de votre échec sur la durée ?

Pas du tout. Nous bénéficions des mêmes conditions de travail que celles que nous aurions eues sur le site que vous évoquez. Il n’y a pas de lien entre ce projet qui n’a pas abouti et nos difficultés sportives.

Dans la mesure où vous étiez porteur d’un grand projet seine-et-marnais, quelle est votre position personnelle actuellement ? Ces échecs vous conduisent-ils à imaginer votre départ de la présidence ?

Non, et c’est même tout le contraire. Nous venons d’organiser notre assemblée générale élective et je suis reparti pour un tour de quatre années. Mon engagement pour le rugby meldois ne souffre pas de cette situation.

Dans quel état d’esprit vous trouvez-vous ?

La déception a remplacé la colère.

Comment imaginez-vous l’avenir ?

Nous sommes déjà relégués. Et c’est très bien ainsi. Notre équipe est vraiment très jeune. Je vous donne un exemple qui me touche directement : mon fils dispute déjà sa deuxième saison de Fédérale 2 alors qu’il a tout juste 20 ans. Nous manquons d’expérience. Par extension, tout le club en souffre moralement. C’est difficile d’enchaîner autant de défaites. Nous avons besoin d’aller nous refaire une santé dans la division inférieure. Ce sera très bénéfique.

Plus globalement, comment se porte votre club ?

Tout va bien dans les étages du dessous. Nous avons un budget sain de cinq cent mille euros avec lequel nous faisons vivre trois équipes seniors, des équipes cadettes et juniors indépendantes, et deux écoles de rugby. Ce que nous avons construit, c’est du solide. Il nous faut juste respirer un bon coup en Fédérale 3 et rebâtir un projet avec nos jeunes joueurs pour aborder la Fédérale 2 dans de meilleures conditions. Nous avons d’excellents jeunes. Une très bonne génération va monter en seniors. Je ne suis pas inquiet pour notre avenir.

Guillaume Cyprien
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gabaxita Il y a 3 mois Le 21/12/2019 à 20:06

Et le nom du club.?