Colomiers : quel tonus !

  • Les Columérins de Maxime Granouillet, quatrièmes, ont gagné en confiance avec trois succès d’affilée. Réaliseront-ils le quatrième face aux Biarrots qui les talonnent ? Photo Stéphanie Biscaye
    Les Columérins de Maxime Granouillet, quatrièmes, ont gagné en confiance avec trois succès d’affilée. Réaliseront-ils le quatrième face aux Biarrots qui les talonnent ? Photo Stéphanie Biscaye
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Afin de conclure l’année civile en beauté et engranger un quatrième succès consécutif, les Haut-Garonnais comptent bien s’appuyer sur leur capacité à ne pas lever le pied physiquement.

Quelque chose a changé du côté de Michel-Bendichou depuis plusieurs mois. Et nous ne parlons pas seulement du classement actuel, qui fait que le club à la colombe se retrouve sportivement assis à la table des grandes puissances et des cadors de ce championnat que sont Oyonnax, Perpignan et Grenoble. Alors que la trêve des confiseurs pointe le bout de son nez, et que le Pro D2 arrive à mi-parcours, qui aurait pu prédire cela, même parmi les plus fins spécialistes de l’antichambre de l’élite ? Assurément, pas grand monde. Et pourtant, dans le sillage d’une fin de saison dernière salvatrice, résultat d’une révolution amorcée il y a de cela tout juste un an, le club du président Carré a opéré sa mue.

Moins de blessés, plus de fraîcheur

Durant l’été, une autre révolution, de velours celle-ci, s’est même produite. Après presque dix ans de bons et loyaux services, le préparateur physique en charge de la performance David Gouze était écarté. Remplacé par Guillaume Hör, un homme de confiance de Sarraute, notamment passé par Auch lors de la dernière saison du club gersois en Fédérale 1 en 2016-2017 et arrivé de Valence-d’Agen, engagé en Fédérale 2. Ce ne fut pas l’arrivée la plus tapageuse ni la plus médiatisée au sein du staff columérin mais à y regarder de plus près, il semble que le changement de méthode ait porté ses fruits. "Lorsque je suis arrivé, j’avais pris connaissance de certains problèmes soulevés par le staff qui s’était rendu compte du nombre important de blessés sur les deux derniers exercices", explique le prépa physique, passé par les Crabos et le centre de formation du Castres olympique entre 2011 et 2016.

Il est vrai que les hivers 2018 et 2019 ne furent pas des longs fleuves tranquilles pour la Colombe à l’infirmerie bien garnie, et qui dépassait parfois la totalité d’un quinze de départ. Expliquant aussi de facto les difficultés rencontrées à enchaîner les résultats positifs. En connaissance de cause, Guillaume Hör en collaboration avec Jérémy Deville — ce dernier est depuis plusieurs saisons en charge du travail physique spécifique au centre de formation columérin et il s’occupe aussi de la réathlétisation des blessés — a donc adapté son programme. "Je savais qu’il fallait que je fasse attention là-dessus, surtout sur les blessures musculaires, les déchirures, nombreuses ces dernières années. Il a fallu gérer la charge de travail tout en sachant qu’on ne peut pas tout prévoir comme les traumatismes liés aux commotions, les blessures sur les croisés… L’autre axe important était la gestion de la fraîcheur. Le Pro D2 est vraiment très dur, c’est un marathon où il faut réussir à trouver un équilibre, souvent fragile entre les déplacements qui peuvent être longs, et les matchs parfois tous les cinq jours avec seulement un ou deux entraînements collectifs dans la semaine. En cela, notre préparation estivale, très bonne, nous a permis de poser les bases d’une réflexion globale." Une réflexion globale où se retrouvent fraîcheur physique mais aussi fraîcheur mentale. Habitué à lâcher prise en toute fin de rencontre hors de ses bases ou même à domicile la saison passée, Colomiers a depuis forcé ou plutôt changé sa nature. Le dernier succès à Montauban acquis après la sirène en atteste. Qui va s’en plaindre ?

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